Probable allocation pour les chômeurs tunisiens.
28 Février 2014
Lu par 2060 personne(s)
Près d'un an après que les députés tunisiens aient commencé à discuter d'un projet de loi destiné à aider les jeunes sans emploi, le programme de création d'un fonds national pour l'emploi semble connaître un nouveau souffle.
L'Assemblée nationale constituante (ANC) tunisienne se prépare en effet à examiner le projet de loi en ce sens présenté en avril dernier. Samia Abbou, membre de l'Assemblée, a déclaré la semaine dernière que l'heure était venue d'adopter cette mesure.
Une fois le projet de Code électoral ratifié, ce fonds pour l'emploi deviendra la priorité, a-t-elle annoncé lors du congrès de l'Union tunisienne des jeunes travailleurs (UTJT) le 17 février.
"Nous voulons que ce fonds dispose d'un large financement. Chacun devra y contribuer, parce qu'il élargira les perspectives pour les demandeurs d'emploi", a-t-elle déclaré lors de ce congrès, avant d'ajouter : "Cela permettra de stimuler l'économie dans le pays."
Ce fonds permettra d'accorder une indemnité à tous les Tunisiens au chômage. Il sera alimenté par la retenue d'un montant nominal, qui ne dépassera pas un dinar, sur le salaire des salariés des secteurs public et privé.
Tout est réuni pour que cette mesure soit adoptée, a fait valoir Chedli Hammas, secrétaire général de l'UTJT, il ne manque plus que "la volonté politique".
"Tout ce que nous souhaitons aujourd'hui, c'est que cette loi soit ratifiée, parce qu'elle bénéficiera à plus de huit cent mille chômeurs, que ce soit par la création de projets importants ou en attribuant une indemnité aux personnes au chômage et à la recherche d'un emploi", a-t-il expliqué.
Selon lui, cette initiative permettra à quelque 800 000 Tunisiens sans emploi, notamment près de 300 000 d'entre eux titulaires de diplômes, de "contribuer à la réduction des tensions dans le pays".
Un dinar est une petite somme, a fait valoir ce militant, qui donnera de grands résultats.
Ce projet permettra également de promouvoir le développement interne par le biais des micro-entreprises, a expliqué Mourad Salhi, membre de l'Association nationale des personnes sans emploi.
"Ce fonds permettra d'accorder des prêts aux chômeurs et de suivre la formation. Le financement proviendra en partie de l'Etat et des entreprises, le reste sera apporté par les diverses composantes de la société civile", a-t-il expliqué aux participants à ce forum.
De fait, la société civile semble appelée à devoir contribuer, au vu des avantages qui en découleront. Samir Dhahbi, salarié dans une compagnie d'assurance, a souligné que cette initiative ouvrira de nouveaux débouchés permettant aux chômeurs de s'intégrer dans la vie économique et sociale du pays.
"La retenue d'un montant nominal sur mon salaire ne me pose aucun problème, en particulier si l'objectif est noble et bénéfique pour l'intérêt public. C'est un devoir national avant tout", a-t-il expliqué à Magharebia.
"Nous devons tous aujourd'hui travailler ensemble pour réduire le chômage, venir en aide aux demandeurs d'emploi et les aider à monter des projets", a reconnu Raoudha Hammi, assistante administrative dans une entreprise privée.
"Nous avons un devoir de solidarité et d'unité pour répondre à nos problèmes", a-t-elle ajouté.
Magharebia.com
Publié le 25 février 2014.
Mis en ligne le 28 février 2014.
L'Assemblée nationale constituante (ANC) tunisienne se prépare en effet à examiner le projet de loi en ce sens présenté en avril dernier. Samia Abbou, membre de l'Assemblée, a déclaré la semaine dernière que l'heure était venue d'adopter cette mesure.
Une fois le projet de Code électoral ratifié, ce fonds pour l'emploi deviendra la priorité, a-t-elle annoncé lors du congrès de l'Union tunisienne des jeunes travailleurs (UTJT) le 17 février.
"Nous voulons que ce fonds dispose d'un large financement. Chacun devra y contribuer, parce qu'il élargira les perspectives pour les demandeurs d'emploi", a-t-elle déclaré lors de ce congrès, avant d'ajouter : "Cela permettra de stimuler l'économie dans le pays."
Ce fonds permettra d'accorder une indemnité à tous les Tunisiens au chômage. Il sera alimenté par la retenue d'un montant nominal, qui ne dépassera pas un dinar, sur le salaire des salariés des secteurs public et privé.
Tout est réuni pour que cette mesure soit adoptée, a fait valoir Chedli Hammas, secrétaire général de l'UTJT, il ne manque plus que "la volonté politique".
"Tout ce que nous souhaitons aujourd'hui, c'est que cette loi soit ratifiée, parce qu'elle bénéficiera à plus de huit cent mille chômeurs, que ce soit par la création de projets importants ou en attribuant une indemnité aux personnes au chômage et à la recherche d'un emploi", a-t-il expliqué.
Selon lui, cette initiative permettra à quelque 800 000 Tunisiens sans emploi, notamment près de 300 000 d'entre eux titulaires de diplômes, de "contribuer à la réduction des tensions dans le pays".
Un dinar est une petite somme, a fait valoir ce militant, qui donnera de grands résultats.
Ce projet permettra également de promouvoir le développement interne par le biais des micro-entreprises, a expliqué Mourad Salhi, membre de l'Association nationale des personnes sans emploi.
"Ce fonds permettra d'accorder des prêts aux chômeurs et de suivre la formation. Le financement proviendra en partie de l'Etat et des entreprises, le reste sera apporté par les diverses composantes de la société civile", a-t-il expliqué aux participants à ce forum.
De fait, la société civile semble appelée à devoir contribuer, au vu des avantages qui en découleront. Samir Dhahbi, salarié dans une compagnie d'assurance, a souligné que cette initiative ouvrira de nouveaux débouchés permettant aux chômeurs de s'intégrer dans la vie économique et sociale du pays.
"La retenue d'un montant nominal sur mon salaire ne me pose aucun problème, en particulier si l'objectif est noble et bénéfique pour l'intérêt public. C'est un devoir national avant tout", a-t-il expliqué à Magharebia.
"Nous devons tous aujourd'hui travailler ensemble pour réduire le chômage, venir en aide aux demandeurs d'emploi et les aider à monter des projets", a reconnu Raoudha Hammi, assistante administrative dans une entreprise privée.
"Nous avons un devoir de solidarité et d'unité pour répondre à nos problèmes", a-t-elle ajouté.
Magharebia.com
Publié le 25 février 2014.
Mis en ligne le 28 février 2014.
