STMicroelectronics migre vers le site de Bouskoura
16 Juillet 2007
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• Transfert par étapes du personnel d’Aïn-Sebaâ
• La fermeture du site bouclée en 2009
• Positionnement sur des produits à plus haute valeur ajoutée
La nouvelle faisant état de 3 fermetures de sites, dont un au Maroc du géant de l’électronique STMicroelectronics, met le feu aux poudres. Si au niveau mondial, 4.000 postes seront effectivement supprimés, c’est bien loin d’être le cas au Maroc, ainsi que le confirme Mohamed Lasry, président de STMicroelectronics Maroc.
L’inquiétude suscitée par cette nouvelle est facilement compréhensible, puisque le groupe européen emploie, entre Casablanca et Rabat, plus de 4.500 personnes. À ce propos, Lasry tient à préciser que la fermeture de l’usine d’Aïn-Sebaâ se fera progressivement et sera effective en 2009. Mais elle n’entraînera aucune suppression d’emploi. «STMicroelectronics fera un transfert progressif de son activité vers l’usine de Bouskoura, qui est plus à même de prendre en charge le changement technologique opéré dans notre activité, avec l’objectif de garder l’intégralité du personnel», déclare Lasry.
La concurrence asiatique, notamment chinoise, se faisant de plus en plus rude sur les composants à faible valeur ajoutée (spécialité STMicroelectronics Maroc), le groupe s’est vu contraint de changer de cap. Il se positionne graduellement sur des produits à plus haut degré de complexité, avec une valeur ajoutée plus importante. Pour accompagner ce développement, un changement de structure était nécessaire. «L’usine de Bouskoura, moderne et plus spacieuse -36.000 m2-, offre un cadre mieux adapté à des lignes fortement automatisées et plus efficaces», affirme Lasry. «De plus, elle nous permettra de réaliser une augmentation de la production de 25% ainsi que d’importantes économies d’échelle», ajoute-t-il. Certaines lignes de produits seront néanmoins transférées à des sous-traitants.
Le groupe prévoit également un plan de formation pour adapter le personnel à la nouvelle technologie et aux nouveaux procédés utilisés. Une formation allant de 1 à 6 mois sera assurée en Asie, notamment en Malaisie où le groupe possède l’un de ses meilleurs centres. «STMicroelectronics se développe au Maroc, et n’a pas l’intention de s’en désengager», assure Lasry. D’après lui, ces changements entrent dans le cadre d’un plan de restructuration prévu sur 5 années et ayant 3 objectifs principaux: réaliser une augmentation du volume de la production (25 %), de la valeur (84%) et des effectifs (5%).
Le groupe avait déjà opéré des fermetures de site en Europe. Les productions des 6 pouces ont toutes été transférées en Asie dans des centres à coût plus bas, ou converties à la technologie 8 pouces. Ceci avait permis de réaliser des économies de plus de 150 millions de dollars par an. Le groupe espère en réaliser autant pour cette nouvelle étape de restructuration qui lui coûtera de 270 à 300 millions de dollars.
Les deux autres usines concernées par le plan de restructuration des coûts sont sises aux Etats-Unis. Il s’agit du site de Carrollton (Texas) et de celui de Phoenix (Arizona).
Le site d’assemblage et de test à Aïn-Sebaâ avait été créé en 1952 par la Société de fabrications radio-électriques marocaines, et était spécialisé dans les équipements électroniques professionnels. Durant les années 1960, l’activité du site était centrée sur l’installation et l’entretien d’équipements électroniques vendus par Thomson-CSF. L’usine a par la suite été agrandie à plusieurs reprises. En 2001, elle a fait l’objet d’un programme de modernisation de l’outil de production.
Son activité a ensuite été mise à mal par le repositionnement technologique du groupe qui l’a rendue obsolète. L’usine de Bouskoura a été créée en 2.000 et a intégré les produits à très haute valeur ajoutée. Elle permettra au groupe de faire passer la production de 12 millions de pièces, pour les deux sites, à une capacité de 18 millions de pièces par jour à elle seule. Aussi permettra-t-elle de futures possibilités d’extension, puisque bâtie sur un terrain de 18 hectares.
STMicroelectronic Maroc dispose actuellement de deux pôles. Un pôle industriel à Casablanca (à Aïn Sebaâ et Bouskoura) et un pôle recherche & développement à Rabat.
Publié le 12/07/2007
Leconomiste.com
• La fermeture du site bouclée en 2009
• Positionnement sur des produits à plus haute valeur ajoutée
La nouvelle faisant état de 3 fermetures de sites, dont un au Maroc du géant de l’électronique STMicroelectronics, met le feu aux poudres. Si au niveau mondial, 4.000 postes seront effectivement supprimés, c’est bien loin d’être le cas au Maroc, ainsi que le confirme Mohamed Lasry, président de STMicroelectronics Maroc.
L’inquiétude suscitée par cette nouvelle est facilement compréhensible, puisque le groupe européen emploie, entre Casablanca et Rabat, plus de 4.500 personnes. À ce propos, Lasry tient à préciser que la fermeture de l’usine d’Aïn-Sebaâ se fera progressivement et sera effective en 2009. Mais elle n’entraînera aucune suppression d’emploi. «STMicroelectronics fera un transfert progressif de son activité vers l’usine de Bouskoura, qui est plus à même de prendre en charge le changement technologique opéré dans notre activité, avec l’objectif de garder l’intégralité du personnel», déclare Lasry.
La concurrence asiatique, notamment chinoise, se faisant de plus en plus rude sur les composants à faible valeur ajoutée (spécialité STMicroelectronics Maroc), le groupe s’est vu contraint de changer de cap. Il se positionne graduellement sur des produits à plus haut degré de complexité, avec une valeur ajoutée plus importante. Pour accompagner ce développement, un changement de structure était nécessaire. «L’usine de Bouskoura, moderne et plus spacieuse -36.000 m2-, offre un cadre mieux adapté à des lignes fortement automatisées et plus efficaces», affirme Lasry. «De plus, elle nous permettra de réaliser une augmentation de la production de 25% ainsi que d’importantes économies d’échelle», ajoute-t-il. Certaines lignes de produits seront néanmoins transférées à des sous-traitants.
Le groupe prévoit également un plan de formation pour adapter le personnel à la nouvelle technologie et aux nouveaux procédés utilisés. Une formation allant de 1 à 6 mois sera assurée en Asie, notamment en Malaisie où le groupe possède l’un de ses meilleurs centres. «STMicroelectronics se développe au Maroc, et n’a pas l’intention de s’en désengager», assure Lasry. D’après lui, ces changements entrent dans le cadre d’un plan de restructuration prévu sur 5 années et ayant 3 objectifs principaux: réaliser une augmentation du volume de la production (25 %), de la valeur (84%) et des effectifs (5%).
Le groupe avait déjà opéré des fermetures de site en Europe. Les productions des 6 pouces ont toutes été transférées en Asie dans des centres à coût plus bas, ou converties à la technologie 8 pouces. Ceci avait permis de réaliser des économies de plus de 150 millions de dollars par an. Le groupe espère en réaliser autant pour cette nouvelle étape de restructuration qui lui coûtera de 270 à 300 millions de dollars.
Les deux autres usines concernées par le plan de restructuration des coûts sont sises aux Etats-Unis. Il s’agit du site de Carrollton (Texas) et de celui de Phoenix (Arizona).
Le site d’assemblage et de test à Aïn-Sebaâ avait été créé en 1952 par la Société de fabrications radio-électriques marocaines, et était spécialisé dans les équipements électroniques professionnels. Durant les années 1960, l’activité du site était centrée sur l’installation et l’entretien d’équipements électroniques vendus par Thomson-CSF. L’usine a par la suite été agrandie à plusieurs reprises. En 2001, elle a fait l’objet d’un programme de modernisation de l’outil de production.
Son activité a ensuite été mise à mal par le repositionnement technologique du groupe qui l’a rendue obsolète. L’usine de Bouskoura a été créée en 2.000 et a intégré les produits à très haute valeur ajoutée. Elle permettra au groupe de faire passer la production de 12 millions de pièces, pour les deux sites, à une capacité de 18 millions de pièces par jour à elle seule. Aussi permettra-t-elle de futures possibilités d’extension, puisque bâtie sur un terrain de 18 hectares.
STMicroelectronic Maroc dispose actuellement de deux pôles. Un pôle industriel à Casablanca (à Aïn Sebaâ et Bouskoura) et un pôle recherche & développement à Rabat.
Publié le 12/07/2007
Leconomiste.com
