Sur fond de polémique, Lahlimi juge fiables les données du Haut commissariat au Plan
15 Septembre 2006
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Faut-il croire toutes les statistiques annoncées par le Haut commissariat au Plan? La question est d'une plus haute importance. Elle a été, à plusieurs reprises, posée notamment quand le gouvernement et le Haut commissariat au Plan donnent des taux différents concernant le même secteur. «Les résultats qu'on publie sont scientifiques et loin de tout doute. Nos méthodes sont fiables et répondent aux normes internationales». Ahmed Lahlimi, Haut commissaire au Plan, tient à éclaircir le malentendu qui s'est créé il y a quelques jours concernant l'enquête nationale de l'emploi.
Bon nombre de personnes dont la presse nationale ont critiqué le taux de chômage annoncé au terme du deuxième trimestre de l'année 2006 : 7,7%. Incrédules, les médias doutaient de la fiabilité de ce taux. Or, selon le Haut commissaire au Plan, il ne s'agit pas d'un taux annuel mais d'un pourcentage relatif seulement à trois mois où l'activité agricole a connu un grand progrès. La hausse relevée en milieu rural a concerné aussi bien les hommes que les femmes.
Elle a été plus prononcée dans la catégorie des jeunes et des non diplômés. Les créations d'emplois ont été enregistrées en particulier dans les secteurs de l'agriculture, des forêts et de la pêche.
Il s'agit de 380.000 postes dont 65.000 en milieu rural. «C'est pour cette raison que le taux de chômage annoncé a baissé. En zone rurale, il est passé de 3,7 % à 2,5 % au bénéfice de toutes les catégories d'actifs. En milieu urbain, il demeure encore élevé : 13 %», explique Ahmed Lahlimi. Pour lui, la marge d'erreur est minime. Elle n'est que de l'ordre de 0,8 %.
L'objectif de l'enquête nationale sur l'emploi est de déterminer le volume et les principales caractéristiques démographiques, culturelles et socioprofessionnelles de la population active et de ses diverses composantes (activité, emploi, chômage et sous-emploi) et de mesurer l'accès de la population aux services sociaux de base comme l'éducation, l'alphabétisation, l'eau, l'électricité, l'assainissement, les équipements ménagers… Pour cela, les enquêteurs utilisent des concepts, définitions et classification conformes aux recommandations du Bureau international du travail. «L'échantillon de l'enquête est représentatif des différentes couches sociales et régions du pays.
Sa taille est de 60.000 ménages dont 20.000 ruraux».L'enquête menée est réalisée par interview directe des ménages par le personnel régional du Haut commissariat au Plan. Au niveau régional, 15 superviseurs, 24 contrôleurs, 73 enquêteurs et 24 chauffeurs se chargent de la collecte des données et 60 contrôleurs et agents apurent les fichiers. Au niveau central, dix cadres supérieurs, quatre cadres moyens et dix personnes d'appui se chargent de la mission.
Ainsi, selon les responsables du Haut commissariat au Plan, on ne peut pas critiquer les données publiées car elles nécessitent un grand effort de la part de spécialistes expérimentés. M. Lahlimi explique que ce sont les taux de son département qu'il faut croire car ils sont toujours proches de la réalité. Prochainement, les résultats seront assistés par ordinateur et publiés chaque mois.
Le Matin.ma
Bon nombre de personnes dont la presse nationale ont critiqué le taux de chômage annoncé au terme du deuxième trimestre de l'année 2006 : 7,7%. Incrédules, les médias doutaient de la fiabilité de ce taux. Or, selon le Haut commissaire au Plan, il ne s'agit pas d'un taux annuel mais d'un pourcentage relatif seulement à trois mois où l'activité agricole a connu un grand progrès. La hausse relevée en milieu rural a concerné aussi bien les hommes que les femmes.
Elle a été plus prononcée dans la catégorie des jeunes et des non diplômés. Les créations d'emplois ont été enregistrées en particulier dans les secteurs de l'agriculture, des forêts et de la pêche.
Il s'agit de 380.000 postes dont 65.000 en milieu rural. «C'est pour cette raison que le taux de chômage annoncé a baissé. En zone rurale, il est passé de 3,7 % à 2,5 % au bénéfice de toutes les catégories d'actifs. En milieu urbain, il demeure encore élevé : 13 %», explique Ahmed Lahlimi. Pour lui, la marge d'erreur est minime. Elle n'est que de l'ordre de 0,8 %.
L'objectif de l'enquête nationale sur l'emploi est de déterminer le volume et les principales caractéristiques démographiques, culturelles et socioprofessionnelles de la population active et de ses diverses composantes (activité, emploi, chômage et sous-emploi) et de mesurer l'accès de la population aux services sociaux de base comme l'éducation, l'alphabétisation, l'eau, l'électricité, l'assainissement, les équipements ménagers… Pour cela, les enquêteurs utilisent des concepts, définitions et classification conformes aux recommandations du Bureau international du travail. «L'échantillon de l'enquête est représentatif des différentes couches sociales et régions du pays.
Sa taille est de 60.000 ménages dont 20.000 ruraux».L'enquête menée est réalisée par interview directe des ménages par le personnel régional du Haut commissariat au Plan. Au niveau régional, 15 superviseurs, 24 contrôleurs, 73 enquêteurs et 24 chauffeurs se chargent de la collecte des données et 60 contrôleurs et agents apurent les fichiers. Au niveau central, dix cadres supérieurs, quatre cadres moyens et dix personnes d'appui se chargent de la mission.
Ainsi, selon les responsables du Haut commissariat au Plan, on ne peut pas critiquer les données publiées car elles nécessitent un grand effort de la part de spécialistes expérimentés. M. Lahlimi explique que ce sont les taux de son département qu'il faut croire car ils sont toujours proches de la réalité. Prochainement, les résultats seront assistés par ordinateur et publiés chaque mois.
Le Matin.ma
