Maroc : Hub Africa, la bataille pour l'emploi des jeunes et l'entreprenariat.
30 Janvier 2015
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Casablanca, capitale africaine de l’investissement et de l’entrepreneuriat les 2 et 3 avril prochain. En effet, elle accueille à nouveau le HUB Africa qui fêtera ainsi sa 3ème édition. Emploi des jeunes, entrepreneuriat et investissements en Afrique seront à l’honneur. Casablanca marque une fois encore son engagement en faveur de la dynamique entrepreneuriale d’autant plus que le Maroc vient d’adopter le statut de l’auto-entrepreneur inspiré des travaux passés de HUB Africa. HUB Africa revient cette année avec un seul mot d’ordre « croire en l’Afrique, investir en Afrique ».
L’Afrique est dans une dynamique de croissance sans précédent. Elle se révèle de plus en plus par son apaisement progressif, son sens de responsabilité (de plus en plus stabilité politiques et plus d’engagements dans les luttes contre les fléaux), mais aussi par ses atouts (ressources naturelles et démographiques, marchés… en croissance). le continent amorce également un grand tournant démographique avec une population appelée à doubler d’ici 2050 pour atteindre quasiment 2 milliards d’individus. Ce qui en fera l’un des plus grands marchés du monde. Une croissance démographique qui impliquera l’arrivée sur le marché du travail de 160 millions de jeunes et l’accroissement des dépenses des ménages africains passant de 840 Md USD en 2008 aL8; 1 400 Md USD en 2020. Une puissance démographique qui, vue sur un autre angle, aiderait à accélérer la croissance économique. Mais encore faudrait-il que le continent y soit bien préparé. Une mission que s’est assigné le Hub Africa de Casablanca en partenariat avec le gouvernement du Maroc.
L’auto-entrepreneuriat contre le chômage des jeunes
Dédié à l’investissement, à la création et au développement des entreprises (création, reprise, franchise, développement, financement, innovation…), le Salon HUB Africa rassemble les acteurs politiques et économique en Afrique et entend fédérer les secteurs public et privé, grands groupes, PME /PMI, PE/TPE. Lancé il y a deux ans à l’initiative de Zakaria Fahim, Managing partner BDO, membre de la commission auto-entrepreneur, le HUB Africa constitue une plateforme d’échanges offrant aux visiteurs et aux participants la possibilité de bénéficier de l’expertise, des conseils d’opérateurs économiques africains et internationaux. Lors de la première édition, le salon avait mis en haleine pas moins de 4207 porteurs de projets, créateurs et chefs d’entreprises de PME venus du Maroc, du Sénégal, de la Mauritanie, de la Côte d’Ivoire, de la Tunisie et de l’Algérie. La seconde édition s’est intéressée aux mouvances des «nouvelles économies africaines», aux nouveaux modèles de développement et de rupture tels que l’auto-entrepreneuriat et les Business Angels. Après la signature en 2012 d’une convention de l’auto-entrepreneuriat soumise au gouvernement, le HUB Africa vient de remporter une bataille puisque que le projet de loi sur le statut de l’auto-entrepreneur a été voté le 21 janvier avec pour objectif d’attirer des milliers d’auto-entrepreneurs travaillant actuellement dans l’informel. L’an dernier, le salon a proposé aux pouvoirs publics un nouveau texte portant sur les Business Angels. En Afrique du nord, le taux de chômage des jeunes de la région est évalué à 27,1%, le plus important au monde. Le Maroc dont 55% de la population a moins de 25 ans compte 15,9% d’inactifs parmi la tranche 15-24 ans. Ces chiffres reflètent toute la difficulté du marché de l’emploi. La problématique du sous-emploi conduit trop souvent les jeunes du continent à s’orienter vers le secteur public ou l’emploi salarié. En cause le problème du financement des projets des primo-demandeurs, un défi encore très difficile à surmonter.
Casablanca, un hub stratégique
En choisissant Casablanca comme point d’ancrage, HUB Africa s’est fixé pour objectif de capitaliser la dynamique entrepreneuriale de la place financière marocaine pour favoriser l’essor de jeunes entrepreneurs. Le choix de Casablanca est donc stratégique. La capitale économique du royaume chérifien a la cote auprès des entrepreneurs. La région du Grand Casablanca produit à elle seule 19 % du PIB marocain. Elle accueille 42 % des établissements industriels, attire 48 % des investissements et compte 30 % du réseau bancaire ainsi que presque la totalité des sièges des banques et assurances. Les secteurs des services et du commerce restent par ailleurs très prisés par les nouveaux entrepreneurs installés dans la capitale économique.
La rédaction.
Afriqueinside.com
Publié le 29 janvier 2015.
Mis en ligne le 30 janvier 2015.
L’Afrique est dans une dynamique de croissance sans précédent. Elle se révèle de plus en plus par son apaisement progressif, son sens de responsabilité (de plus en plus stabilité politiques et plus d’engagements dans les luttes contre les fléaux), mais aussi par ses atouts (ressources naturelles et démographiques, marchés… en croissance). le continent amorce également un grand tournant démographique avec une population appelée à doubler d’ici 2050 pour atteindre quasiment 2 milliards d’individus. Ce qui en fera l’un des plus grands marchés du monde. Une croissance démographique qui impliquera l’arrivée sur le marché du travail de 160 millions de jeunes et l’accroissement des dépenses des ménages africains passant de 840 Md USD en 2008 aL8; 1 400 Md USD en 2020. Une puissance démographique qui, vue sur un autre angle, aiderait à accélérer la croissance économique. Mais encore faudrait-il que le continent y soit bien préparé. Une mission que s’est assigné le Hub Africa de Casablanca en partenariat avec le gouvernement du Maroc.
L’auto-entrepreneuriat contre le chômage des jeunes
Dédié à l’investissement, à la création et au développement des entreprises (création, reprise, franchise, développement, financement, innovation…), le Salon HUB Africa rassemble les acteurs politiques et économique en Afrique et entend fédérer les secteurs public et privé, grands groupes, PME /PMI, PE/TPE. Lancé il y a deux ans à l’initiative de Zakaria Fahim, Managing partner BDO, membre de la commission auto-entrepreneur, le HUB Africa constitue une plateforme d’échanges offrant aux visiteurs et aux participants la possibilité de bénéficier de l’expertise, des conseils d’opérateurs économiques africains et internationaux. Lors de la première édition, le salon avait mis en haleine pas moins de 4207 porteurs de projets, créateurs et chefs d’entreprises de PME venus du Maroc, du Sénégal, de la Mauritanie, de la Côte d’Ivoire, de la Tunisie et de l’Algérie. La seconde édition s’est intéressée aux mouvances des «nouvelles économies africaines», aux nouveaux modèles de développement et de rupture tels que l’auto-entrepreneuriat et les Business Angels. Après la signature en 2012 d’une convention de l’auto-entrepreneuriat soumise au gouvernement, le HUB Africa vient de remporter une bataille puisque que le projet de loi sur le statut de l’auto-entrepreneur a été voté le 21 janvier avec pour objectif d’attirer des milliers d’auto-entrepreneurs travaillant actuellement dans l’informel. L’an dernier, le salon a proposé aux pouvoirs publics un nouveau texte portant sur les Business Angels. En Afrique du nord, le taux de chômage des jeunes de la région est évalué à 27,1%, le plus important au monde. Le Maroc dont 55% de la population a moins de 25 ans compte 15,9% d’inactifs parmi la tranche 15-24 ans. Ces chiffres reflètent toute la difficulté du marché de l’emploi. La problématique du sous-emploi conduit trop souvent les jeunes du continent à s’orienter vers le secteur public ou l’emploi salarié. En cause le problème du financement des projets des primo-demandeurs, un défi encore très difficile à surmonter.
Casablanca, un hub stratégique
En choisissant Casablanca comme point d’ancrage, HUB Africa s’est fixé pour objectif de capitaliser la dynamique entrepreneuriale de la place financière marocaine pour favoriser l’essor de jeunes entrepreneurs. Le choix de Casablanca est donc stratégique. La capitale économique du royaume chérifien a la cote auprès des entrepreneurs. La région du Grand Casablanca produit à elle seule 19 % du PIB marocain. Elle accueille 42 % des établissements industriels, attire 48 % des investissements et compte 30 % du réseau bancaire ainsi que presque la totalité des sièges des banques et assurances. Les secteurs des services et du commerce restent par ailleurs très prisés par les nouveaux entrepreneurs installés dans la capitale économique.
La rédaction.
Afriqueinside.com
Publié le 29 janvier 2015.
Mis en ligne le 30 janvier 2015.
