Un adjoint est une personne complémentaire et non un double
8 Mai 2007
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Sa mission : suppléer son patron dans un certain nombre de dossiers.
Pour que la collaboration réussisse, le patron doit avoir envie de déléguer.
Assia aiouch DG de BPI Maroc
Pour que la collaboration réussisse, il faut avoir une vision commune, avec une personne qui saura évoluer avec l’entreprise, dont les compétences et le potentiel ne vont pas plafonner rapidement, accepter l’avis de son adjoint, qui peut être différent du sien propre.
Ellle est parfois la clé de voûte de l’entreprise ou joue un rôle très important dans l’organisation... Chaque manager aimerait en effet avoir une personne qui le seconde. A quoi ressemble le numéro deux idéal ? Comment l’identifier ? Comment bien le cerner ? Un bon dauphin doit souvent avoir l’étoffe d’un dirigeant, mais doit rester loyal. Les explications de Assia Aiouch, DG de BPI Maroc.
1. La Vie éco : A quoi ressemble le numéro deux idéal pour un manager ?
Assia Aiouch : Le recrutement d’un «bras droit» répond souvent au besoin d’être relayé pour un certain nombre de responsabilités. De ce fait, le profil idéal se caractérise aussi bien par des compétences managériales que dans la connaissance du métier qu’il va exercer.
Un manager recherche un bras droit qu’il pourra associer à la réflexion stratégique et avec lequel (ou laquelle) il pourra prendre des décisions sur des sujets importants. C’est quelqu’un qui va partager avec lui les enjeux de l’entreprise et contribuer à leur réussite.
Je ne pense pas qu’il faille chercher son double en terme de personnalité, mais plutôt une personne complémentaire, qui va trouver son propre espace d’ex
2. Qu’attend-t-on de son second ?
C’est quelqu’un dont on attend qu’il soit bon manager, apprécié par les équipes, capable de prendre des décisions et d’agir de manière autonome dans son champ de responsabilité.
Quelqu’un qui va mener jusqu’au bout les actions et responsabilités qui lui sont confiées. Il faut faire en sorte qu’il devienne un acteur principal dans l’entreprise. Mais il faut aussi mettre en place les moyens nécessaires pour l’atteinte des objectifs.
3. Faut-il le chercher en interne ou à l’extérieur de l’entreprise ?
Tout dépend de l’historique de la structure et de ses ressources internes. Détecter une personne en interne peut s’avérer très motivant et traduit le fait que l’entreprise offre des possibilités d’évolution et sait détecter et reconnaître les talents de ses collaborateurs.
Mais, parfois, le manager ne dispose pas de cette ressource en interne : la dimension du poste et ses responsabilités nécessitent de nouvelles compétences parce que l’entreprise et son environnement évoluent.
4. Les qualités personnelles sont-elles aussi importantes pour faire un bon collaborateur ?
Bien sûr, on parle souvent de «talent». A ce niveau de responsabilité, la compétence métier est incontournable car on recherche quelqu’un de professionnel, mais les qualités personnelles et managériales sont tout aussi déterminantes. Un second qui n’a pas ces qualités peut difficilement réussir dans sa mission à moins qu’on n’attende de lui uniquement de jouer un rôle «d’expert».
5. Quelles sont les erreurs à éviter ?
Je citerais plutôt les facteurs de succès lorsqu’un manager recrute un bras droit. C’est d’abord partager une vision commune, avoir une personne qui saura évoluer avec l’entreprise, dont les compétences et le potentiel ne vont pas plafonner rapidement, avoir l’envie réelle de déléguer, responsabiliser son bras droit et accepter son avis, qui peut être différent du sien propre.
En conclusion, un manager qui sait bien s’entourer (en termes de compétences et de personnalités) est un manager qui garantit une partie du succès de son propre management.
Publié le 20/04/2007
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