Négocier son salaire: Les bonnes techniques
22 Juin 2011
Lu par 1984 personne(s)
PRÉPARER UN ARGUMENTAIRE ET ACCEPTER UN ACCORD WIN-WIN
DÉVOILER SES PRÉTENTIONS SALARIALES APRÈS LA PROPOSITION DU RECRUTEUR
FÉLICITATIONS! Vous avez décroché un entretien pour l’emploi dont vous rêvez depuis longtemps. L’idée vous excite et vous voulez absolument obtenir ce poste, mais le salaire est en deça de vos espérances. Il est possible de négocier ses émoluments jusqu’à obtenir un consentement avec le recruteur, à moins que ce dernier ne soit ferme sur sa proposition. Quels sont alors les clés d’une telle négociation et comment arrive-t-on à mettre les plus de son côté ?
Première leçon à retenir, il ne faut jamais improviser. Un entretien se prépare à l’avance. Il faut considérer cette rencontre comme une réunion entre un fournisseur (vous) et un client (le recruteur), à qui vous devez vendre le produit avec le meilleur prix, tout en étant réaliste et cohérent avec le marché. «Avant de passer un entretien, la nouvelle recrue doit se renseigner sur le secteur, ses opportunités et ses nouveautés. La connaissance de l’entreprise et surtout son niveau des salaires et les avantages qu’elle accorde est primordiale pour pouvoir s’aligner avec les niveaux des autres collaborateurs», affirme Nezha Hami Edine Mazili, consultante au cabinet Cap RH. Il faut également bien préparer un argumentaire sur sa future contribution car le salaire est fixé par rapport à une expérience, des compétences, une formation, un parcours et un potentiel d’évolution. Selon les spécialistes du portail de recrutement Rekrute.com, le candidat doit également se renseigner sur la taille de l’entreprise, son chiffre d’affaires, l’effectif du personnel, afin d’arriver à fixer une fourchette salariale. Cette démarche lui permettra de demander une fourchette salariale propice à la négociation et éviter les écarts trop grands ou trop petits.
Une fois en situation de face à face avec le recruteur, il devient souvent délicat d’entamer ce volet. «Il est préférable de le négocier à la fin de l’entretien, non pas parce que c’est une règle, mais plutôt par le fait que, évoqué au début, le potentiel futur employeur va penser, à juste titre, que seul le salaire a de l’importance pour le candidat, ce qui n’est pas bon», explique Thierry Gason, consultant recrutement au cabinet LMS Orh. Dans le même contexte, il ne faut pas non plus dévoiler ses attentes salariales pendant l’entretien, avant de recevoir la proposition du recruteur. Au risque de demander moins que ce que l’employeur aurait été prêt à offrir. Mais aussi, il ne s’agit pas de tenter de se débarrasser de cette situation en fournissant un chiffre élevé, parce qu’il pourra avoir l’effet inverse. Les spécialistes de Rekrute.com recommandent qu’une fois la question posée par l’employeur, il faut savoir détourner en prenant un temps de réflexion et en se tournant vers le recruteur pour demander le salaire moyen de l’entreprise et où est-ce que vous vous situez en terme salarial par rapport à vos qualifications et au poste convoité. Autre question, qui gêne le candidat déjà en poste, le salaire actuel. L’employeur a tout à fait le droit de demander à un futur collaborateur sa fiche de paie afin de voir la composition de son salaire. Dans ce cas, honnêteté et transparence sont de rigueur. Et dans tous les cas, il faut rester flexible et ouvert à toute proposition. Selon Thierry Gason, il ne faut surtout pas froisser un futur employeur en refusant obstinément à ne pas donner de montant. Il faut lancer la négociation.
Par ailleurs, si le profil expérimenté a plus de chances de réussir sa négociation, vu les atouts d’expérience et de compétence qu’il détient, le jeune diplômé peut également se lancer dans ce processus. Il doit juste se renseigner sur le salaire du marché par rapport à son diplôme. «Il peut bien entendu essayer de négocier, mais le conseil à donner est de ne pas viser le salaire en tout début de carrière mais plutôt l’opportunité d’acquérir des compétences en intégrant une entreprise où on est certain d’apprendre beaucoup. Le salaire augmentera d’autant plus vite à moyen terme. Donc, ne pas faire du salaire une priorité», affirme le consultant de recrutement.
Publié le 21 juin 2011
Mis en ligne le 22 juin 2011
Leconomiste.com
DÉVOILER SES PRÉTENTIONS SALARIALES APRÈS LA PROPOSITION DU RECRUTEUR
FÉLICITATIONS! Vous avez décroché un entretien pour l’emploi dont vous rêvez depuis longtemps. L’idée vous excite et vous voulez absolument obtenir ce poste, mais le salaire est en deça de vos espérances. Il est possible de négocier ses émoluments jusqu’à obtenir un consentement avec le recruteur, à moins que ce dernier ne soit ferme sur sa proposition. Quels sont alors les clés d’une telle négociation et comment arrive-t-on à mettre les plus de son côté ?
Première leçon à retenir, il ne faut jamais improviser. Un entretien se prépare à l’avance. Il faut considérer cette rencontre comme une réunion entre un fournisseur (vous) et un client (le recruteur), à qui vous devez vendre le produit avec le meilleur prix, tout en étant réaliste et cohérent avec le marché. «Avant de passer un entretien, la nouvelle recrue doit se renseigner sur le secteur, ses opportunités et ses nouveautés. La connaissance de l’entreprise et surtout son niveau des salaires et les avantages qu’elle accorde est primordiale pour pouvoir s’aligner avec les niveaux des autres collaborateurs», affirme Nezha Hami Edine Mazili, consultante au cabinet Cap RH. Il faut également bien préparer un argumentaire sur sa future contribution car le salaire est fixé par rapport à une expérience, des compétences, une formation, un parcours et un potentiel d’évolution. Selon les spécialistes du portail de recrutement Rekrute.com, le candidat doit également se renseigner sur la taille de l’entreprise, son chiffre d’affaires, l’effectif du personnel, afin d’arriver à fixer une fourchette salariale. Cette démarche lui permettra de demander une fourchette salariale propice à la négociation et éviter les écarts trop grands ou trop petits.
Une fois en situation de face à face avec le recruteur, il devient souvent délicat d’entamer ce volet. «Il est préférable de le négocier à la fin de l’entretien, non pas parce que c’est une règle, mais plutôt par le fait que, évoqué au début, le potentiel futur employeur va penser, à juste titre, que seul le salaire a de l’importance pour le candidat, ce qui n’est pas bon», explique Thierry Gason, consultant recrutement au cabinet LMS Orh. Dans le même contexte, il ne faut pas non plus dévoiler ses attentes salariales pendant l’entretien, avant de recevoir la proposition du recruteur. Au risque de demander moins que ce que l’employeur aurait été prêt à offrir. Mais aussi, il ne s’agit pas de tenter de se débarrasser de cette situation en fournissant un chiffre élevé, parce qu’il pourra avoir l’effet inverse. Les spécialistes de Rekrute.com recommandent qu’une fois la question posée par l’employeur, il faut savoir détourner en prenant un temps de réflexion et en se tournant vers le recruteur pour demander le salaire moyen de l’entreprise et où est-ce que vous vous situez en terme salarial par rapport à vos qualifications et au poste convoité. Autre question, qui gêne le candidat déjà en poste, le salaire actuel. L’employeur a tout à fait le droit de demander à un futur collaborateur sa fiche de paie afin de voir la composition de son salaire. Dans ce cas, honnêteté et transparence sont de rigueur. Et dans tous les cas, il faut rester flexible et ouvert à toute proposition. Selon Thierry Gason, il ne faut surtout pas froisser un futur employeur en refusant obstinément à ne pas donner de montant. Il faut lancer la négociation.
Par ailleurs, si le profil expérimenté a plus de chances de réussir sa négociation, vu les atouts d’expérience et de compétence qu’il détient, le jeune diplômé peut également se lancer dans ce processus. Il doit juste se renseigner sur le salaire du marché par rapport à son diplôme. «Il peut bien entendu essayer de négocier, mais le conseil à donner est de ne pas viser le salaire en tout début de carrière mais plutôt l’opportunité d’acquérir des compétences en intégrant une entreprise où on est certain d’apprendre beaucoup. Le salaire augmentera d’autant plus vite à moyen terme. Donc, ne pas faire du salaire une priorité», affirme le consultant de recrutement.
Publié le 21 juin 2011
Mis en ligne le 22 juin 2011
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