Les 25 employeurs qui attirent le plus les lauréats des grandes écoles
3 Mars 2009
Lu par 2446 personne(s)
Certaines entreprises exercent une fascination irrésistible sur les candidats à l’emploi. Bien perçues, elles sont considérées comme les employeurs rêvés par les jeunes talents
La problématique du recrutement est aujourd’hui au centre de toutes les réflexions RH. La conjoncture économique est difficile et la conquête des marchés nécessite des talents hors pair. Mais les compétences, de plus en plus rares, sont exigeantes sur tous les aspects de leur emploi. D’où un déséquilibre sur le marché du travail qui confère au postulant un certain pouvoir de négociation. C’est ce dernier qui fixe désormais les règles du jeu et l’employeur est souvent contraint de les subir. Les ressources humaines de qualité deviennent dès lors inaccessibles pour beaucoup d’entreprises. Pourtant, en dépit de ce contexte, certaines entreprises exercent une fascination irrésistible sur les candidats à l’embauche. Ces boîtes sont effet considérées comme les employeurs rêvés par les jeunes talents.
Qui sontelles et pourquoi disposent-elles d’un tel poids sur le marché du travail? C’est ce que nous vous ferons découvrir dans ce dossier réalisé par notre magazine avec l’appui méthodologique des cabinets Diorh et LMS ORH. L’étude a été menée auprès des plus grandes écoles de commerce et d’ingénieurs du Maroc (Al Akhawayn, ENCG, ESCA, HEM, ISCAE, EHTP, EMI, ENSIAS, INPT) avec, pour objectif, d’évaluer l’attractivité des entreprises en matière d’emploi. 225 étudiants en fin de formation dans ces différentes écoles ont été sondés. Ce qui, pour la première fois dans notre environnement des affaires, permet de disposer d’un palmarès des employeurs les mieux perçus et les plus prisés par ceux qui seront appelés à être les «capitaines» de leurs performances. Dans ce dossier, vous découvrirez également les facteurs de motivation de ces candidats, leurs attentes en matière de salaires à l’embauche, mais aussi le type de climat d’entreprise dans lequel ils souhaitent travailler. Une mine d’informations donc, qui vous permettra, le moment venu, de mieux les séduire, de les attirer et surtout de les garder… De sorte que vous serez mieux à même de développer votre marque d’employeur.
Comment ils voient leur futur job
Les futurs lauréats 2008-2009 des grandes écoles ont spontanément énuméré les entreprises pour lesquelles ils souhaiteraient travailler et en ont donné les raisons. Résultat, des révélations inattendues qui confirment en grande partie la perception du marché de l’emploi telle qu’appréhendée par les professionnels des RH.
En initiant cette enquête, nous avons tenté d’explorer un terrain dont on parle peu, mais qui pèse beaucoup sur le marché de l’emploi, il s’agit de la «marque employeur ». Cette notion fait aujourd’hui partie des préoccupations majeures de la plupart des entreprises. Ces dernières sont de plus en plus nombreuses à recourir aux cabinets RH pour connaître leur ascendant sur le marché de l’emploi. Mais ces enquêtes commandées étant aussi confidentielles qu’une consultation médicale, il n’existe pas d’études accessibles à l’ensemble des acteurs du marché. Notre approche méthodologique a consisté à demander à l’échantillon sélectionné (de futurs lauréats 2008-2009 de grandes écoles) d’énumérer de façon spontanée les secteurs dans lesquels ils souhaiteraient travailler, les entreprises qui les font rêver et de donner les raisons et les conditions de l’emploi de leur rêve (exigences salariales, fonction souhaitée). Les réponses ont été autant de révélations inattendues, venues confirmer pour une grande part la perception du marché de l’emploi qu’ont les professionnels des RH, ainsi que le fait remarquer Khadija Tannaoui, consultante du cabinet Diorh. C’est ainsi que des entreprises comme Procter & Gamble et Attijariwafa Bank, dont le bon positionnement est de notoriété publique, sont élues en tête de liste des meilleurs employeurs de la place par les étudiants des écoles de commerce, avec 43% de scores pour la première et 37% pour la seconde. Du côté des écoles d’ingénieurs, la palme revient à Maroc Telecom (élue avec 40% de scores) suivie de l’OCP (36%).
Les raisons de ce choix, avancées par les étudiants, suscitent l’étonnement. On apprend que, contrairement à ce qu’on pouvait croire, ce n’est ni la taille ni la rémunération qui attirent le plus les candidats, mais le style de management des entreprises. Ce critère enregistre un score moyen de 78%. Ce qui confirme l’analyse insolite faite récemment par Hamid El Othmani, directeur général de LMS ORH et expert réputé dans les métiers de conseil, lors d’une conférence sur la thématique du recrutement: «Aujourd’hui les candidats ont l’embarras du choix. Ils ne sont pas prêts à travailler pour n’importe quelle entreprise ni dans n’importe quel secteur. Pour les attirer, les entreprises doivent être sexy, c’est-à-dire avoir un style de management attractif.» S’agissant de l’attractivité des secteurs d’activité, par contre, les résultats de notre enquête indiquent qu’elle est prise en compte beaucoup plus par les étudiants des écoles d’ingénieurs que par ceux des écoles de commerce. Dans le premier cas, l’attractivité sectorielle est le second critère de choix (avec un score de 75%) après le style de management (87%). Alors que dans le deuxième cas, elle se place en quatrième position dans l’ordre des critères d’attractivité (45% des scores). Autre grande révélation, l’envergure internationale des sociétés exerce une attirance toute relative sur les étudiants en instance d’emploi (score moyen de 33,5%). Il en est de même pour les avantages sociaux (score moyen de 35,5%). Quant à l’analyse de la structure des choix opérés par les lauréats, selon leur profil et le type d’école fréquentée (écoles de commerce, écoles d’ingénieurs), elle livre des appréciations inattendues.
Seydou Souley Mahamadou
Mis en ligne le 3 Mars 2009
Cliquez sur le lien ci-dessous pour lire la suite de cet article.
essor
La problématique du recrutement est aujourd’hui au centre de toutes les réflexions RH. La conjoncture économique est difficile et la conquête des marchés nécessite des talents hors pair. Mais les compétences, de plus en plus rares, sont exigeantes sur tous les aspects de leur emploi. D’où un déséquilibre sur le marché du travail qui confère au postulant un certain pouvoir de négociation. C’est ce dernier qui fixe désormais les règles du jeu et l’employeur est souvent contraint de les subir. Les ressources humaines de qualité deviennent dès lors inaccessibles pour beaucoup d’entreprises. Pourtant, en dépit de ce contexte, certaines entreprises exercent une fascination irrésistible sur les candidats à l’embauche. Ces boîtes sont effet considérées comme les employeurs rêvés par les jeunes talents.
Qui sontelles et pourquoi disposent-elles d’un tel poids sur le marché du travail? C’est ce que nous vous ferons découvrir dans ce dossier réalisé par notre magazine avec l’appui méthodologique des cabinets Diorh et LMS ORH. L’étude a été menée auprès des plus grandes écoles de commerce et d’ingénieurs du Maroc (Al Akhawayn, ENCG, ESCA, HEM, ISCAE, EHTP, EMI, ENSIAS, INPT) avec, pour objectif, d’évaluer l’attractivité des entreprises en matière d’emploi. 225 étudiants en fin de formation dans ces différentes écoles ont été sondés. Ce qui, pour la première fois dans notre environnement des affaires, permet de disposer d’un palmarès des employeurs les mieux perçus et les plus prisés par ceux qui seront appelés à être les «capitaines» de leurs performances. Dans ce dossier, vous découvrirez également les facteurs de motivation de ces candidats, leurs attentes en matière de salaires à l’embauche, mais aussi le type de climat d’entreprise dans lequel ils souhaitent travailler. Une mine d’informations donc, qui vous permettra, le moment venu, de mieux les séduire, de les attirer et surtout de les garder… De sorte que vous serez mieux à même de développer votre marque d’employeur.
Comment ils voient leur futur job
Les futurs lauréats 2008-2009 des grandes écoles ont spontanément énuméré les entreprises pour lesquelles ils souhaiteraient travailler et en ont donné les raisons. Résultat, des révélations inattendues qui confirment en grande partie la perception du marché de l’emploi telle qu’appréhendée par les professionnels des RH.
En initiant cette enquête, nous avons tenté d’explorer un terrain dont on parle peu, mais qui pèse beaucoup sur le marché de l’emploi, il s’agit de la «marque employeur ». Cette notion fait aujourd’hui partie des préoccupations majeures de la plupart des entreprises. Ces dernières sont de plus en plus nombreuses à recourir aux cabinets RH pour connaître leur ascendant sur le marché de l’emploi. Mais ces enquêtes commandées étant aussi confidentielles qu’une consultation médicale, il n’existe pas d’études accessibles à l’ensemble des acteurs du marché. Notre approche méthodologique a consisté à demander à l’échantillon sélectionné (de futurs lauréats 2008-2009 de grandes écoles) d’énumérer de façon spontanée les secteurs dans lesquels ils souhaiteraient travailler, les entreprises qui les font rêver et de donner les raisons et les conditions de l’emploi de leur rêve (exigences salariales, fonction souhaitée). Les réponses ont été autant de révélations inattendues, venues confirmer pour une grande part la perception du marché de l’emploi qu’ont les professionnels des RH, ainsi que le fait remarquer Khadija Tannaoui, consultante du cabinet Diorh. C’est ainsi que des entreprises comme Procter & Gamble et Attijariwafa Bank, dont le bon positionnement est de notoriété publique, sont élues en tête de liste des meilleurs employeurs de la place par les étudiants des écoles de commerce, avec 43% de scores pour la première et 37% pour la seconde. Du côté des écoles d’ingénieurs, la palme revient à Maroc Telecom (élue avec 40% de scores) suivie de l’OCP (36%).
Les raisons de ce choix, avancées par les étudiants, suscitent l’étonnement. On apprend que, contrairement à ce qu’on pouvait croire, ce n’est ni la taille ni la rémunération qui attirent le plus les candidats, mais le style de management des entreprises. Ce critère enregistre un score moyen de 78%. Ce qui confirme l’analyse insolite faite récemment par Hamid El Othmani, directeur général de LMS ORH et expert réputé dans les métiers de conseil, lors d’une conférence sur la thématique du recrutement: «Aujourd’hui les candidats ont l’embarras du choix. Ils ne sont pas prêts à travailler pour n’importe quelle entreprise ni dans n’importe quel secteur. Pour les attirer, les entreprises doivent être sexy, c’est-à-dire avoir un style de management attractif.» S’agissant de l’attractivité des secteurs d’activité, par contre, les résultats de notre enquête indiquent qu’elle est prise en compte beaucoup plus par les étudiants des écoles d’ingénieurs que par ceux des écoles de commerce. Dans le premier cas, l’attractivité sectorielle est le second critère de choix (avec un score de 75%) après le style de management (87%). Alors que dans le deuxième cas, elle se place en quatrième position dans l’ordre des critères d’attractivité (45% des scores). Autre grande révélation, l’envergure internationale des sociétés exerce une attirance toute relative sur les étudiants en instance d’emploi (score moyen de 33,5%). Il en est de même pour les avantages sociaux (score moyen de 35,5%). Quant à l’analyse de la structure des choix opérés par les lauréats, selon leur profil et le type d’école fréquentée (écoles de commerce, écoles d’ingénieurs), elle livre des appréciations inattendues.
Seydou Souley Mahamadou
Mis en ligne le 3 Mars 2009
Cliquez sur le lien ci-dessous pour lire la suite de cet article.
essor
