Le dirigeant est un pilote
19 Juin 2009
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Florian Mantione est non seulement un chef d'entreprise mais aussi un créateur de lien social, un passeur et un humaniste. ReKrute.com toujours à l'affût des nouvelles tendances s'est fortement intéressé à la vie de cet agitateur d'idées qui révèle en toute finesse certaines réalités de la vie de l'entreprise au travers d'une sélection d'articles que nous vous ferons découvrir au fil des semaines qui viennent.
Le dirigeant ne gère pas des ressources humaines, il les pilote !
Cette image se réfère à la symbolique du bateau qu’empruntent le capitaine et son équipage pour se rendre à bon port.
Sénèque, déjà, disait « il n’est de bon vent pour celui qui ne sait ni d’où il vient, ni où il va ». Cela veut dire que le dirigeant doit en permanence rappeler le projet d’entreprise, les efforts réalisés et ce qu’il reste à parcourir. Pour mobiliser une équipe, il faut un challenge et un cap tracé par le capitaine.
La difficulté réside, en partie, dans la représentation que se font les membres de l’équipage. Etre sur le même bateau veut dire, pour certains, être sur le même « paquebot » (avec ses lourdeurs et son manque de réactivité), pour d’autres être sur une « galère » (avec des cadences infernales et sans reconnaissance), pour d’autres enfin être sur un « voilier » (source de plaisir et d’épanouissement)…
Sur un bateau cohabitent un «métier principal» et des « métiers supports ». Le but est de transporter des marchandises ou des passagers. Mais le mécanicien est aussi important que le cuistot ou l’infirmière… En entreprise, il en va de même : il n’ y a pas que la production ou que le commercial qui comptent. Chaque fonction est importante et, dans ces conditions, il est inutile de parler des « productifs » et des « non productifs ». Nous sommes tous dépendants de tout le monde, de la standardiste, du chauffeur-livreur… et du dirigeant.
Sur un bateau, nous devons affronter ensemble les tempêtes et jouir ensemble des vents favorables. En entreprise, il devrait en être de même. C’est à dire que l’on devrait se serrer les coudes en périodes de crise (mais quid de ces satanés « avantages acquis » et de ceux qui préfèrent couler le navire plutôt que d’y renoncer…) et de se partager le gâteau différemment quand les affaires sont prospères…
Sur un bateau, on embarque les meilleurs coéquipiers et on doit se séparer, à certains ports, de ceux dont la route diverge… En entreprise, cela signifie que la sélection est rigoureuse et que chaque collaborateur doit être compétent au poste qu’il occupe. Cela signifie que l’on ne doit pas traîner des « boulets ». Il faut s’en séparer au risque de freiner le bateau tout entier. Bien sûr, il est hors de question de les jeter par dessus le bastingage, ni de les mettre sur un canot avec une gourde et des biscuits, mais de les déposer à un port où ils pourront rebondir efficacement (merci l’outplacement).
Voilà, avec tout cela, le dirigeant pourra mobiliser, animer, motiver.
Bref, il sera un véritable pilote !
Extrait de l'ouvrage "Florilège de vitamines intellectuelles pour un management de bon sens"
Auteur Florian Mantione
Mis en ligne le 19 Juin 2009
florianmantione.com
Le dirigeant ne gère pas des ressources humaines, il les pilote !
Cette image se réfère à la symbolique du bateau qu’empruntent le capitaine et son équipage pour se rendre à bon port.
Sénèque, déjà, disait « il n’est de bon vent pour celui qui ne sait ni d’où il vient, ni où il va ». Cela veut dire que le dirigeant doit en permanence rappeler le projet d’entreprise, les efforts réalisés et ce qu’il reste à parcourir. Pour mobiliser une équipe, il faut un challenge et un cap tracé par le capitaine.
La difficulté réside, en partie, dans la représentation que se font les membres de l’équipage. Etre sur le même bateau veut dire, pour certains, être sur le même « paquebot » (avec ses lourdeurs et son manque de réactivité), pour d’autres être sur une « galère » (avec des cadences infernales et sans reconnaissance), pour d’autres enfin être sur un « voilier » (source de plaisir et d’épanouissement)…
Sur un bateau cohabitent un «métier principal» et des « métiers supports ». Le but est de transporter des marchandises ou des passagers. Mais le mécanicien est aussi important que le cuistot ou l’infirmière… En entreprise, il en va de même : il n’ y a pas que la production ou que le commercial qui comptent. Chaque fonction est importante et, dans ces conditions, il est inutile de parler des « productifs » et des « non productifs ». Nous sommes tous dépendants de tout le monde, de la standardiste, du chauffeur-livreur… et du dirigeant.
Sur un bateau, nous devons affronter ensemble les tempêtes et jouir ensemble des vents favorables. En entreprise, il devrait en être de même. C’est à dire que l’on devrait se serrer les coudes en périodes de crise (mais quid de ces satanés « avantages acquis » et de ceux qui préfèrent couler le navire plutôt que d’y renoncer…) et de se partager le gâteau différemment quand les affaires sont prospères…
Sur un bateau, on embarque les meilleurs coéquipiers et on doit se séparer, à certains ports, de ceux dont la route diverge… En entreprise, cela signifie que la sélection est rigoureuse et que chaque collaborateur doit être compétent au poste qu’il occupe. Cela signifie que l’on ne doit pas traîner des « boulets ». Il faut s’en séparer au risque de freiner le bateau tout entier. Bien sûr, il est hors de question de les jeter par dessus le bastingage, ni de les mettre sur un canot avec une gourde et des biscuits, mais de les déposer à un port où ils pourront rebondir efficacement (merci l’outplacement).
Voilà, avec tout cela, le dirigeant pourra mobiliser, animer, motiver.
Bref, il sera un véritable pilote !
Extrait de l'ouvrage "Florilège de vitamines intellectuelles pour un management de bon sens"
Auteur Florian Mantione
Mis en ligne le 19 Juin 2009
florianmantione.com
