Réussir l’entrevue d’emploi
11 Décembre 2006
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Cela commence bien simplement : une réception chaleureuse, quelques commentaires sur la température ou sur l’équipe de sport qui fait les manchettes. Votre C.V. repose sur le bureau, entre vous et l’employeur. Elle lui jette un coup d’oeil, puis vous regarde. Son ton est plus sérieux : « Et bien, parlez-moi un peu de vous. » Son regard vous fixe. L’entrevue est commencée, et c’est à votre tour de parler.
« J’ai fait mes études à l’Université de Sherbrooke, où j’ai obtenu un baccalauréat en administration. Je suis très intéressé par la gestion de vente au détail et je suis commis aux ventes à temps partiel depuis deux ans. Votre entreprise est l’une des meilleures dans le domaine de la vente et j’aimerais bien avoir l’occasion de faire mes preuves. » .
Vous êtes positif, déterminé, prudent. Vous examinez la réaction de l’employeur, qui acquiesce poliment en souriant. Vous vous félicitez de ce bon départ en pensant : « Demandez-moi tout ce que vous voulez ; je suis génial ! » .
Mais l’êtes-vous vraiment ?
Probablement pas. En effet, il y de fortes chances que la politesse de l’employeur ne soit qu’un voile pour cacher ce qu’elle ressent vraiment : l’ennui. Pourquoi s’ennuie-t-elle ? Vous devriez plutôt vous demander : Pourquoi ne le serait-elle pas ? Après tout, tout ce que vous avez accompli, c’est de lui donner la description la plus superficielle et la plus évidente de vous-même, ce qu’elle savait déjà grâce à votre C.V. Et, encore pire, vous lui avez donné le genre de réponse qu’elle a entendu à peu près cent fois ! Loin d’être enthousiaste, elle s’est vite fait une image de vous : prévisible, typique, ordinaire... bref, comme tout le monde. Malheureusement, vous n’irez nulle part avec ce genre de réaction puisque l’employeur recherche un candidat exceptionnel. À ses yeux, l’entrevue est terminée ; elle durera peut-être encore vingt minutes, mais en vérité, votre nom vient d’être rayé de la liste des candidats potentiels.
Ce genre de situation aurait pu être évité. Grâce aux nombreuses études sur le comportement et le processus d’entrevue, voici les trois facteurs principaux qui reviennent toujours.
1. L’entrevue, ça compte. L’interviewer qui influencera le processus d’embauche prend sa décision de vous engager ou non lors de l’entrevue. Il ne vous en parlera pas, évidemment, mais sa décision sera prise et irrévocable.
2. La décision est prise au début de l’entrevue. Les spécialistes ont diverses opinions sur le moment exact où la décision est prise – certains disent que c’est pendant les deux premières minutes, d’autres disent jusqu’à cinq – mais tous sont d’accord pour dire que le sort est jeté au début de l’entrevue. Et il est difficile de changer la première impression d’un employeur. Si vous faites bonne impression au début mais que vous faites une gaffe plus tard, il y a de fortes chances que l’employeur vous « pardonne » et que sa décision reste inchangée : il vous trouve super. Mais ceci s’applique aussi dans le cas contraire ; si vous avez un mauvais début et que vous faites mieux plus tard dans l’entrevue, c’est la première impression qui prendra le dessus. Un mauvais départ peut ruiner toutes vos chances.
3. Ce qui motive le plus l’évaluation de l’interviewer, c’est sa perception subjective de votre personnalité et de vos compétences.
Voici une liste de termes tirés d’études visant à identifier pourquoi les employeurs choisissent certains candidats plus que d’autres :
• communication orale
• sens de l’initiative
• enthousiasme
• dynamisme
• motivation
• assurance
• confiance en soi
• énergie
Une autre étude a démontré que les plus importants facteurs de sélection sont l’habileté à communiquer et le type de personnalité. Chaque étude utilise son propre langage, mais en général, elles en arrivent toutes aux mêmes conclusions. Il est donc essentiel de montrer à l’employeur que vous avez confiance en vous. Les employeurs ne veulent pas engager une personne qui pense pouvoir faire l’emploi ; ils recherchent celle qui n’en a aucun doute.
Résumez tous ces éléments en une seule phrase. Vous devez entamer l’entrevue en établissant votre confiance et votre dynamisme. Ceci fait peur à bien des candidats, qui se disent : « Mais je ne suis pas agressif, moi ! Je ne suis pas du genre à danser sur les tables, à raconter les meilleures blagues, à crier de joie. Je n’ai pas assez confiance en moi. Je n’y arriverai jamais. » Respirez du nez.
Personne n’a dit qu’il fallait être arrogant, non plus. N’importe qui, même ceux qui sont réservés, calmes ou un peu gênés, peuvent donner l’impression d’avoir une grande confiance en eux lors d’une entrevue. Et ce, sans avoir à changer leur personnalité ou à « faire semblant ». Vous pouvez être vous-même, même si vous êtes du type plutôt silencieux.
Examinez la phrase suivante : « Parlez-moi un peu de vous. » Quel serait le meilleur « un peu » à dire au sujet de vous ? Évidemment, ce sont vos accomplissements les plus impressionnants et substantiels. Quelle est votre meilleure compétence ? Comment pouvez-vous l’illustrer ? Avant même de décrocher une entrevue, trouvez les meilleures réponses à ces questions et gardez-les en tête; elles vous serviront de munitions. Ne craignez pas ce genre de question ouverte ; considérez-le plutôt comme une opportunité positive. L’employeur vous a invité à lui exprimer pourquoi il devrait vous embaucher ; faites-le. « La chose la plus importante que j’aie à lui dire, c’est que je m’adapte très bien et je réagis bien à la pression et au changement. En tant que commis de vente, j’ai travaillé dans trois départements et pour deux gérantes. J’ai dû me familiariser aux nouveaux produits rapidement et, en même temps, aux approches de vente que ma nouvelle gérante préférait. Cette expérience m’a apporté des défis intéressants et excitants, et en conséquence, mes ventes ont graduellement augmenté. Ma gérante m’a félicitée à plusieurs reprises sur mon habileté à travailler sous pression. Le domaine des ventes au détail change continuellement et je crois être idéale pour ce genre de carrière.
Même si vous parlez tout doucement, ce genre de réponse vous assurera un très bon départ. L’employeur sera intrigué et voudra en savoir plus. Vous vous serez démarqué des autres candidats en démontrant votre confiance et votre dynamisme. Vous êtes unique.
Nous sommes tous uniques. Chacun d’entre nous possède des qualités et des caractéristiques particulières qui nous distinguent de la foule et qui nous permettent d’être de bons candidats d’emploi.
Nous en avons souvent eu la preuve au cours de notre vie. Le début d’une entrevue, au moment de répondre à une question ouverte, est le seul temps où il est permis de se « vanter » un peu. Les employeurs veulent savoir en quoi vous êtes différent : dites-leur !
Comparés à celui-ci, tous les autres conseils d’entrevue sont moins importants. Si vous faites tout ce qu’il faut sauf ceci, vous n’obtiendrez pas les résultats voulus. Inversement, si ce genre de démarche est votre seule préparation, vous serez quand même une coche ou deux au-dessus des autres.
Monster.ca
« J’ai fait mes études à l’Université de Sherbrooke, où j’ai obtenu un baccalauréat en administration. Je suis très intéressé par la gestion de vente au détail et je suis commis aux ventes à temps partiel depuis deux ans. Votre entreprise est l’une des meilleures dans le domaine de la vente et j’aimerais bien avoir l’occasion de faire mes preuves. » .
Vous êtes positif, déterminé, prudent. Vous examinez la réaction de l’employeur, qui acquiesce poliment en souriant. Vous vous félicitez de ce bon départ en pensant : « Demandez-moi tout ce que vous voulez ; je suis génial ! » .
Mais l’êtes-vous vraiment ?
Probablement pas. En effet, il y de fortes chances que la politesse de l’employeur ne soit qu’un voile pour cacher ce qu’elle ressent vraiment : l’ennui. Pourquoi s’ennuie-t-elle ? Vous devriez plutôt vous demander : Pourquoi ne le serait-elle pas ? Après tout, tout ce que vous avez accompli, c’est de lui donner la description la plus superficielle et la plus évidente de vous-même, ce qu’elle savait déjà grâce à votre C.V. Et, encore pire, vous lui avez donné le genre de réponse qu’elle a entendu à peu près cent fois ! Loin d’être enthousiaste, elle s’est vite fait une image de vous : prévisible, typique, ordinaire... bref, comme tout le monde. Malheureusement, vous n’irez nulle part avec ce genre de réaction puisque l’employeur recherche un candidat exceptionnel. À ses yeux, l’entrevue est terminée ; elle durera peut-être encore vingt minutes, mais en vérité, votre nom vient d’être rayé de la liste des candidats potentiels.
Ce genre de situation aurait pu être évité. Grâce aux nombreuses études sur le comportement et le processus d’entrevue, voici les trois facteurs principaux qui reviennent toujours.
1. L’entrevue, ça compte. L’interviewer qui influencera le processus d’embauche prend sa décision de vous engager ou non lors de l’entrevue. Il ne vous en parlera pas, évidemment, mais sa décision sera prise et irrévocable.
2. La décision est prise au début de l’entrevue. Les spécialistes ont diverses opinions sur le moment exact où la décision est prise – certains disent que c’est pendant les deux premières minutes, d’autres disent jusqu’à cinq – mais tous sont d’accord pour dire que le sort est jeté au début de l’entrevue. Et il est difficile de changer la première impression d’un employeur. Si vous faites bonne impression au début mais que vous faites une gaffe plus tard, il y a de fortes chances que l’employeur vous « pardonne » et que sa décision reste inchangée : il vous trouve super. Mais ceci s’applique aussi dans le cas contraire ; si vous avez un mauvais début et que vous faites mieux plus tard dans l’entrevue, c’est la première impression qui prendra le dessus. Un mauvais départ peut ruiner toutes vos chances.
3. Ce qui motive le plus l’évaluation de l’interviewer, c’est sa perception subjective de votre personnalité et de vos compétences.
Voici une liste de termes tirés d’études visant à identifier pourquoi les employeurs choisissent certains candidats plus que d’autres :
• communication orale
• sens de l’initiative
• enthousiasme
• dynamisme
• motivation
• assurance
• confiance en soi
• énergie
Une autre étude a démontré que les plus importants facteurs de sélection sont l’habileté à communiquer et le type de personnalité. Chaque étude utilise son propre langage, mais en général, elles en arrivent toutes aux mêmes conclusions. Il est donc essentiel de montrer à l’employeur que vous avez confiance en vous. Les employeurs ne veulent pas engager une personne qui pense pouvoir faire l’emploi ; ils recherchent celle qui n’en a aucun doute.
Résumez tous ces éléments en une seule phrase. Vous devez entamer l’entrevue en établissant votre confiance et votre dynamisme. Ceci fait peur à bien des candidats, qui se disent : « Mais je ne suis pas agressif, moi ! Je ne suis pas du genre à danser sur les tables, à raconter les meilleures blagues, à crier de joie. Je n’ai pas assez confiance en moi. Je n’y arriverai jamais. » Respirez du nez.
Personne n’a dit qu’il fallait être arrogant, non plus. N’importe qui, même ceux qui sont réservés, calmes ou un peu gênés, peuvent donner l’impression d’avoir une grande confiance en eux lors d’une entrevue. Et ce, sans avoir à changer leur personnalité ou à « faire semblant ». Vous pouvez être vous-même, même si vous êtes du type plutôt silencieux.
Examinez la phrase suivante : « Parlez-moi un peu de vous. » Quel serait le meilleur « un peu » à dire au sujet de vous ? Évidemment, ce sont vos accomplissements les plus impressionnants et substantiels. Quelle est votre meilleure compétence ? Comment pouvez-vous l’illustrer ? Avant même de décrocher une entrevue, trouvez les meilleures réponses à ces questions et gardez-les en tête; elles vous serviront de munitions. Ne craignez pas ce genre de question ouverte ; considérez-le plutôt comme une opportunité positive. L’employeur vous a invité à lui exprimer pourquoi il devrait vous embaucher ; faites-le. « La chose la plus importante que j’aie à lui dire, c’est que je m’adapte très bien et je réagis bien à la pression et au changement. En tant que commis de vente, j’ai travaillé dans trois départements et pour deux gérantes. J’ai dû me familiariser aux nouveaux produits rapidement et, en même temps, aux approches de vente que ma nouvelle gérante préférait. Cette expérience m’a apporté des défis intéressants et excitants, et en conséquence, mes ventes ont graduellement augmenté. Ma gérante m’a félicitée à plusieurs reprises sur mon habileté à travailler sous pression. Le domaine des ventes au détail change continuellement et je crois être idéale pour ce genre de carrière.
Même si vous parlez tout doucement, ce genre de réponse vous assurera un très bon départ. L’employeur sera intrigué et voudra en savoir plus. Vous vous serez démarqué des autres candidats en démontrant votre confiance et votre dynamisme. Vous êtes unique.
Nous sommes tous uniques. Chacun d’entre nous possède des qualités et des caractéristiques particulières qui nous distinguent de la foule et qui nous permettent d’être de bons candidats d’emploi.
Nous en avons souvent eu la preuve au cours de notre vie. Le début d’une entrevue, au moment de répondre à une question ouverte, est le seul temps où il est permis de se « vanter » un peu. Les employeurs veulent savoir en quoi vous êtes différent : dites-leur !
Comparés à celui-ci, tous les autres conseils d’entrevue sont moins importants. Si vous faites tout ce qu’il faut sauf ceci, vous n’obtiendrez pas les résultats voulus. Inversement, si ce genre de démarche est votre seule préparation, vous serez quand même une coche ou deux au-dessus des autres.
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