Le Maroc compte sur la microfinance pour créer des emplois.
17 Décembre 2012
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[AFP / Fadel Senna] Le gouvernement marocain souhaite développer la microfinance pour créer des emplois.
Le gouvernement marocain envisage d'utiliser le mécanisme du microcrédit pour créer deux millions d'emplois permanents au cours des dix prochaines années, au lieu du million actuellement projeté.
Les prêts consentis par les organismes de microcrédit sont exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) depuis 2006, mais cette disposition devrait s'arrêter le 31 décembre 2012.
Pour aider le secteur de la microfinance à se développer et encourager les micro-entrepreneurs à développer leurs activités, cette durée d'exonération de la TVA devrait être prolongée jusqu'au 31 décembre 2016, a expliqué le ministre du Budget Idriss Azami devant le parlement, le lundi 10 décembre.
La microfinance crée de réelles opportunités d'emplois au Maroc. Ce secteur a une place à part dans le système financier marocain, et agit comme un puissant moteur par le rôle qu'il joue dans l'intégration financière, la réduction de la pauvreté et l'intégration des membres économiquement faibles de la société par la création d'emplois et d'activités génératrices de revenu, a-t-il indiqué.
Selon le Centre Mohammed VI de soutien à la microfinance sociale, le secteur a permis, fin 2011, de créer près d'un million d'emplois permanents et quelque six mille emplois directs au sein des organismes de microcrédit.
Le président de la Fédération nationale du microcrédit Tarik Sijilmassi a déclaré que le gouvernement et la justice doivent protéger les intérêts de ce secteur, qui prouve son potentiel et crée 1,2 emploi pour chaque prêt. L'objectif, a-t-il ajouté, est d'augmenter le nombre d'emplois permanents créés au cours des dix prochaines années, pour le faire passer d'un à deux millions, avec un total de 3,2 millions de bénéficiaires.
L'économiste Mohamed Cherghouni a souligné que le soutien apporté aux micro-entrepreneurs en termes de formation et de sensibilisation était essentiel pour leur permettre de développer leurs micro-projets.
Les autorités marocaines semblent favorables à l'idée de développer ce secteur. Dans un message lu lors d'une conférence à Skhirat consacrée à ce secteur, le 11 octobre, le Roi Mohammed VI s'est dit favorable à la promotion de la microfinance.
"Ce secteur doit rester fidèle à son dessein original, qui est de soutenir, de financer et d'aider les entrepreneurs qui se lancent dans des activités génératrices de revenu au sein des communautés les plus défavorisées. De plus, il est toujours important de prendre en compte la dimension humaine lors de l'évaluation des besoins financiers, afin d'élargir les possibilités et les choix proposés aux femmes et aux hommes du Maroc", a ajouté le souverain.
Selon le ministre du Budget, des programmes sont en place pour couvrir le pays de manière plus globale, avec une priorité accordée aux zones rurales, dans lesquelles la pauvreté est omniprésente. Le but est de changer la vie quotidienne de la population.
Fouad Lahdef, 35 ans, a bénéficié il y a cinq ans d'un microcrédit de 5 000 dirhams. Il a ouvert un petit atelier et acheté une deuxième machine à coudre d'occasion. Muni de son diplôme d'électricien, il répare des appareils électroménagers, tandis que sa femme raccommode des vêtements pour hommes.
"Grâce à cette petite somme, ma vie a changé", a-t-il expliqué à Magharebia. "J'ai aujourd'hui un emploi stable et après deux ans de travail, je suis devenu auto-suffisant. Aujourd'hui, je loue une maison alors qu'auparavant, j'habitais chez mes parents", dit-il.
Et de conclure : "Au départ, ce n'était pas facile. Mais il faut oser franchir le premier pas. Grâce à mes économies, j'envisage maintenant d'étendre mon activité."
Siham Ali.
Magharebia.com
Publié le 14 décembre 2012.
Mis en ligne le 17 décembre 2012.
Le gouvernement marocain envisage d'utiliser le mécanisme du microcrédit pour créer deux millions d'emplois permanents au cours des dix prochaines années, au lieu du million actuellement projeté.
Les prêts consentis par les organismes de microcrédit sont exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) depuis 2006, mais cette disposition devrait s'arrêter le 31 décembre 2012.
Pour aider le secteur de la microfinance à se développer et encourager les micro-entrepreneurs à développer leurs activités, cette durée d'exonération de la TVA devrait être prolongée jusqu'au 31 décembre 2016, a expliqué le ministre du Budget Idriss Azami devant le parlement, le lundi 10 décembre.
La microfinance crée de réelles opportunités d'emplois au Maroc. Ce secteur a une place à part dans le système financier marocain, et agit comme un puissant moteur par le rôle qu'il joue dans l'intégration financière, la réduction de la pauvreté et l'intégration des membres économiquement faibles de la société par la création d'emplois et d'activités génératrices de revenu, a-t-il indiqué.
Selon le Centre Mohammed VI de soutien à la microfinance sociale, le secteur a permis, fin 2011, de créer près d'un million d'emplois permanents et quelque six mille emplois directs au sein des organismes de microcrédit.
Le président de la Fédération nationale du microcrédit Tarik Sijilmassi a déclaré que le gouvernement et la justice doivent protéger les intérêts de ce secteur, qui prouve son potentiel et crée 1,2 emploi pour chaque prêt. L'objectif, a-t-il ajouté, est d'augmenter le nombre d'emplois permanents créés au cours des dix prochaines années, pour le faire passer d'un à deux millions, avec un total de 3,2 millions de bénéficiaires.
L'économiste Mohamed Cherghouni a souligné que le soutien apporté aux micro-entrepreneurs en termes de formation et de sensibilisation était essentiel pour leur permettre de développer leurs micro-projets.
Les autorités marocaines semblent favorables à l'idée de développer ce secteur. Dans un message lu lors d'une conférence à Skhirat consacrée à ce secteur, le 11 octobre, le Roi Mohammed VI s'est dit favorable à la promotion de la microfinance.
"Ce secteur doit rester fidèle à son dessein original, qui est de soutenir, de financer et d'aider les entrepreneurs qui se lancent dans des activités génératrices de revenu au sein des communautés les plus défavorisées. De plus, il est toujours important de prendre en compte la dimension humaine lors de l'évaluation des besoins financiers, afin d'élargir les possibilités et les choix proposés aux femmes et aux hommes du Maroc", a ajouté le souverain.
Selon le ministre du Budget, des programmes sont en place pour couvrir le pays de manière plus globale, avec une priorité accordée aux zones rurales, dans lesquelles la pauvreté est omniprésente. Le but est de changer la vie quotidienne de la population.
Fouad Lahdef, 35 ans, a bénéficié il y a cinq ans d'un microcrédit de 5 000 dirhams. Il a ouvert un petit atelier et acheté une deuxième machine à coudre d'occasion. Muni de son diplôme d'électricien, il répare des appareils électroménagers, tandis que sa femme raccommode des vêtements pour hommes.
"Grâce à cette petite somme, ma vie a changé", a-t-il expliqué à Magharebia. "J'ai aujourd'hui un emploi stable et après deux ans de travail, je suis devenu auto-suffisant. Aujourd'hui, je loue une maison alors qu'auparavant, j'habitais chez mes parents", dit-il.
Et de conclure : "Au départ, ce n'était pas facile. Mais il faut oser franchir le premier pas. Grâce à mes économies, j'envisage maintenant d'étendre mon activité."
Siham Ali.
Magharebia.com
Publié le 14 décembre 2012.
Mis en ligne le 17 décembre 2012.
