L'appel à candidature à petite dose

• 28% des postes de responsabilité renouvelés par ce biais

• Il a permis aux femmes de percer

Plus besoin d’attendre des décennies pour accéder à un poste de responsabilité. L’appel à candidature permet le rajeunissement de l’encadrement du ministère des Finances et il constitue aussi un accélérateur de carrière: cinq responsables sur dix nommés par appel à candidature ont moins de 40 ans contre 14% dans le cadre des nominations par désignation. Depuis 2002, 48 appels à candidatures ont été lancés pour les postes de chefs de service et de division, suite à un départ à la retraite ou à la mobilité. Ce qui a permis de renouveler 28% des postes de responsabilité.
Ce «procédé» a également facilité l’accès des femmes aux postes de responsabilités. Elles ont obtenu 18% de l’ensemble des postes mis en concurrence, soit 10% des postes de chefs de division et 20% des postes de chefs de service.

La nouvelle formule a également été bénéfique aux diplômés : 99% des responsables nommés par appel à candidature sont titulaires d’un diplôme supérieur: 77% ont un bac+5 et 22% un bac+4. Les ingénieurs ont accédé à 36% des postes mis en concurrence contre 13% dans le cadre des nominations effectuées selon une procédure différente.
Au-delà de ces statistiques, c’est toute la gestion des ressources humaines qui est en train de connaître des changements. Le processus prendra du temps puisqu’il faut rompre avec des pratiques ancrées depuis plusieurs années. C’est le cas par exemple de l’évaluation mise en place l’année dernière. Son objectif est de rompre avec les bonnes notes distribuées à tour de bras. Un but qui n’est pas encore atteint. Mais Omar Faraj, directeur des Affaires administratives au ministère de l’Economie et des Finances parle «d’un léger mieux». Dans la fonction publique en général, le travail par objectif n’est pas encore au rendez-vous. Les objectifs sont généralement globaux. « Il faut beaucoup de sensibilisation et également la conduite du changement», soutient Omar Faraj.

Contre les certificats médicaux, le département des Finances a mis en place quelques mesures. Lorsque les arrêts maladie dépassent un certain nombre de jours, ils sont retranchés de la prime. La moyenne de l’absentéisme pour maladie est de 8 jours par an. Le ministère est également en train d’installer les contrôles d’accès, un système qui devrait en principe être généralisé à l’ensemble des départements.

Il permettrait de limiter le phénomène des fonctionnaires «zombies», ceux qui pointent et disparaissent pour le reste de la journée. Ce système permettrait d’instaurer un assouplissement du temps de travail, lequel est très demandé par les fonctionnaires. L’essentiel est qu’ils bouclent les trente six heures et demi de travail par semaine.

Mis en ligne le 25 mars 2008

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