La cooptation, nouvelle méthode d’embauche dans la finance ?
31 Octobre 2007
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La pratique est très répandue dans les banques anglo-saxonnes. Les Français semblent encore avoir des réticences, tant du côté recruteurs que « coopteurs ».
Apparue il y a vingt ans aux Etats-Unis, la cooptation est un mode de recrutement par lequel les entreprises incitent leurs employés à leur proposer des candidats intéressants parmi leurs relations. Cela se fait généralement en échange d’une contribution financière de quelques centaines d’euros quand l’embauche a lieu et que le nouvel employé est confirmé dans son poste.
Certains cabinets de recrutement font grise mise. Cette méthode se révélant bien moins onéreuse qu’un recrutement indirect. D’autres en font leur partie, et n’hésitent pas à avoir recours à des sites internet d’e-cooptation (JobMeeters, Cooptin,…).
« La cooptation est déontologiquement difficile à pratiquer pour un cabinet de conseil en recrutement tandis que, lorsque nous passons par ce genre de sites, les règles du jeu ont le mérite d’être claires pour tout le monde », indique Jérôme Bonnard, directeur de RCBF Consulting, spécialisé dans le recrutement d’ingénieurs pour les marchés financiers.
Un problème de mentalité
Outre-Atlantique toutes les grandes banques – de Morgan Stanley à Lehman Brothers – se sont pliées au jeu, avec même une surenchère au niveau des compensations (cela peut aller jusqu’à une BMW flambant neuve !). Dans l’Hexagone, en revanche, des freins psychologiques semblent encore empêcher la diffusion de cette pratique, considérée comme un passe-droits qui ne dirait pas son nom.
C’est donc pour une question d’image que les recruteurs préfèrent limiter la cooptation à 20% de leurs embauches. « Les coopteurs eux-mêmes se montrent réticents, sauf dans les SSII et les salles de marché où cette pratique est plus ancienne, explique un consultant RH. Le fait qu’un coopteur ne puisse s’engager que s’il y a une prime à la clé casse un peu la relation de confiance que nous voulons établir ».
Mais jusqu’à quand les banques et autres institutions financières pourront se payer le luxe de cette frilosité quand le marché des talents ne cesse de se tendre ?
Publié le 31 Octobre 2007
Efinancialcareers
Apparue il y a vingt ans aux Etats-Unis, la cooptation est un mode de recrutement par lequel les entreprises incitent leurs employés à leur proposer des candidats intéressants parmi leurs relations. Cela se fait généralement en échange d’une contribution financière de quelques centaines d’euros quand l’embauche a lieu et que le nouvel employé est confirmé dans son poste.
Certains cabinets de recrutement font grise mise. Cette méthode se révélant bien moins onéreuse qu’un recrutement indirect. D’autres en font leur partie, et n’hésitent pas à avoir recours à des sites internet d’e-cooptation (JobMeeters, Cooptin,…).
« La cooptation est déontologiquement difficile à pratiquer pour un cabinet de conseil en recrutement tandis que, lorsque nous passons par ce genre de sites, les règles du jeu ont le mérite d’être claires pour tout le monde », indique Jérôme Bonnard, directeur de RCBF Consulting, spécialisé dans le recrutement d’ingénieurs pour les marchés financiers.
Un problème de mentalité
Outre-Atlantique toutes les grandes banques – de Morgan Stanley à Lehman Brothers – se sont pliées au jeu, avec même une surenchère au niveau des compensations (cela peut aller jusqu’à une BMW flambant neuve !). Dans l’Hexagone, en revanche, des freins psychologiques semblent encore empêcher la diffusion de cette pratique, considérée comme un passe-droits qui ne dirait pas son nom.
C’est donc pour une question d’image que les recruteurs préfèrent limiter la cooptation à 20% de leurs embauches. « Les coopteurs eux-mêmes se montrent réticents, sauf dans les SSII et les salles de marché où cette pratique est plus ancienne, explique un consultant RH. Le fait qu’un coopteur ne puisse s’engager que s’il y a une prime à la clé casse un peu la relation de confiance que nous voulons établir ».
Mais jusqu’à quand les banques et autres institutions financières pourront se payer le luxe de cette frilosité quand le marché des talents ne cesse de se tendre ?
Publié le 31 Octobre 2007
Efinancialcareers
