L'inflation des UFR a affaibli le système
8 Mai 2007
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• 422 unités de formation fonctionnelles en 2006
• Les UFR-doctorat en physique dominent
Personnalisation, cloisonnement, sujets de thèse en décalage avec la réalité économique… Ce sont là les principaux reproches aux unités de formation et de recherche doctorales mises en place par la réforme de 1997. Les statistiques du département de l’Enseignement supérieur relèvent que les UFR doctorat dans les sciences et techniques prédominent. En 2006-2007, on en dénombre 257 UFR contre 92 pour les lettres, sciences humaines & arts et 58 en sciences juridiques, économiques, sociales et gestion.
Au total, 407 unités de formation et de recherche doctorat sont fonctionnelles en 2006-2007 contre 422 en 2005-2006. Une légère baisse attribuée au non renouvellement de certaines unités de formation. L’accréditation est généralement attribuée pour une durée de 4 ans. Même avec cette légère baisse, leur nombre est jugé élevé. La réforme de 1997 tablait sur l’engouement pour les diplômes professionnalisant, mais c’est le contraire qui s’est produit. En 2004-2005, le nombre d’UFR doctorat s’élevait à 493 contre 257 pour les Desa et 53 pour les Dess. La critique qui revient souvent est celle d’une «personnalisation» des UFR au point que chaque professeur aurait sa propre unité de formation et l’on assiste même à une redondance des UFR-doctorat.
Sur les dix dernières années, 1.194 demandes d’accréditation ont été déposées dont 821 ont reçu l’accord de la commission d’accréditation. Sept UFR accréditées sur dix concernent les sciences et techniques. Ce sont surtout les UFR-doctorat en physique qui dominent (136 UFR). Viennent ensuite les UFR dans les sciences de la vie (94), la chimie (87) et les mathématiques (87). Le Maroc produirait beaucoup plus de physiciens que de mathématiciens.
De leurs côtés, les lettres, sciences humaines & arts totalisent 211 UFR accréditées dont 102 en littérature et la linguistique, 39 pour les études islamiques et 22 pour l’histoire.
Quant aux sciences juridiques, économiques sociales & gestion, elles comptent 111 UFR: 49 pour le droit public, 36 pour les études économiques et de gestion et 26 pour le droit privé.
Par ailleurs, l’université Cadi Ayyad compte le nombre le plus élevé d’UFR en science s et techniques. Elle est suivie par l’université Sidi Mohammed Ben Abdellah et par celle de Mohammed V Agdal.
Dans les sciences juridiques, économiques et sociales, c’est l’université Mohammed V Agdal qui est en première place en termes d’UFR-doctorat. En revanche, celle de Sidi Mohamed Benabdellah domine dans le domaine des lettres, sciences humaines et Arts.
Publié le 30/04/2007
Leconomiste.com
• Les UFR-doctorat en physique dominent
Personnalisation, cloisonnement, sujets de thèse en décalage avec la réalité économique… Ce sont là les principaux reproches aux unités de formation et de recherche doctorales mises en place par la réforme de 1997. Les statistiques du département de l’Enseignement supérieur relèvent que les UFR doctorat dans les sciences et techniques prédominent. En 2006-2007, on en dénombre 257 UFR contre 92 pour les lettres, sciences humaines & arts et 58 en sciences juridiques, économiques, sociales et gestion.
Au total, 407 unités de formation et de recherche doctorat sont fonctionnelles en 2006-2007 contre 422 en 2005-2006. Une légère baisse attribuée au non renouvellement de certaines unités de formation. L’accréditation est généralement attribuée pour une durée de 4 ans. Même avec cette légère baisse, leur nombre est jugé élevé. La réforme de 1997 tablait sur l’engouement pour les diplômes professionnalisant, mais c’est le contraire qui s’est produit. En 2004-2005, le nombre d’UFR doctorat s’élevait à 493 contre 257 pour les Desa et 53 pour les Dess. La critique qui revient souvent est celle d’une «personnalisation» des UFR au point que chaque professeur aurait sa propre unité de formation et l’on assiste même à une redondance des UFR-doctorat.
Sur les dix dernières années, 1.194 demandes d’accréditation ont été déposées dont 821 ont reçu l’accord de la commission d’accréditation. Sept UFR accréditées sur dix concernent les sciences et techniques. Ce sont surtout les UFR-doctorat en physique qui dominent (136 UFR). Viennent ensuite les UFR dans les sciences de la vie (94), la chimie (87) et les mathématiques (87). Le Maroc produirait beaucoup plus de physiciens que de mathématiciens.
De leurs côtés, les lettres, sciences humaines & arts totalisent 211 UFR accréditées dont 102 en littérature et la linguistique, 39 pour les études islamiques et 22 pour l’histoire.
Quant aux sciences juridiques, économiques sociales & gestion, elles comptent 111 UFR: 49 pour le droit public, 36 pour les études économiques et de gestion et 26 pour le droit privé.
Par ailleurs, l’université Cadi Ayyad compte le nombre le plus élevé d’UFR en science s et techniques. Elle est suivie par l’université Sidi Mohammed Ben Abdellah et par celle de Mohammed V Agdal.
Dans les sciences juridiques, économiques et sociales, c’est l’université Mohammed V Agdal qui est en première place en termes d’UFR-doctorat. En revanche, celle de Sidi Mohamed Benabdellah domine dans le domaine des lettres, sciences humaines et Arts.
Publié le 30/04/2007
Leconomiste.com
