Nezha Lahrichi: «Exporter, c’est bien, se faire payer, c’est mieux»
24 Avril 2007
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• La SMAEX va où le marché ne peut pas aller seul
• Sur les marchés émergents, les risques sont importants
L’exportation agricole ou agro-industrielle est l’une des clefs de l’augmentation des exportations du Maroc. L’assurance-crédit accordée par la SMAEX permet de sécuriser les marchés à l’exportation en protégeant l’exportateur contre l’insolvabilité éventuelle de son client étranger, rappelle Nezha Lahrichi, PDG de la Société marocaine d’assurance à l’exportation, SMAEX.
• L’Economiste: En quoi la SMAEX peut-elle aider les exportations?
- Nezha Lahrichi: Comme les échanges internationaux sont marqués par une plus grande concurrence, la vente à crédit est nécessaire mais hasardeuse car il s’agit d’acheteurs localisés dans des contextes économique et juridique différents. En accordant des crédits à l’exportation, l’entreprise court le risque de ne pas être payée. Exporter, c’est bien, se faire payer, c’est mieux. Deux types de services sont offerts par la SMAEX: l’assurance-crédit de marché et l’assurance crédit publique. L’assurance-crédit de marché couvre le risque de non-paiement des créances commerciales à court terme. L’assurance-crédit publique qui concerne trois types d’interventions, la garantie des risques politiques, catastrophiques ou de non-transfert, d’abord, l’assurance à moyen terme ensuite et, enfin, le partage des risques afférents à toute action commerciale à l’étranger et ce, à travers l’assurance foire et l’assurance prospection.
• Donc vous intervenez là où le marché ne peut pas aller…
- Oui. Autrement dit, l’action de l’Etat porte sur les transactions non assurables par le marché, ce qu’une société normale d’assurance ne peut pas couvrir. Deux points méritent d’être soulignés. D’abord la mesure des risques, ce qui permet l’accès au financement. Autrement dit, la police d’assurance-crédit garantit l’obtention de crédit pour des opérations commerciales à l’étranger. Ensuite, l’approche des marchés émergents. Là, la faillite ou la carence prolongée de l’acheteur constitue un risque généralement plus élevé car les marchés émergents ont un environnement politique, économique, financier et juridique peu stable. Or c’est vers ces marchés que se fait la diversification de nos débouchés.
• Comment la SMAEX permet-elle à vos clients exportateurs de se prémunir contre l’insolvabilité de leurs clients et de limiter les impayés?
- L’assurance-crédit est, pour nos clients, un outil de gestion reposant sur trois services: la prévention, le recouvrement et l’indemnisation. La première étape, c’est-à-dire la démarche préventive, est importante car la SMAEX essaie d’anticiper les probabilités de défaillance en sélectionnant les acheteurs étrangers avant de les qualifier. Cette sélection se fait à partir de recherches et d’études approfondies sur les acheteurs, notamment l’évaluation de leur situation financière, constamment actualisée. Cette activité, qui relève de l’intelligence économique, s’appuie sur des équipes de spécialistes et un réseau de correspondants à travers le monde en mesure d’assurer une veille économique et financière, à travers une analyse dynamique du risque et une surveillance permanente des clients à l’international. Concernant le recouvrement, si une facture n’est pas payée à l’échéance, la SMAEX procède en deux temps: lors de la première étape, des démarches amiables et précontentieuses sont entreprises en vue de récupérer les sommes dues, tout en préservant une bonne relation entre les exportateurs et leurs clients.
La deuxième étape est celle du recours judiciaire, qui est également appuyée par le réseau des correspondants de la SMAEX dans des pays concernés. Si les démarches amiables et judiciaires entreprises par la SMAEX s’avèrent infructueuses, l’assuré est indemnisé au terme d’un délai de carence qui varie entre 2 et 5 mois.
Leconomiste
• Sur les marchés émergents, les risques sont importants
L’exportation agricole ou agro-industrielle est l’une des clefs de l’augmentation des exportations du Maroc. L’assurance-crédit accordée par la SMAEX permet de sécuriser les marchés à l’exportation en protégeant l’exportateur contre l’insolvabilité éventuelle de son client étranger, rappelle Nezha Lahrichi, PDG de la Société marocaine d’assurance à l’exportation, SMAEX.
• L’Economiste: En quoi la SMAEX peut-elle aider les exportations?
- Nezha Lahrichi: Comme les échanges internationaux sont marqués par une plus grande concurrence, la vente à crédit est nécessaire mais hasardeuse car il s’agit d’acheteurs localisés dans des contextes économique et juridique différents. En accordant des crédits à l’exportation, l’entreprise court le risque de ne pas être payée. Exporter, c’est bien, se faire payer, c’est mieux. Deux types de services sont offerts par la SMAEX: l’assurance-crédit de marché et l’assurance crédit publique. L’assurance-crédit de marché couvre le risque de non-paiement des créances commerciales à court terme. L’assurance-crédit publique qui concerne trois types d’interventions, la garantie des risques politiques, catastrophiques ou de non-transfert, d’abord, l’assurance à moyen terme ensuite et, enfin, le partage des risques afférents à toute action commerciale à l’étranger et ce, à travers l’assurance foire et l’assurance prospection.
• Donc vous intervenez là où le marché ne peut pas aller…
- Oui. Autrement dit, l’action de l’Etat porte sur les transactions non assurables par le marché, ce qu’une société normale d’assurance ne peut pas couvrir. Deux points méritent d’être soulignés. D’abord la mesure des risques, ce qui permet l’accès au financement. Autrement dit, la police d’assurance-crédit garantit l’obtention de crédit pour des opérations commerciales à l’étranger. Ensuite, l’approche des marchés émergents. Là, la faillite ou la carence prolongée de l’acheteur constitue un risque généralement plus élevé car les marchés émergents ont un environnement politique, économique, financier et juridique peu stable. Or c’est vers ces marchés que se fait la diversification de nos débouchés.
• Comment la SMAEX permet-elle à vos clients exportateurs de se prémunir contre l’insolvabilité de leurs clients et de limiter les impayés?
- L’assurance-crédit est, pour nos clients, un outil de gestion reposant sur trois services: la prévention, le recouvrement et l’indemnisation. La première étape, c’est-à-dire la démarche préventive, est importante car la SMAEX essaie d’anticiper les probabilités de défaillance en sélectionnant les acheteurs étrangers avant de les qualifier. Cette sélection se fait à partir de recherches et d’études approfondies sur les acheteurs, notamment l’évaluation de leur situation financière, constamment actualisée. Cette activité, qui relève de l’intelligence économique, s’appuie sur des équipes de spécialistes et un réseau de correspondants à travers le monde en mesure d’assurer une veille économique et financière, à travers une analyse dynamique du risque et une surveillance permanente des clients à l’international. Concernant le recouvrement, si une facture n’est pas payée à l’échéance, la SMAEX procède en deux temps: lors de la première étape, des démarches amiables et précontentieuses sont entreprises en vue de récupérer les sommes dues, tout en préservant une bonne relation entre les exportateurs et leurs clients.
La deuxième étape est celle du recours judiciaire, qui est également appuyée par le réseau des correspondants de la SMAEX dans des pays concernés. Si les démarches amiables et judiciaires entreprises par la SMAEX s’avèrent infructueuses, l’assuré est indemnisé au terme d’un délai de carence qui varie entre 2 et 5 mois.
Leconomiste
