Les 20 propositions de la CGEM pour la création d'emplois
2 Février 2011
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La situation de l’emploi, et de son corollaire le chômage, telle que dressée par Jamal Belahrach, président de la commission Emploi et relations sociales de la confédération patronale, est des plus préoccupantes. Au taux de chômage élevé chez les jeunes s’ajoute la faible capacité de création d’emploi par les entreprises en l’absence de mesures incitatives de la part de l’Etat.
Afin d’arriver à un pacte national, le patronat a adressé un memorundum aux partenaires sociaux comprenant vingt propositions pour la création d’emploi et la réduction du chômage qui ont été dévoilées hier à Casablanca.
Avant de dévoiler à la presse ses propositions, la commission emploi et relations sociales de la Confédération Générale des Entreprises Marocaines (CGEM), par la voix de son président, a d’abord dressé un tableau peu reluisant du monde du travail au Maroc.
“En guerre contre le chômage”
Dans son allocution liminaire, Jamal Belahrach a avancé ces quelques chiffres qui lui ont fait dire “il y a urgence, car s’agissant de l’emploi nous sommes en situation de guerre”.
Ainsi, le taux de chômage des jeunes (septembre 2010) est de 17,6%, les 15-29 ans représentent 62% des chômeurs et le taux d’activité de 49,9% (64% au niveau mondial).
Selon l’orateur, et sans compter avec le poids de l’informel, il y a actuellement des contraintes qui entravent la création d’emploi qu’il a résumées en ces points:
• Inadéquation entre l’offre et les besoins des entreprises
• Fiscalité des salaires élevée
• Peu d’implication des entreprises dans la création d’emploi
• Faiblesse des aides à l’emploi
• Flexibilité insuffisante du Code du Travail…etc.
À propos de ce dernier point, le président de la commission emploi et relations sociales au sein du patronat a jugé “très grave que sur les 11 millions de salariés que compte le pays, seul un million sont déclarés à la CNSS”
Les 20 travaux de la CGEM
Si l’orateur a longuement insisté sur la nécessité d’inculquer la culture de la formation et des stages au sein des entreprises, il a également rappelé que l’objectif de la CGEM est l’instauration d’un dialogue social entre les différents partenaires sociaux afin de parvenir à un pacte national qui ne précarise plus le monde du travail car, a-t-il assuré, il y a actuellement “une précarisation organisée (…) d’où la nécessité d’observer le civisme économique”.
Pour atteindre cet objectif, attache a d’ores et déjà été prise avec la Primature, le ministère du Travail et avec celui de l’Economie et des finances. “Si seulement 5 de nos propositions sont retenues par le gouvernement, nous aurions atteint notre objectif. Nous espérons que des mesures concrètes soient prises dans le cadre de la Loi de finances 2012”.
Articulées autour de 3 leviers de réflexion que sont la formation, l’apprentissage et les aides au recrutement, les vingt propositions de la CGEM sont accompagnées de conditions d'application.
À titre d'exemple, l'idée de la création d'un contrat d'intégration professionnelle avec une période d'essai de 3 mois renouvelable (BAC+3 et plus) est subordonnée à la réduction de 50% de l’impôt sur les sociétés (IS), et à la garantie de l'ensemble des droits sociaux y compris la retraite.
Autre exemple: à l'instauration d'un contrat d'insertion pour personnes en situation d'handicap, la CGEM suggère au gouvernement de réduire de 70% l'IS du coût annuel total du salarié et la garantie des droits sociaux.
En conclusion, l'orateur a indiqué que ces propositions ne sont que la base d'un débat que la CGEM espère constructif, car il ne saurait y avoir de développement économique sans progrès social... Et vice versa.
Publié le 1 février 2011
Mis en ligne le 2 février 2011
aufaitmaroc.com
Afin d’arriver à un pacte national, le patronat a adressé un memorundum aux partenaires sociaux comprenant vingt propositions pour la création d’emploi et la réduction du chômage qui ont été dévoilées hier à Casablanca.
Avant de dévoiler à la presse ses propositions, la commission emploi et relations sociales de la Confédération Générale des Entreprises Marocaines (CGEM), par la voix de son président, a d’abord dressé un tableau peu reluisant du monde du travail au Maroc.
“En guerre contre le chômage”
Dans son allocution liminaire, Jamal Belahrach a avancé ces quelques chiffres qui lui ont fait dire “il y a urgence, car s’agissant de l’emploi nous sommes en situation de guerre”.
Ainsi, le taux de chômage des jeunes (septembre 2010) est de 17,6%, les 15-29 ans représentent 62% des chômeurs et le taux d’activité de 49,9% (64% au niveau mondial).
Selon l’orateur, et sans compter avec le poids de l’informel, il y a actuellement des contraintes qui entravent la création d’emploi qu’il a résumées en ces points:
• Inadéquation entre l’offre et les besoins des entreprises
• Fiscalité des salaires élevée
• Peu d’implication des entreprises dans la création d’emploi
• Faiblesse des aides à l’emploi
• Flexibilité insuffisante du Code du Travail…etc.
À propos de ce dernier point, le président de la commission emploi et relations sociales au sein du patronat a jugé “très grave que sur les 11 millions de salariés que compte le pays, seul un million sont déclarés à la CNSS”
Les 20 travaux de la CGEM
Si l’orateur a longuement insisté sur la nécessité d’inculquer la culture de la formation et des stages au sein des entreprises, il a également rappelé que l’objectif de la CGEM est l’instauration d’un dialogue social entre les différents partenaires sociaux afin de parvenir à un pacte national qui ne précarise plus le monde du travail car, a-t-il assuré, il y a actuellement “une précarisation organisée (…) d’où la nécessité d’observer le civisme économique”.
Pour atteindre cet objectif, attache a d’ores et déjà été prise avec la Primature, le ministère du Travail et avec celui de l’Economie et des finances. “Si seulement 5 de nos propositions sont retenues par le gouvernement, nous aurions atteint notre objectif. Nous espérons que des mesures concrètes soient prises dans le cadre de la Loi de finances 2012”.
Articulées autour de 3 leviers de réflexion que sont la formation, l’apprentissage et les aides au recrutement, les vingt propositions de la CGEM sont accompagnées de conditions d'application.
À titre d'exemple, l'idée de la création d'un contrat d'intégration professionnelle avec une période d'essai de 3 mois renouvelable (BAC+3 et plus) est subordonnée à la réduction de 50% de l’impôt sur les sociétés (IS), et à la garantie de l'ensemble des droits sociaux y compris la retraite.
Autre exemple: à l'instauration d'un contrat d'insertion pour personnes en situation d'handicap, la CGEM suggère au gouvernement de réduire de 70% l'IS du coût annuel total du salarié et la garantie des droits sociaux.
En conclusion, l'orateur a indiqué que ces propositions ne sont que la base d'un débat que la CGEM espère constructif, car il ne saurait y avoir de développement économique sans progrès social... Et vice versa.
Publié le 1 février 2011
Mis en ligne le 2 février 2011
aufaitmaroc.com
