La croissance se tasse en Méditerranée
21 Juillet 2006
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• 262 millions d’arrivées en 2005 dans la première région touristique dans le globe
• Les professionnels veulent redonner à la zone une identité forte
LE tourisme assure un pourcentage élevé des recettes en devises des pays méditerranéens et le secteur touristique représente une part essentielle de leur PIB. Le ralentissement de l’économie mondiale, amorcé en 2001, a affecté le tourisme, et les attentats du 11 septembre ont provoqué une chute brutale du transport aérien et, par conséquent, de la fréquentation touristique. L’impact a été très important pour le bassin méditerranéen.
Depuis fin 2003, le tourisme mondial a repris son essor et refait son retard. La part de marché de la Méditerranée décroît au profit des autres destinations, plus vigoureuses dans leurs attractions et leurs politiques de promotion auprès d’un touriste de plus en plus soucieux du rapport qualité/prix. En effet, la région méditerranéenne, première destination touristique dans le monde, enregistre en 2005 un peu moins de 262 millions d’arrivées, soit une croissance de 3,7%, c’est deux points en dessous du taux de croissance du tourisme international (5,8%).
Depuis deux ans (2004-2005), les voyages longue distance ont repris de la vigueur, grâce notamment à la baisse des tarifs dans l’aérien. Sur les arrivées 2005, plus de quatre touristes sur cinq le sont à destination des pays de l’Union européenne riverains de la Méditerranée, marchés matures, qui renouvellent peu leurs offres et qui progressent peu (+3,14%).
Le tourisme demeure un secteur délaissé dans la coopération euro-méditerranéenne. Dix ans après la déclaration de Barcelone, le partenariat entre l’Union européenne et les pays de la rive Sud doit trouver de nouveaux axes stratégiques de développement. Les conclusions du Sommet de Barcelone en novembre 2005 engagent à «une coopération visant à accroître la contribution du tourisme à la création d’emplois, au développement des infrastructures et à la compréhension interculturelle, tout en veillant à la viabilité environnementale».
Lancée en décembre 2005, l’association META (méditerranean travel association) s’est fixé, comme objectif à court terme, de devenir le forum permanent des professionnels et institutionnels du tourisme et des voyages exerçant en (ou vers) la Méditerranée.
Malgré son jeune âge, l’association prépare activement ses services: statistiques et projections, distribution de l’information propre aux marchés méditerranéens, gestion des crises, création d’événements, workshops, prise en compte des contraintes de l’environnement par les grands investisseurs touristiques.
META compte devenir par l’intermédiaire de ses membres -poids lourds du tourisme mondial- une interlocutrice crédible, pour trouver des solutions concrètes et directement opérationnelles dans les diverses problématiques du tourisme de la région.
La place prépondérante, aujourd’hui, des loisirs dans la vie des individus, la recherche accrue de la qualité, voire du luxe, l’individualisme, le poids sans cesse croissant des médias,… susciteraient le développement d’une demande plus diversifiée, plus soucieuse de sécurité et plus attentive à l’environnement.
L’Economiste.com
• Les professionnels veulent redonner à la zone une identité forte
LE tourisme assure un pourcentage élevé des recettes en devises des pays méditerranéens et le secteur touristique représente une part essentielle de leur PIB. Le ralentissement de l’économie mondiale, amorcé en 2001, a affecté le tourisme, et les attentats du 11 septembre ont provoqué une chute brutale du transport aérien et, par conséquent, de la fréquentation touristique. L’impact a été très important pour le bassin méditerranéen.
Depuis fin 2003, le tourisme mondial a repris son essor et refait son retard. La part de marché de la Méditerranée décroît au profit des autres destinations, plus vigoureuses dans leurs attractions et leurs politiques de promotion auprès d’un touriste de plus en plus soucieux du rapport qualité/prix. En effet, la région méditerranéenne, première destination touristique dans le monde, enregistre en 2005 un peu moins de 262 millions d’arrivées, soit une croissance de 3,7%, c’est deux points en dessous du taux de croissance du tourisme international (5,8%).
Depuis deux ans (2004-2005), les voyages longue distance ont repris de la vigueur, grâce notamment à la baisse des tarifs dans l’aérien. Sur les arrivées 2005, plus de quatre touristes sur cinq le sont à destination des pays de l’Union européenne riverains de la Méditerranée, marchés matures, qui renouvellent peu leurs offres et qui progressent peu (+3,14%).
Le tourisme demeure un secteur délaissé dans la coopération euro-méditerranéenne. Dix ans après la déclaration de Barcelone, le partenariat entre l’Union européenne et les pays de la rive Sud doit trouver de nouveaux axes stratégiques de développement. Les conclusions du Sommet de Barcelone en novembre 2005 engagent à «une coopération visant à accroître la contribution du tourisme à la création d’emplois, au développement des infrastructures et à la compréhension interculturelle, tout en veillant à la viabilité environnementale».
Lancée en décembre 2005, l’association META (méditerranean travel association) s’est fixé, comme objectif à court terme, de devenir le forum permanent des professionnels et institutionnels du tourisme et des voyages exerçant en (ou vers) la Méditerranée.
Malgré son jeune âge, l’association prépare activement ses services: statistiques et projections, distribution de l’information propre aux marchés méditerranéens, gestion des crises, création d’événements, workshops, prise en compte des contraintes de l’environnement par les grands investisseurs touristiques.
META compte devenir par l’intermédiaire de ses membres -poids lourds du tourisme mondial- une interlocutrice crédible, pour trouver des solutions concrètes et directement opérationnelles dans les diverses problématiques du tourisme de la région.
La place prépondérante, aujourd’hui, des loisirs dans la vie des individus, la recherche accrue de la qualité, voire du luxe, l’individualisme, le poids sans cesse croissant des médias,… susciteraient le développement d’une demande plus diversifiée, plus soucieuse de sécurité et plus attentive à l’environnement.
L’Economiste.com
