Les diplômés chômeurs reprennent les sit-in
13 Novembre 2007
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Trois groupes de diplômés chômeurs, à savoir Istihkak, Anassr et Hiwar ont tenu un sit-in à l'entrée du siège du parti de l'Istiqlal à Rabat le 12 novembre à partir de 12h.
Les trois groupes protestaient contre les graves infractions à l'accord signé avec le gouvernement récemment et qui porte sur l'insertion de plus de 2.700 diplômés chômeurs. Le groupe reproche au gouvernement de ne pas créer, comme convenu, la commission spéciale qui sera chargée d'institutionnaliser une approche préférentielle en faveur des cadres supérieurs. Autre reproche a trait à la non définition des missions de la commission technique chargée du suivi du dossier.
Les diplômés chômeurs protestent également contre l'annexion de près de 2.000 personnes aux listes nominatives des cadres concernés qui auront la priorité lors des concours organisés pour le recrutement dans la fonction publique. « Ces noms appartiennent à des groupes fictifs, ils nous ont jamais soutenus dans notre cause. Il s'agit de personnes proches des responsables qui ont bénéficié de leur appui et dont les noms ont atterri dans les listes sans qu'on ne soit avisé », lance Lahssen Lhassouni, secrétaire général du groupe Istihkak sur un ton ferme. Autre doléance et non moins importante est l'annulation des concours écrits comme condition d'embauche. « Nous sommes contre les épreuves écrites car ce n'est pas mentionné dans la loi.
Il s'agit d'une nouvelle stratégie pour permettre à ceux proches des responsables d'accéder aux postes disponibles », souligne Ahmed Kendou, membre du groupe Hiwar. Autant d'irrégularités qui, selon ce diplômé chômeur, portent atteinte à la transparence de l'accord-cadre qui permet à ces diplômés de bénéficier de mesures préférentielles pour leur intégration dans la fonction publique. Il est important de signaler que ce sit-in vient exprimer la réaction des cadres supérieurs suite à la décision du ministère de l'Education nationale de recruter 1.000 cadres chômeurs après avoir passé avec réussite les épreuves écrites et orales.
Des épreuves que les trois groupes appèlent à boycotter. «Nous avons choisi d'organiser ce sit-in au siège du parti Istiqlali pour solliciter le premier ministre afin de tenir ses promesses concernant l'emploi de 16.000 personnes et qui ont été également citées dans la loi de Finances de 2008», déclare Lahssen Guendou. En attendant, les trois groupes promettent de continuer leur mouvement de protestation et boycotter les 1.000 emplois proposés par le ministère de l'Education nationale. Le gouvernement avait signé récemment un accord avec une vingtaine de groupes de cadres supérieurs au chômage pour mettre fin à une crise qui dure depuis de longues années. L'accord signé entre le gouvernement et les cadres supérieurs au chômage concerne 2.768 personnes qui bénéficieront de mesures préférentielles pour leur intégration dans la fonction publique, mais aussi pour des sessions de recyclage en partenariat avec des instituts, des universités et de hautes écoles du Royaume. Pour la première catégorie, il a été convenu donc la création d'une commission spéciale composée des représentants du ministère de l'Emploi, de la Formation professionnelle et ceux du ministère de la Modernisation des secteurs publics.
Cette commission devait se charger de transmettre aux différents départements gouvernementaux des listes nominatives des cadres concernés qui auront la priorité lors des concours organisés pour le recrutement dans la fonction publique. Rappelons que cet accord avait été signé entre l'ex-premier ministre Driss Jettou et les quatre groupes composés de cadres chômeurs de longue durée (1.463 au total) et qui avaient "animé" l'essentiel des manifestations devant le Parlement et des sièges de départements ministériels.
Ces quatre groupes ont été rejoints par seize autres pour porter le total des cadres supérieurs concernés à 2.768. En contrepartie, les groupes des cadres supérieurs au chômage se sont engagés à suspendre toutes les manifestations de protestation que ce soit devant le Parlement ou les sièges des ministères et administrations publiques.
Publié le 12 novembre 2007
Le matin
Les trois groupes protestaient contre les graves infractions à l'accord signé avec le gouvernement récemment et qui porte sur l'insertion de plus de 2.700 diplômés chômeurs. Le groupe reproche au gouvernement de ne pas créer, comme convenu, la commission spéciale qui sera chargée d'institutionnaliser une approche préférentielle en faveur des cadres supérieurs. Autre reproche a trait à la non définition des missions de la commission technique chargée du suivi du dossier.
Les diplômés chômeurs protestent également contre l'annexion de près de 2.000 personnes aux listes nominatives des cadres concernés qui auront la priorité lors des concours organisés pour le recrutement dans la fonction publique. « Ces noms appartiennent à des groupes fictifs, ils nous ont jamais soutenus dans notre cause. Il s'agit de personnes proches des responsables qui ont bénéficié de leur appui et dont les noms ont atterri dans les listes sans qu'on ne soit avisé », lance Lahssen Lhassouni, secrétaire général du groupe Istihkak sur un ton ferme. Autre doléance et non moins importante est l'annulation des concours écrits comme condition d'embauche. « Nous sommes contre les épreuves écrites car ce n'est pas mentionné dans la loi.
Il s'agit d'une nouvelle stratégie pour permettre à ceux proches des responsables d'accéder aux postes disponibles », souligne Ahmed Kendou, membre du groupe Hiwar. Autant d'irrégularités qui, selon ce diplômé chômeur, portent atteinte à la transparence de l'accord-cadre qui permet à ces diplômés de bénéficier de mesures préférentielles pour leur intégration dans la fonction publique. Il est important de signaler que ce sit-in vient exprimer la réaction des cadres supérieurs suite à la décision du ministère de l'Education nationale de recruter 1.000 cadres chômeurs après avoir passé avec réussite les épreuves écrites et orales.
Des épreuves que les trois groupes appèlent à boycotter. «Nous avons choisi d'organiser ce sit-in au siège du parti Istiqlali pour solliciter le premier ministre afin de tenir ses promesses concernant l'emploi de 16.000 personnes et qui ont été également citées dans la loi de Finances de 2008», déclare Lahssen Guendou. En attendant, les trois groupes promettent de continuer leur mouvement de protestation et boycotter les 1.000 emplois proposés par le ministère de l'Education nationale. Le gouvernement avait signé récemment un accord avec une vingtaine de groupes de cadres supérieurs au chômage pour mettre fin à une crise qui dure depuis de longues années. L'accord signé entre le gouvernement et les cadres supérieurs au chômage concerne 2.768 personnes qui bénéficieront de mesures préférentielles pour leur intégration dans la fonction publique, mais aussi pour des sessions de recyclage en partenariat avec des instituts, des universités et de hautes écoles du Royaume. Pour la première catégorie, il a été convenu donc la création d'une commission spéciale composée des représentants du ministère de l'Emploi, de la Formation professionnelle et ceux du ministère de la Modernisation des secteurs publics.
Cette commission devait se charger de transmettre aux différents départements gouvernementaux des listes nominatives des cadres concernés qui auront la priorité lors des concours organisés pour le recrutement dans la fonction publique. Rappelons que cet accord avait été signé entre l'ex-premier ministre Driss Jettou et les quatre groupes composés de cadres chômeurs de longue durée (1.463 au total) et qui avaient "animé" l'essentiel des manifestations devant le Parlement et des sièges de départements ministériels.
Ces quatre groupes ont été rejoints par seize autres pour porter le total des cadres supérieurs concernés à 2.768. En contrepartie, les groupes des cadres supérieurs au chômage se sont engagés à suspendre toutes les manifestations de protestation que ce soit devant le Parlement ou les sièges des ministères et administrations publiques.
Publié le 12 novembre 2007
Le matin
