Le Maroc croit en l'avenir de son industrie automobile

L'industrie automobile méditerranéenne n'échappe pas à la crise. Tous les pays la subissent de plein fouet, mais le soutien de l'Etat (et aussi de la BEI pour les Européens) limite la casse. Primes pour favoriser le changement de voiture, aides directes aux constructeurs, baisses momentanées de TVA, les parades jouent bien leur rôle.
Au Maroc, le chaud et le froid soufflent sur cette industrie. Des projets reculent, d'autres voient le jour.

Malmenés par la crise internationale, "les sous-traitants automobiles au Maroc accusent une baisse d’activité de l’ordre de 20 à 30%", indique Mohamed Ouzif, directeur de l’Association marocaine de l’industrie du commerce de l’automobile (Amica). "Sur le front de l’emploi, on n’observe pas de diminution en raison des conditions du plan anti-crise. Néanmoins, depuis le début de l’année, les CDD ne sont pas renouvelés".

Pour faire face à la crise, les autorités marocaines ont lancé un plan d’un montant de 1,3 md de dirhams, qui profite aux secteurs industriels les plus affectés.

Les grandes mesures sont la prise en charge des charges patronales pendant six mois, sous condition du maintien du niveau de l’emploi, le soutien au financement du besoin en fonds de roulement (via la garantie à hauteur de 65% des crédits d’exploitation, vis-à-vis des banques), enfin le report par les banques des échéances des crédits à moyen et long terme au profit des entreprises en difficulté.

Mis en ligne le 8 Juin 2009

econostrum.info