La reprise se profile à l'horizon
13 Janvier 2009
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Le porte-parole du groupe des principales banques centrales Jean-Claude Trichet a confirmé lundi "une normalisation progressive de l'économie" mondiale, principalement grâce au dynamisme des pays émergents.
"Au niveau global, il y a une confirmation d'une normalisation progressive de l'économie", a expliqué M. Trichet à l'issue d'une réunion des gouverneurs des principaux instituts d'émission à la Banque des règlements internationaux (BRI) de Bâle.
"Nous sommes sur le mode de la reprise, cela est dû en grande partie aux économies émergentes qui ont démontré leur endurance" durant la crise économique, a ajouté Jean-Claude Trichet, également président de la Banque centrale européenne (BCE).
Concernant les risques d'inflation, le patron de la BCE a réaffirmé l'objectif des instituts d'émissions d'"ancrer solidement la stabilité des prix à moyen et long terme", un objectif nécessaire pour garantir la confiance dans le secteur financier. Bien que l'inflation soit à des niveaux extrêmement bas (0,9% sur un an dans la zone euro), les spécialistes craignent une remontée des prix à la consommation, notamment en raison du niveau élevé de liquidités déversées sur les marchés dans le cadre des plans de soutien gouvernementaux. La BRI, où se sont réunis les grands argentiers durant le week-end, a pris un rôle majeur dans la régulation du système financier international. Elle héberge notamment le comité de Bâle de supervision bancaire, qui a approuvé en décembre une série de mesures destinées à améliorer la stabilité du secteur d'ici à la fin 2012, notamment le niveau de liquidités et le problème du risque systémique.
"Nous disposons d'une année entière pour calibrer (ces réformes) et voir exactement quelles seront les mesures appropriées", a souligné M. Trichet. Ce dernier a cependant averti que les banques devaient tout mettre en œuvre pour renforcer leurs bilans "par tous les moyens appropriés", notamment par l'émission de nouvelles actions, en mettant leurs profits de côté et en ayant une politique de rémunération plus "modérée".
"La mise en place rapide des réformes du comité de Bâle est cruciale pour obtenir un système bancaire plus résistant", a insisté M. Trichet, selon un communiqué du groupe des gouverneurs des banques centrales et des régulateurs, publié lundi. Les banques craignent de leur côté que des mesures plus strictes en matière de liquidité et de capitaux propres les forcent à mettre plus d'argent de côté, réduisant du coup leur profitabilité.
Le Conseil de stabilité financière (FSB), un autre organisme de supervision hébergé par la BRI, va présenter aux membres du G20 en juin ses conclusions préliminaires sur la réforme du secteur financier. Face à l'optimisme de M. Trichet concernant l'économie dans son ensemble, son confrère Mario Draghi est resté plus prudent au sujet du secteur financier. Le président du FSB avait ainsi prévenu samedi que même si la situation s'était "améliorée" pour les banques, elle restait encore "très fragile".
Une mission du FMI en Grèce
Le Fonds monétaire international a annoncé lundi l'envoi d'une mission en Grèce à la demande des autorités d'Athènes, indiquant qu'y serait examinée «l'éventualité d'une assistance technique» pour aider à redresser les finances publiques du pays. «A la demande des autorités grecques, une équipe du Fonds monétaire international se rendra à Athènes à partir du 12 janvier (mardi) pendant environ une semaine pour examiner l'éventualité d'une assistance technique du FMI sur la réforme des retraites, la politique fiscale, l'administration fiscale et la gestion du budget», a indiqué un porte-parole du FMI à Washington dans un communiqué. «La mission s'inscrit dans le cadre de la surveillance habituelle que le FMI apporte à ses Etats membres», a ajouté ce porte-parole.
Publié le 12 Janvier 2010
Mis en ligne le 13 Janvier
lematin.ma
"Au niveau global, il y a une confirmation d'une normalisation progressive de l'économie", a expliqué M. Trichet à l'issue d'une réunion des gouverneurs des principaux instituts d'émission à la Banque des règlements internationaux (BRI) de Bâle.
"Nous sommes sur le mode de la reprise, cela est dû en grande partie aux économies émergentes qui ont démontré leur endurance" durant la crise économique, a ajouté Jean-Claude Trichet, également président de la Banque centrale européenne (BCE).
Concernant les risques d'inflation, le patron de la BCE a réaffirmé l'objectif des instituts d'émissions d'"ancrer solidement la stabilité des prix à moyen et long terme", un objectif nécessaire pour garantir la confiance dans le secteur financier. Bien que l'inflation soit à des niveaux extrêmement bas (0,9% sur un an dans la zone euro), les spécialistes craignent une remontée des prix à la consommation, notamment en raison du niveau élevé de liquidités déversées sur les marchés dans le cadre des plans de soutien gouvernementaux. La BRI, où se sont réunis les grands argentiers durant le week-end, a pris un rôle majeur dans la régulation du système financier international. Elle héberge notamment le comité de Bâle de supervision bancaire, qui a approuvé en décembre une série de mesures destinées à améliorer la stabilité du secteur d'ici à la fin 2012, notamment le niveau de liquidités et le problème du risque systémique.
"Nous disposons d'une année entière pour calibrer (ces réformes) et voir exactement quelles seront les mesures appropriées", a souligné M. Trichet. Ce dernier a cependant averti que les banques devaient tout mettre en œuvre pour renforcer leurs bilans "par tous les moyens appropriés", notamment par l'émission de nouvelles actions, en mettant leurs profits de côté et en ayant une politique de rémunération plus "modérée".
"La mise en place rapide des réformes du comité de Bâle est cruciale pour obtenir un système bancaire plus résistant", a insisté M. Trichet, selon un communiqué du groupe des gouverneurs des banques centrales et des régulateurs, publié lundi. Les banques craignent de leur côté que des mesures plus strictes en matière de liquidité et de capitaux propres les forcent à mettre plus d'argent de côté, réduisant du coup leur profitabilité.
Le Conseil de stabilité financière (FSB), un autre organisme de supervision hébergé par la BRI, va présenter aux membres du G20 en juin ses conclusions préliminaires sur la réforme du secteur financier. Face à l'optimisme de M. Trichet concernant l'économie dans son ensemble, son confrère Mario Draghi est resté plus prudent au sujet du secteur financier. Le président du FSB avait ainsi prévenu samedi que même si la situation s'était "améliorée" pour les banques, elle restait encore "très fragile".
Une mission du FMI en Grèce
Le Fonds monétaire international a annoncé lundi l'envoi d'une mission en Grèce à la demande des autorités d'Athènes, indiquant qu'y serait examinée «l'éventualité d'une assistance technique» pour aider à redresser les finances publiques du pays. «A la demande des autorités grecques, une équipe du Fonds monétaire international se rendra à Athènes à partir du 12 janvier (mardi) pendant environ une semaine pour examiner l'éventualité d'une assistance technique du FMI sur la réforme des retraites, la politique fiscale, l'administration fiscale et la gestion du budget», a indiqué un porte-parole du FMI à Washington dans un communiqué. «La mission s'inscrit dans le cadre de la surveillance habituelle que le FMI apporte à ses Etats membres», a ajouté ce porte-parole.
Publié le 12 Janvier 2010
Mis en ligne le 13 Janvier
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