Maroc Moubadarates tisse sa toile.

Les faits : L’Agence de développement social s’apprête à donner naissance à cinq autres Moubadarates à El Jadida, Tanger, Dakhla, Fès et Salé. Ce qui portera à onze le nombre de ces plateformes d’appui aux initiatives individuelles.

Le programme Maroc Moubadarates, lancé par l’Agence de développement social (ADS), tisse sa toile. Son portefeuille comptera bientôt onze plateformes régionales ou locales. Cinq sont en cours de création à El Jadida, Tanger, Dakhla, Fès et Salé. «Ses structures seront généralisées à toutes les régions du Royaume», nous précise le département des activités génératrices de revenus et d'emploi de l’ADS. En attendant, six plateformes sont déjà opérationnelles. La plus importante est Souss-Massa-Draa Initiative, qui a financé et/ou accompagné 238 projets depuis sa création en 2010. En 2012, ses comités d’agrément ont donné leur approbation à 44 projets pour une enveloppe globale de pratiquement 2,8 millions de dirhams. Des projets qui généreront, à en croire l’ADS, environ 149 emplois.

Toujours en 2012, Souss-Massa-Draa Initiative a débloqué des prêts d’honneur au profit de 33 porteurs de projets représentant une somme de 1,94 million de DH. Le coût global de ces projets est de l’ordre de 5,71 millions de DH.

La capitale économique dispose également de sa propre plateforme. Il s’agit de Casa Mobadara, dont l’activité a démarré effectivement en mai 2012 avec la mise en place des procédures de fonctionnement. L'année dernière, cette plateforme a financé trois projets et accompagné une cinquantaine. Son portefeuille dépasse actuellement 191 projets financés et/ou accompagnés. Quant à Rabat Mobadara, elle a reçu en 2012 une cinquantaine de demandes d'appui. Elle a financé et/ou accompagné à ce jour plus de 46 porteurs de projet. Laâyoune Mobadara monte également en puissance, en apportant son appui financier ou technique à 159 projets. Les deux dernières plateformes qui viennent de passer à l’acte sont Oujda Mobadara et Meknès Mobadara.

Visant à faciliter la création de très petites entreprises, ces structures d’appui aux initiatives individuelles sont développées en partenariat avec plusieurs institutions publiques : ministère de l’Emploi, ANAPEC, Centre régional d’investissement, OFPPT, autorités locales, associations locales... Elles sont également appuyées par le Réseau Initiative France. Ces plateformes ont le statut juridique d’associations et sont pilotées par des entrepreneurs privés bénévoles qui assurent l’accompagnement et le parrainage des projets.
Le financement prend la forme de «Prêts d’honneur» sans intérêts et sans garantie. Le montant de l’investissement total ne peut dépasser 250 000 dirhams. Les membres de ces associations parrainent ensuite, à titre individuel, un jeune entrepreneur pour l’aider à mener son projet dans les meilleures conditions.

Outre la promotion de la création des très petites entreprises, le programme Maroc Moubadarates s’est assigné trois autres objectifs : animer les territoires ciblés, renforcer les capacités des porteurs de projets et assurer la veille territoriale et l'intelligence économique.

Insertion sociale par l’économique, ce qu’a fait l’ADS
Le programme Maroc Moubadarates s’inscrit dans l'axe «insertion sociale par l’économique» de l'ADS. C’est un axe qui consiste à appuyer et/ou mettre en œuvre des initiatives économiques en vue de créer directement ou indirectement des opportunités d’emplois et d’amélioration des revenus des populations pauvres et vulnérables. L’autre principal programme de cet axe est celui intitulé Tatmine pour l’appui aux filières locales. C’est dans ce cadre que l’ADS a identifié, en 2012, 8 programmes à appuyer dans 6 filières à savoir : la filière apicole, la filière du henné, la filière du lait de camelin, la filière de la pêche artisanale, la filière du tourisme sportif et la filière du tourisme solidaire. Le même axe «insertion sociale par l’économique» compte trois programmes régionaux. Le premier est destiné à la promotion des micro-entreprises rurales dans le nord du Maroc. Dans ce sens, deux conventions de partenariat ont été signées pour la création d’un fonds de développement local avec l’Association Al Karama de microcrédit pour un montant d’un million de dirhams et l’Association marocaine solidarité sans frontières du microcrédit (AMSSF) pour un montant d’un million et demi de dirhams. Le deuxième vise à valoriser les plantes aromatiques et médicinales (PAM). Ce programme a connu la signature de 24 conventions en 2012 pour la réalisation de projets en partenariat avec les acteurs locaux. Le coût global est de l’ordre de 3,45 millions de DH, dont 1,86 million de DH apportés par l'Agence. Le troisième et dernier programme régional est orienté vers le développement territorial durable des oasis du Tafilalet.

Décryptage
Le programme s’inscrit dans l'axe «insertion sociale par l’économique» de l'ADS qui consiste à appuyer et/ou mettre en œuvre des initiatives économiques en vue de créer directement ou indirectement des opportunités d’emplois et d’amélioration des revenus des populations pauvres et vulnérables.

Redouane Chakir.


Publié le 7 Septembre 2013

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