Le Koweït accompagne le processus de développement au Maroc
27 Décembre 2006
Lu par 1800 personne(s)
Les échanges commerciaux demeurent en deçà des possibilités et des ambitions des deux pays
Si les relations entre le Maroc et le Koweït sont excellentes, elles sont désormais marquées par un dynamisme renouvelé depuis la création de la Haute commission mixte en juin 2001.
Aujourd'hui, le Koweït joue un rôle primordial dans les actions de développement au Maroc. Les échanges entre les deux pays sont encadrés par une vingtaine d'instruments dont une dizaine a trait à des prêts et à des garanties de crédits.
Le Royaume est le deuxième bénéficiaire des financements du Fonds koweïtien arabe de développement économique et social (FADES).
Depuis 1966, ce Fonds a financé 31 projets de développement au Maroc pour un montant global de l'ordre de 1,47 milliard de dollars, en plus d'une assistance technique se chiffrant à 500.000 dollars pour le financement d'études relatives à des projets d'approvisionnement du monde rural en eau potable.
Il a ainsi contribué au financement de projets de développement comme la construction des barrages, l'agriculture, l'irrigation, l'eau potable, l'électrification rurale, les aéroports et les autoroutes. Les récents projets portent sur la construction du port Tanger-Méditerranée, des autoroutes Settat-Marrakech et du barrage de Oued Rmel pour l'approvisionnement en eau du port de Tanger-Méditerranée, avec un montant global de neuf millions de dinars (290 millions DH). Le Fonds koweïtien pour le développement économique et social a également accordé au Maroc un prêt de 480 millions de dirhams (environ 50 millions de dollars) à titre de contribution au financement du projet de l'autoroute Marrakech-Agadir.
Ce prêt assorti d'un taux d'intérêt de 3,5 % et remboursable sur 22 ans, avec 5 ans de grâce, représente 5 % du coût global du projet. Il financera le tronçon autoroutier Imintanout-Argana (59 km).
En décembre 2006, le partenariat économique entre le Maroc et le Koweït a entamé sa vitesse de croisière, grâce à l'accord qui cautionne, à hauteur de 450 millions de dirhams, le projet de construction de la voie rapide Fès-Oujda, conclu entre Autoroutes du Maroc et le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe.
De même, un mémorandum d'entente a été signé portant sur la création de la société maroco-koweïtienne "Al Ajial" avec le groupe "Addoha".
Elle sera chargée du développement des complexes de logement et de la construction des infrastructures pour les projets immobiliers dans différentes villes du Maroc.
Le FADES entend s'investir davantage dans le financement d'autres projets portant, entre autres, sur la lutte contre la pauvreté, l'emploi, l'habitat social, la mobilisation de l'eau en milieu rural, l'agriculture, les ressources halieutiques, la marine marchande et les infrastructures.
Le Koweït participe dans le capital de Maroc Telecom. Pour ce qui est des investissements koweïtiens, ils ont fortement progressé depuis la création, en 1976, du groupe maroco-koweïtien pour le éveloppement (CMKD).
Cet organisme a financé plusieurs projets dans différents secteurs d'activité, notamment le tourisme, l'immobilier, l'industrie et les finances. Les conventions de crédit et de garantie conclues entre le FKDEA et le Royaume confortent ainsi la place qu'occupe le Maroc dans la stratégie de cette institution financière dont il se classe au troisième rang des bénéficiaires des crédits.
Quant au koweïtien Independant Petroleum (IPG), dont la création remonte aussi à 1976, il gère et exploite des terminaux pétroliers et chimiques, comme il opère dans les métiers de logistique de produits pétroliers (transport maritime, transport par pipelines).
IPG est une société koweïtienne cotée à la Bourse de Koweït. Néanmoins, les échanges commerciaux demeurent en deçà des possibilités et des ambitions des deux pays. En effet, ils disposent d'un potentiel très élevé en matière de coopération, mais n'en tirent pas encore tous les bénéfices requis, malgré les efforts consentis pour créer un environnement favorable aux échanges et aux investissements et malgré la mise en place des cadres institutionnels requis et l'adoption des arrangements structurels et administratifs propres à faciliter le transfert de capitaux entre Rabat et Koweït City.
lematin.ma
Si les relations entre le Maroc et le Koweït sont excellentes, elles sont désormais marquées par un dynamisme renouvelé depuis la création de la Haute commission mixte en juin 2001.
Aujourd'hui, le Koweït joue un rôle primordial dans les actions de développement au Maroc. Les échanges entre les deux pays sont encadrés par une vingtaine d'instruments dont une dizaine a trait à des prêts et à des garanties de crédits.
Le Royaume est le deuxième bénéficiaire des financements du Fonds koweïtien arabe de développement économique et social (FADES).
Depuis 1966, ce Fonds a financé 31 projets de développement au Maroc pour un montant global de l'ordre de 1,47 milliard de dollars, en plus d'une assistance technique se chiffrant à 500.000 dollars pour le financement d'études relatives à des projets d'approvisionnement du monde rural en eau potable.
Il a ainsi contribué au financement de projets de développement comme la construction des barrages, l'agriculture, l'irrigation, l'eau potable, l'électrification rurale, les aéroports et les autoroutes. Les récents projets portent sur la construction du port Tanger-Méditerranée, des autoroutes Settat-Marrakech et du barrage de Oued Rmel pour l'approvisionnement en eau du port de Tanger-Méditerranée, avec un montant global de neuf millions de dinars (290 millions DH). Le Fonds koweïtien pour le développement économique et social a également accordé au Maroc un prêt de 480 millions de dirhams (environ 50 millions de dollars) à titre de contribution au financement du projet de l'autoroute Marrakech-Agadir.
Ce prêt assorti d'un taux d'intérêt de 3,5 % et remboursable sur 22 ans, avec 5 ans de grâce, représente 5 % du coût global du projet. Il financera le tronçon autoroutier Imintanout-Argana (59 km).
En décembre 2006, le partenariat économique entre le Maroc et le Koweït a entamé sa vitesse de croisière, grâce à l'accord qui cautionne, à hauteur de 450 millions de dirhams, le projet de construction de la voie rapide Fès-Oujda, conclu entre Autoroutes du Maroc et le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe.
De même, un mémorandum d'entente a été signé portant sur la création de la société maroco-koweïtienne "Al Ajial" avec le groupe "Addoha".
Elle sera chargée du développement des complexes de logement et de la construction des infrastructures pour les projets immobiliers dans différentes villes du Maroc.
Le FADES entend s'investir davantage dans le financement d'autres projets portant, entre autres, sur la lutte contre la pauvreté, l'emploi, l'habitat social, la mobilisation de l'eau en milieu rural, l'agriculture, les ressources halieutiques, la marine marchande et les infrastructures.
Le Koweït participe dans le capital de Maroc Telecom. Pour ce qui est des investissements koweïtiens, ils ont fortement progressé depuis la création, en 1976, du groupe maroco-koweïtien pour le éveloppement (CMKD).
Cet organisme a financé plusieurs projets dans différents secteurs d'activité, notamment le tourisme, l'immobilier, l'industrie et les finances. Les conventions de crédit et de garantie conclues entre le FKDEA et le Royaume confortent ainsi la place qu'occupe le Maroc dans la stratégie de cette institution financière dont il se classe au troisième rang des bénéficiaires des crédits.
Quant au koweïtien Independant Petroleum (IPG), dont la création remonte aussi à 1976, il gère et exploite des terminaux pétroliers et chimiques, comme il opère dans les métiers de logistique de produits pétroliers (transport maritime, transport par pipelines).
IPG est une société koweïtienne cotée à la Bourse de Koweït. Néanmoins, les échanges commerciaux demeurent en deçà des possibilités et des ambitions des deux pays. En effet, ils disposent d'un potentiel très élevé en matière de coopération, mais n'en tirent pas encore tous les bénéfices requis, malgré les efforts consentis pour créer un environnement favorable aux échanges et aux investissements et malgré la mise en place des cadres institutionnels requis et l'adoption des arrangements structurels et administratifs propres à faciliter le transfert de capitaux entre Rabat et Koweït City.
lematin.ma
