Tanger : Le tourisme, une manne pour la région.
30 Avril 2012
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- Deuxième édition du Forum national pour l’emploi en Tourisme, hôtellerie et restauration.
- Le tourisme au Nord bénéficiera désormais d’une vision stratégique pour atteindre les objectifs à l’horizon 2020.
- Deux objectifs : créer une capacité de 200 000 lits hôteliers et créer 470 000 emplois supplémentaires.
L’Institut supérieur international du tourisme de Tanger (ISIT) a abrité, à la fin de la semaine dernière, la deuxième édition du Forum national pour l’emploi en Tourisme, hôtellerie et restauration marquée par la présence du ministre du Tourisme, Lahcen Haddad. Celui-ci a prononcé une allocution dans laquelle il a souligné l’intérêt que le gouvernement accordait au secteur du tourisme en général et au Nord en particulier. «Nous sommes déterminés à relancer les chantiers de ce secteur vital pour notre pays en appliquant la bonne gouvernance», a-t-il déclaré, en ajoutant qu’ils étaient décidés à réunir les professionnels du tourisme au Nord pour signer avec eux un contrat programme et accélérer la réalisation des projets touristiques, tout en améliorant la qualité des services. Il a souligné que ce secteur était le premier pourvoyeur en devises, le deuxième employeur avec 450 000 emplois, le deuxième contributeur au PIB à hauteur de 8% et le troisième vecteur des investissements étrangers après l’agriculture et le commerce. C’est aussi un levier de l’économie nationale.
Il a précisé que l’objectif était de «doubler le nombre de touristes étrangers et de tripler le nombre de touristes nationaux dans cette région et au Nord d’ici 2020 par une capacité de 200 000 lits, ainsi que de créer 470 000 emplois supplémentaires pour arriver à une contribution dans le PIB de 12%». Il a conclu que la formation touristique devrait avoir la priorité dans ce secteur à Tanger, une ville qui a des atouts très importants dans les secteurs historique, géographique, climatique et culturel pour attirer les touristes étrangers et partant des investissements, sans oublier les autres régions du Nord : Tétouan, Chefchaouen, Asilah et Larache.
Une formation adaptée aux étudiants
À son tour, le directeur de l’ISIT, M. Mouhtaj, a rappelé que son Institut, depuis sa création en 1972, s’est fixé pour objectif une formation adaptée aux étudiants, ajoutant que les hauts responsables des hôtels de luxe nationaux comptaient dans leurs rangs des lauréats de l’Institut. Les autres intervenants ont mis le doigt sur les maux qui ont desservi le tourisme national et ont proposé des solutions à court, moyen et long termes, grâce à la qualité de la formation et de l’accompagnement et du suivi. D’autres ont exigé un travail en profondeur par la mise en place des conventions sectorielles. Pour Abderrahim Oummani, lauréat de l’ISIT, parlementaire et président du Conseil préfectoral d’Agadir, la vision 2010 a été axée sur la quantité des lauréats, alors que celle de 2020 place la qualité au cœur de la relance de ce secteur, ce qui est un pas décisif pour le développement de ce secteur vital pour l’économie nationale.
Dans l’après-midi, le ministre du Tourisme, Lahcen Haddad, accompagné du wali de Tanger-Tétouan, Mohamed Hassad et de représentants des autorités locales ont accueilli au siège de la wilaya les professionnels du CRT de Tanger. Le ministre a, dans son allocution, rappelé que cette rencontre s’inscrivait dans le cadre d’une concertation pour écouter les professionnels de ce secteur exposer leurs problèmes et trouver ensemble les solutions, car cette région dispose de tous les atouts pour devenir destination de choix des touristes étrangers et nationaux.
Quelques freins au développement du secteur touristique
- La faible implication des corps élus.
- La faiblesse de la politique de promotion de cette destination, notamment auprès du marché espagnol qui constitue le premier marché émetteur vers cette destination.
- L’état de dégradation des monuments culturels et historiques, dont plusieurs sont interdits de visite.
- Le manque d’infrastructures d’accueil et de transport à l’arrivée au port Tanger-Med.
- La mauvaise programmation par la RAM des correspondances sur Tanger à partir du Hub de Casablanca.
- La saisonnalité accentuée à Tétouan et sa région.
- Le retard observé dans l’aménagement de la représentation de l’ONMT à Torremolinos.
- Le retard mis pour l’ouverture de la salle de congrès de Tanger.
- La faiblesse des moyens dont dispose le conseil de la ville pour mener à bien sa mission.
Repères
Le tourisme 2e contributeur au PIB. À l’horizon 2020, contribution au PIB de 12%.
Le tourisme 3e vecteur des investissements étrangers.
Le tourisme 2e employeur avec 450 000 emplois.
200 000 lits hôteliers à l’horizon 2020.
Création de 470 000 emplois supplémentaires à l’horizon 2020.
Abdelmajid Ben Said.
Lematin.ma
Publié le 29 avril 2012.
Mis en ligne le 30 avril 2012.
- Le tourisme au Nord bénéficiera désormais d’une vision stratégique pour atteindre les objectifs à l’horizon 2020.
- Deux objectifs : créer une capacité de 200 000 lits hôteliers et créer 470 000 emplois supplémentaires.
L’Institut supérieur international du tourisme de Tanger (ISIT) a abrité, à la fin de la semaine dernière, la deuxième édition du Forum national pour l’emploi en Tourisme, hôtellerie et restauration marquée par la présence du ministre du Tourisme, Lahcen Haddad. Celui-ci a prononcé une allocution dans laquelle il a souligné l’intérêt que le gouvernement accordait au secteur du tourisme en général et au Nord en particulier. «Nous sommes déterminés à relancer les chantiers de ce secteur vital pour notre pays en appliquant la bonne gouvernance», a-t-il déclaré, en ajoutant qu’ils étaient décidés à réunir les professionnels du tourisme au Nord pour signer avec eux un contrat programme et accélérer la réalisation des projets touristiques, tout en améliorant la qualité des services. Il a souligné que ce secteur était le premier pourvoyeur en devises, le deuxième employeur avec 450 000 emplois, le deuxième contributeur au PIB à hauteur de 8% et le troisième vecteur des investissements étrangers après l’agriculture et le commerce. C’est aussi un levier de l’économie nationale.
Il a précisé que l’objectif était de «doubler le nombre de touristes étrangers et de tripler le nombre de touristes nationaux dans cette région et au Nord d’ici 2020 par une capacité de 200 000 lits, ainsi que de créer 470 000 emplois supplémentaires pour arriver à une contribution dans le PIB de 12%». Il a conclu que la formation touristique devrait avoir la priorité dans ce secteur à Tanger, une ville qui a des atouts très importants dans les secteurs historique, géographique, climatique et culturel pour attirer les touristes étrangers et partant des investissements, sans oublier les autres régions du Nord : Tétouan, Chefchaouen, Asilah et Larache.
Une formation adaptée aux étudiants
À son tour, le directeur de l’ISIT, M. Mouhtaj, a rappelé que son Institut, depuis sa création en 1972, s’est fixé pour objectif une formation adaptée aux étudiants, ajoutant que les hauts responsables des hôtels de luxe nationaux comptaient dans leurs rangs des lauréats de l’Institut. Les autres intervenants ont mis le doigt sur les maux qui ont desservi le tourisme national et ont proposé des solutions à court, moyen et long termes, grâce à la qualité de la formation et de l’accompagnement et du suivi. D’autres ont exigé un travail en profondeur par la mise en place des conventions sectorielles. Pour Abderrahim Oummani, lauréat de l’ISIT, parlementaire et président du Conseil préfectoral d’Agadir, la vision 2010 a été axée sur la quantité des lauréats, alors que celle de 2020 place la qualité au cœur de la relance de ce secteur, ce qui est un pas décisif pour le développement de ce secteur vital pour l’économie nationale.
Dans l’après-midi, le ministre du Tourisme, Lahcen Haddad, accompagné du wali de Tanger-Tétouan, Mohamed Hassad et de représentants des autorités locales ont accueilli au siège de la wilaya les professionnels du CRT de Tanger. Le ministre a, dans son allocution, rappelé que cette rencontre s’inscrivait dans le cadre d’une concertation pour écouter les professionnels de ce secteur exposer leurs problèmes et trouver ensemble les solutions, car cette région dispose de tous les atouts pour devenir destination de choix des touristes étrangers et nationaux.
Quelques freins au développement du secteur touristique
- La faible implication des corps élus.
- La faiblesse de la politique de promotion de cette destination, notamment auprès du marché espagnol qui constitue le premier marché émetteur vers cette destination.
- L’état de dégradation des monuments culturels et historiques, dont plusieurs sont interdits de visite.
- Le manque d’infrastructures d’accueil et de transport à l’arrivée au port Tanger-Med.
- La mauvaise programmation par la RAM des correspondances sur Tanger à partir du Hub de Casablanca.
- La saisonnalité accentuée à Tétouan et sa région.
- Le retard observé dans l’aménagement de la représentation de l’ONMT à Torremolinos.
- Le retard mis pour l’ouverture de la salle de congrès de Tanger.
- La faiblesse des moyens dont dispose le conseil de la ville pour mener à bien sa mission.
Repères
Le tourisme 2e contributeur au PIB. À l’horizon 2020, contribution au PIB de 12%.
Le tourisme 3e vecteur des investissements étrangers.
Le tourisme 2e employeur avec 450 000 emplois.
200 000 lits hôteliers à l’horizon 2020.
Création de 470 000 emplois supplémentaires à l’horizon 2020.
Abdelmajid Ben Said.
Lematin.ma
Publié le 29 avril 2012.
Mis en ligne le 30 avril 2012.
