Tunisie-Libye : 3 000 emplois dans le secteur privé.

« Notre gouvernement accorde à la main d’œuvre tunisienne la priorité pour l’emploi » a annoncé M. Mustapha Alrajabany, ministre libyen du Travail et de Réadaptation, lors d’un point de presse, vendredi 18 mai, au siège du ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi à Tunis.

M. Alrajabany a ajouté qu’il s’agit de concrétiser les principes et les valeurs de la complémentarité entre les pays arabes et le travail commun pour activer et renforcer la coopération entre les deux pays voisins.
Le ministre, qui effectue une visite officielle en Tunisie avec une délégation de haut niveau de 50 hommes d’Etat libyens, guidée par le Premier ministre libyen, a confirmé que la Tunisie dispose d’un grand nombre de chômeurs et la Libye a besoin de cette main d’œuvre pour la reconstruction, tout en rassurant les demandeurs d’emploi et les investisseurs sur les conditions sécuritaires dans son pays.
M. Abdelwahab Maatar, ministre de la Formation professionnelle et de l'Emploi, a annoncé qu’en vertu de la convention signée dernièrement entre les partie libyenne et tunisienne, « on a réussi à identifier 3 000 postes d’emploi dans le secteur privé. Des offres primaires concrètes tout en attendant que la Libye identifie ses besoins dans le secteur public, notamment dans le secteur de l’éducation, du pétrole et gaz, de l’électricité, du tourisme, etc. »
Au sein de la même convention, la Tunisie recevra des Libyens dans ses centres de formation professionnelle pour les jeunes dans différents niches et secteurs économiques. La date du 15 septembre 2012 a été fixée pour la réception de ces jeunes. En contre partie, le coté libyen s’engage à la réhabilitation de ces centres et de renforcer les relations entre les professionnels.
La convention évoque également la connexion électronique entre les deux ministères pour assurer la fluidité de la coopération et surtout s’assurer des incitations qui seront mises en place dont les salaires, la résidence, la qualité de la main d’œuvre, homologation des diplômes, la signature d’un contrat…
M. Maatar a ajouté que pour les nouveaux diplômés sans expérience, on est parvenu à mettre en place un mécanisme de formation accélérée dans les différents secteurs ainsi qu’en langue anglaise. Une formation de 6 mois, sera l’équivalent de 2 à 3 ans d’expérience pour se passer de cet obstacle. Une commission sera mise en place pour évaluer le diplôme tunisien et l’homologuer à celui de la Libye et aux normes internationales
Pour les travailleurs qui sont déjà installés en Libye, le ministre les appelle à s’adresser au consulat tunisien pour avoir une carte consulaire et en même temps au ministère de l’Emploi pour avoir le permis de travail afin que ces derniers puissent intervenir auprès des employeurs et les protéger.

Y.B.C

Investir-en-tunisie.net

Publié le 18 mai 2012.

Mis en ligne le 21 mai 2012.