Le point sur la coopération franco-marocaines
29 Novembre 2007
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Dans le cadre de la coopération maroco-française, la radio Rabat Chaîne Inter vous propose cet entretien avec l'Ambassadeur de France à Rabat, M. Jean-François Thibault.
Q : Les relations entre la France et le Maroc sont excellentes. En témoigne la visite d'Etat au Maroc du Président français Nicolas Sarkozy le mois dernier. C'était la première visite que le Président effectuait dans la région du Maghreb. Une visite qui a été couronnée par la signature de plusieurs accords entre les deux pays, notamment pour la construction d'une ligne TGV entre Casablanca et Tanger et le coup d envoi d une coopération nucléaire civile au Maroc. Votre Excellence, la société Alstom Transport France a remporté le marché du tramway Rabat-Salé. Alstom, qui compte livrer 46 rames pour le futur tramway de Rabat. J'aimerais connaître votre réaction ?
R : Ecoutez, ma réaction est une réaction de grande satisfaction. Il est tout à fait clair que la décision qui vient d'être prise d'attribuer à Alstom le contrat pour le matériel roulant du tramway de Rabat est une décision qu'il faut rattacher à la visite d'Etat du Président de la République, puisque vous vous souvenez que le Président de la République avait été visiter le site d'aménagement de la vallée du Bouregreg. On lui avait présenté l'ensemble du projet, dans lequel s'intègre, d'ailleurs, le projet de tramway. Donc, le Président avait très fortement marqué son soutien à la candidature d'Alstom dans le cadre de ce projet.
Mais il n'y a pas que cet aspect-là, il y a d'autres aspects, notamment l'Agence Française de Développement, qui est impliquée dans des projets de financement sur les impacts sociaux du projet global. Donc, il y a beaucoup d'aspects dans le projet du Bouregreg qui nous permettront de développer la coopération franco-marocaine. Et donc, j'en suis extrêmement satisfait.
Q : La France est le premier investisseur au Maroc et également premier partenaire commercial du royaume. Quels sont les moyens mis par la France pour encourager les investisseurs français à venir nombreux au Maroc ?
R : D'abord, les investisseurs français au Maroc sont très nombreux d'ores et déjà. Et vous savez que les investissements directs étrangers au Maroc sont pour plus de 60% des investissements français aujourd'hui. Donc, c'est quand même un phénomène tout à fait remarquable et que personnellement, je trouve très significatif de l'intensité, de l'intimité de nos relations. Il faut reconnaître aussi que cette très grande part prise par les investisseurs français dans les investissements au Maroc est aussi liée au phénomène des privatisations. Vous savez que les privatisations des grands offices et des grandes sociétés publiques marocaines ont permis à un certain nombre d'opérateurs, dont les opérateurs français, d'investir au Maroc. Ce qu'il faut maintenant, c'est qu'au-delà des grands groupes qui ont investi au Maroc, peut-être les PME françaises ou les sociétés de taille plus petite ou moyenne soient encore plus mobilisées pour venir travailler, passer des alliances et opérer au Maroc. Et c'est ce à quoi notre ambassade s'emploie avec d'autres acteurs, comme la Chambre de commerce et d industrie française au Maroc et le groupe d'impulsion économique franco-marocain, qui sont des institutions qui encouragent les investisseurs quelle que soit la taille des entreprises concernées à venir au Maroc qui est un marché intéressant, ouvert, qui se libéralise et dans lequel ils ont tout intérêt à s'implanter.
Q : Un protocole d'accord en matière de nucléaire a été signé entre Rabat et Paris. Où en est ce projet ?
R : Ce qui a été décidé par les deux chefs d'Etat, par Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président de la République française, c'est qu'ils ont désigné chacun un de leurs très proches collaborateurs pour se réunir et fédérer les différents acteurs concernés des deux côtés sur la filière du nucléaire civil. Ca veut dire, les acteurs qui sont à la fois industriels mais aussi institutionnels, les centres de recherche, les instituts de formation, les instances gouvernementales, les opérateurs quels qu'ils soient, en France et au Maroc pour qu'on puisse aboutir très vite à un partenariat « bien ficelé », si je vous permettez cette expression, dans le domaine du nucléaire civil.
Q : Votre Excellence, un autre partenariat franco-marocain est en train de promouvoir la réforme des universités marocaines de façon à les rapprocher du dispositif européen pour en améliorer la compétitivité. Que pouvez-vous nous en dire ?
R : Exactement. Je crois que le domaine que vous abordez, la coopération universitaire, est un domaine extrêmement important. Effectivement, nous avons un programme de coopération qui se développe entre les deux conférences des présidents d'universités françaises et marocaines et vise à mettre le système marocain aux standards internationaux et européens en terme de délivrance de diplômes et de cursus. Donc, c'est très important parce que cela permet de désenclaver un petit peu l'université marocaine. Je ne sais pas si elle est enclavée, mais cela permet en tout cas de parfaire son intégration dans le système international. C'est d'ailleurs la volonté marocaine elle-même. Il ne s'agit pas de quelque chose qui est plaqué de l'extérieur, il s'agit vraiment d'accompagner un mouvement de réforme qui est en cours et qu'ont décidé les plus hautes autorités marocaines et les présidents d'universités. Donc, nous aidons, nous accompagnons, nous coopérons dans la mesure de ce qui nous est demandé par nos amis marocains.
Q : Vous allez contribuer à la construction d'une école Sciences-Po Paris ?
R : Ecoutez, sur Sciences-Po Paris, je crois que c'est un peu trop tôt pour qu'on en parle. C'est un sujet qui reste d'actualité, vous avez raison. C'est très important, d'ailleurs. Ce que je voudrais noter peut-être, si vous me le permettez, en ce qui concerne les décisions prises à l'occasion de la visite présidentielle, un accord a été passé pour l'installation à Casablanca d'une section de l'école supérieure de commerce de Toulouse qui sera un cursus véritablement franco-marocain, complètement du même niveau que cette école de commerce et qui permettra à des étudiants marocains sur place d'étudier dans un cadre tout à fait équivalent à celui de nos lycées français. Je crois que c'est un accord qui est aussi très important et qui en préfigure, j'en suis sûr, beaucoup d'autres dans le domaine des grandes écoles et des universités au Maroc.
Q : Et vous allez construire à Salé une université internationale ?
R : Alors, sur ce projet d'université internationale, il est en discussion. Nous nous y intéressons de très près. Vous savez, c'est un concept, vous l'avez dit, d'université internationale, c'est-à-dire c'est une université qui serait à la fois franco-marocaine mais qui aurait aussi une très forte dimension africaine. C'est une université qui pourrait sans doute accueillir les étudiants venus d'autres pays que la France ou le Maroc, et notamment des pays d'Afrique francophone. Donc, c'est un très beau projet, mais je ne voudrais pas que vous pensiez que c'est un projet qui a été totalement « ficelé » et abouti. On est encore en train d'en discuter. Les discussions se poursuivent et nous sommes très intéressés.
Q : Et puis la coopération, c'est aussi l'action culturelle et linguistique. Où en est cette coopération ?
R : La coopération culturelle et linguistique est extrêmement importante au Maroc. Il y a un réseau français au Maroc très étendu qui rassemble plus de 26.000 élèves dont 70 % sont des Marocains ou des Franco-marocains. C'est le réseau de l'AEFE, mais également de l'OSUI plus, depuis quelques temps, des écoles privées marocaines qui ont réussi une procédure d'homologation et qui dispensent un enseignement de la même nature que les autres entités que je viens d'évoquer. Et puis au-delà ce réseau proprement français au Maroc ou totalement intégré dans le système de l'éducation française, il y a toute la coopération que nous développons avec l'enseignement public marocain dans le cadre d'un certain nombre de programmes de coopération et je souhaite, évidemment, que cette coopération avec l'enseignement public marocain se renforce et se multiplie. J'aimerais beaucoup que des ponts, des échanges, des coopérations se créent un peu plus entre les deux réseaux que je viens d'évoquer : le petit réseau français et le très grand réseau de l'enseignement public marocain. Je crois que c'est l'une des voies pour l'avenir.
Pour le culturel que vous avez évoqué, laissez-moi simplement vous rappelez que nous avons au Maroc, je crois, 9 ou 10 instituts français selon les statuts plus trois alliances franco-marocaines dont une qui vient d'ouvrir récemment sur la côte atlantique qui complète les autres, à Safi. Donc, nous avons un réseau très dense d'alliances et d'instituts français qui ont, en fait, un double objectif : à la fois donner des cours de français langue étrangère pour des publics non francophones qui souhaitent apprendre le français -parmi eux il y a beaucoup de jeunes qui se préparent à l'université par ce biais -, ils sont 50.000, c'est le quart des effectifs mondiaux, et puis la deuxième dimension qui est la dimension culturelle de ces alliances et instituts, c'est-à-dire proposer au public marocain des activités culturelles, que ce soit la littérature, la peinture, le théâtre, la danse, enfin tout ce que vous pouvez imaginer, dans un esprit, évidemment, de coopération entre nos deux cultures, française et marocaine, qui sont deux grandes cultures, deux grandes traditions culturelles et linguistiques à travers le français et l'arabe et qui méritent d'être mises, en permanence, en coopération et en synergie.
Q : Un dernier mot, Votre Excellence, dans le cadre de l'Initiative nationale de développement humain, lancée par Sa Majesté Mohammed VI en 2005. La France accompagne le gouvernement dans le financement de plusieurs projets. Peut-on connaître le projet que la France a financé ?
R : Je crois que le Président de la République l'a redit de manière extrêmement claire devant le Parlement marocain, nous apportons notre soutien entier à l'initiative lancée par Sa Majesté, l'Initiative nationale de développement humain. C'est quelque chose qui nous paraît, évidemment, tout à fait fondamentale pour la réduction des écarts sociaux et pour le développement harmonieux tant économique que social de ce pays ami qu'est le Maroc. Et donc, ce soutien, il est total. Le Président de la République vient d'annoncer, à l occasion de sa visite d'Etat, que la France apporterait une contribution sous la forme d'une subvention de 8 millions d'euros.
Rabat Chaîne Inter
Publié le 30 novembre 2007
ambafrance-ma
Q : Les relations entre la France et le Maroc sont excellentes. En témoigne la visite d'Etat au Maroc du Président français Nicolas Sarkozy le mois dernier. C'était la première visite que le Président effectuait dans la région du Maghreb. Une visite qui a été couronnée par la signature de plusieurs accords entre les deux pays, notamment pour la construction d'une ligne TGV entre Casablanca et Tanger et le coup d envoi d une coopération nucléaire civile au Maroc. Votre Excellence, la société Alstom Transport France a remporté le marché du tramway Rabat-Salé. Alstom, qui compte livrer 46 rames pour le futur tramway de Rabat. J'aimerais connaître votre réaction ?
R : Ecoutez, ma réaction est une réaction de grande satisfaction. Il est tout à fait clair que la décision qui vient d'être prise d'attribuer à Alstom le contrat pour le matériel roulant du tramway de Rabat est une décision qu'il faut rattacher à la visite d'Etat du Président de la République, puisque vous vous souvenez que le Président de la République avait été visiter le site d'aménagement de la vallée du Bouregreg. On lui avait présenté l'ensemble du projet, dans lequel s'intègre, d'ailleurs, le projet de tramway. Donc, le Président avait très fortement marqué son soutien à la candidature d'Alstom dans le cadre de ce projet.
Mais il n'y a pas que cet aspect-là, il y a d'autres aspects, notamment l'Agence Française de Développement, qui est impliquée dans des projets de financement sur les impacts sociaux du projet global. Donc, il y a beaucoup d'aspects dans le projet du Bouregreg qui nous permettront de développer la coopération franco-marocaine. Et donc, j'en suis extrêmement satisfait.
Q : La France est le premier investisseur au Maroc et également premier partenaire commercial du royaume. Quels sont les moyens mis par la France pour encourager les investisseurs français à venir nombreux au Maroc ?
R : D'abord, les investisseurs français au Maroc sont très nombreux d'ores et déjà. Et vous savez que les investissements directs étrangers au Maroc sont pour plus de 60% des investissements français aujourd'hui. Donc, c'est quand même un phénomène tout à fait remarquable et que personnellement, je trouve très significatif de l'intensité, de l'intimité de nos relations. Il faut reconnaître aussi que cette très grande part prise par les investisseurs français dans les investissements au Maroc est aussi liée au phénomène des privatisations. Vous savez que les privatisations des grands offices et des grandes sociétés publiques marocaines ont permis à un certain nombre d'opérateurs, dont les opérateurs français, d'investir au Maroc. Ce qu'il faut maintenant, c'est qu'au-delà des grands groupes qui ont investi au Maroc, peut-être les PME françaises ou les sociétés de taille plus petite ou moyenne soient encore plus mobilisées pour venir travailler, passer des alliances et opérer au Maroc. Et c'est ce à quoi notre ambassade s'emploie avec d'autres acteurs, comme la Chambre de commerce et d industrie française au Maroc et le groupe d'impulsion économique franco-marocain, qui sont des institutions qui encouragent les investisseurs quelle que soit la taille des entreprises concernées à venir au Maroc qui est un marché intéressant, ouvert, qui se libéralise et dans lequel ils ont tout intérêt à s'implanter.
Q : Un protocole d'accord en matière de nucléaire a été signé entre Rabat et Paris. Où en est ce projet ?
R : Ce qui a été décidé par les deux chefs d'Etat, par Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président de la République française, c'est qu'ils ont désigné chacun un de leurs très proches collaborateurs pour se réunir et fédérer les différents acteurs concernés des deux côtés sur la filière du nucléaire civil. Ca veut dire, les acteurs qui sont à la fois industriels mais aussi institutionnels, les centres de recherche, les instituts de formation, les instances gouvernementales, les opérateurs quels qu'ils soient, en France et au Maroc pour qu'on puisse aboutir très vite à un partenariat « bien ficelé », si je vous permettez cette ex
Q : Votre Excellence, un autre partenariat franco-marocain est en train de promouvoir la réforme des universités marocaines de façon à les rapprocher du dispositif européen pour en améliorer la compétitivité. Que pouvez-vous nous en dire ?
R : Exactement. Je crois que le domaine que vous abordez, la coopération universitaire, est un domaine extrêmement important. Effectivement, nous avons un programme de coopération qui se développe entre les deux conférences des présidents d'universités françaises et marocaines et vise à mettre le système marocain aux standards internationaux et européens en terme de délivrance de diplômes et de cursus. Donc, c'est très important parce que cela permet de désenclaver un petit peu l'université marocaine. Je ne sais pas si elle est enclavée, mais cela permet en tout cas de parfaire son intégration dans le système international. C'est d'ailleurs la volonté marocaine elle-même. Il ne s'agit pas de quelque chose qui est plaqué de l'extérieur, il s'agit vraiment d'accompagner un mouvement de réforme qui est en cours et qu'ont décidé les plus hautes autorités marocaines et les présidents d'universités. Donc, nous aidons, nous accompagnons, nous coopérons dans la mesure de ce qui nous est demandé par nos amis marocains.
Q : Vous allez contribuer à la construction d'une école Sciences-Po Paris ?
R : Ecoutez, sur Sciences-Po Paris, je crois que c'est un peu trop tôt pour qu'on en parle. C'est un sujet qui reste d'actualité, vous avez raison. C'est très important, d'ailleurs. Ce que je voudrais noter peut-être, si vous me le permettez, en ce qui concerne les décisions prises à l'occasion de la visite présidentielle, un accord a été passé pour l'installation à Casablanca d'une section de l'école supérieure de commerce de Toulouse qui sera un cursus véritablement franco-marocain, complètement du même niveau que cette école de commerce et qui permettra à des étudiants marocains sur place d'étudier dans un cadre tout à fait équivalent à celui de nos lycées français. Je crois que c'est un accord qui est aussi très important et qui en préfigure, j'en suis sûr, beaucoup d'autres dans le domaine des grandes écoles et des universités au Maroc.
Q : Et vous allez construire à Salé une université internationale ?
R : Alors, sur ce projet d'université internationale, il est en discussion. Nous nous y intéressons de très près. Vous savez, c'est un concept, vous l'avez dit, d'université internationale, c'est-à-dire c'est une université qui serait à la fois franco-marocaine mais qui aurait aussi une très forte dimension africaine. C'est une université qui pourrait sans doute accueillir les étudiants venus d'autres pays que la France ou le Maroc, et notamment des pays d'Afrique francophone. Donc, c'est un très beau projet, mais je ne voudrais pas que vous pensiez que c'est un projet qui a été totalement « ficelé » et abouti. On est encore en train d'en discuter. Les discussions se poursuivent et nous sommes très intéressés.
Q : Et puis la coopération, c'est aussi l'action culturelle et linguistique. Où en est cette coopération ?
R : La coopération culturelle et linguistique est extrêmement importante au Maroc. Il y a un réseau français au Maroc très étendu qui rassemble plus de 26.000 élèves dont 70 % sont des Marocains ou des Franco-marocains. C'est le réseau de l'AEFE, mais également de l'OSUI plus, depuis quelques temps, des écoles privées marocaines qui ont réussi une procédure d'homologation et qui dispensent un enseignement de la même nature que les autres entités que je viens d'évoquer. Et puis au-delà ce réseau proprement français au Maroc ou totalement intégré dans le système de l'éducation française, il y a toute la coopération que nous développons avec l'enseignement public marocain dans le cadre d'un certain nombre de programmes de coopération et je souhaite, évidemment, que cette coopération avec l'enseignement public marocain se renforce et se multiplie. J'aimerais beaucoup que des ponts, des échanges, des coopérations se créent un peu plus entre les deux réseaux que je viens d'évoquer : le petit réseau français et le très grand réseau de l'enseignement public marocain. Je crois que c'est l'une des voies pour l'avenir.
Pour le culturel que vous avez évoqué, laissez-moi simplement vous rappelez que nous avons au Maroc, je crois, 9 ou 10 instituts français selon les statuts plus trois alliances franco-marocaines dont une qui vient d'ouvrir récemment sur la côte atlantique qui complète les autres, à Safi. Donc, nous avons un réseau très dense d'alliances et d'instituts français qui ont, en fait, un double objectif : à la fois donner des cours de français langue étrangère pour des publics non francophones qui souhaitent apprendre le français -parmi eux il y a beaucoup de jeunes qui se préparent à l'université par ce biais -, ils sont 50.000, c'est le quart des effectifs mondiaux, et puis la deuxième dimension qui est la dimension culturelle de ces alliances et instituts, c'est-à-dire proposer au public marocain des activités culturelles, que ce soit la littérature, la peinture, le théâtre, la danse, enfin tout ce que vous pouvez imaginer, dans un esprit, évidemment, de coopération entre nos deux cultures, française et marocaine, qui sont deux grandes cultures, deux grandes traditions culturelles et linguistiques à travers le français et l'arabe et qui méritent d'être mises, en permanence, en coopération et en synergie.
Q : Un dernier mot, Votre Excellence, dans le cadre de l'Initiative nationale de développement humain, lancée par Sa Majesté Mohammed VI en 2005. La France accompagne le gouvernement dans le financement de plusieurs projets. Peut-on connaître le projet que la France a financé ?
R : Je crois que le Président de la République l'a redit de manière extrêmement claire devant le Parlement marocain, nous apportons notre soutien entier à l'initiative lancée par Sa Majesté, l'Initiative nationale de développement humain. C'est quelque chose qui nous paraît, évidemment, tout à fait fondamentale pour la réduction des écarts sociaux et pour le développement harmonieux tant économique que social de ce pays ami qu'est le Maroc. Et donc, ce soutien, il est total. Le Président de la République vient d'annoncer, à l occasion de sa visite d'Etat, que la France apporterait une contribution sous la forme d'une subvention de 8 millions d'euros.
Rabat Chaîne Inter
Publié le 30 novembre 2007
ambafrance-ma
