La CIMR lance une opération de charme en direction des PME

• La «caravane des retraites» du 1er février au 4 avril

• Enjeu: augmenter le rythme de nouvelles adhésions

LE 1er février verra le lancement à Rabat de la caravane «Journée Info Retraite». La CIMR et la Fédération des chambres de commerce, d’industrie et de services s’associent dans cet événement dédié à la retraite, principalement la retraite complémentaire, en destination des entreprises et des salariés du secteur privé. Au programme de ce cycle d’informations itinérantes, conférences et expositions. A chacune des 12 étapes visitées durant les deux mois, des stands pour présenter les régimes de retraite et donner des conseils pratiques aux salariés affiliés à la CIMR et des explications sur le fonctionnement du régime.

En outre, des conférences animées par les présidents des Chambres de commerce et les cadres de la CIMR seront proposées pour présenter le paysage de la retraite et donner «des clés» aux chefs d’entreprise. Des personnalités du monde de l’entreprise sont conviées à intervenir sur des thèmes liés à la thématique centrale. Driss Houat, président de la Fédération des chambres de commerce et d’industrie, est prévu à l’étape de Rabat, et Karim Tazi, président de l’Association marocaine des industries textiles et d’habillement, est attendu à Fès.

La CIMR va procéder à une campagne intensive d’affichage urbain dans les principales villes du Maroc et prévoit des annonces dans la presse écrite. L’objectif principal est de sensibliser les PME à l’importance vitale de la retraite complémentaire. Une action primordiale dans un contexte de faible couverture sociale des salariés, de prise de conscience des entreprises marocaines de leur responsabilité sociale et des réformes qui s’annoncent pour les régimes de retraite.

A la conférence de présentation de la caravane, vendredi 25 janvier, le PDG de la CIMR, Khalid Cheddadi, insistait sur le choix pris par le Maroc d’assurer un essor en oeuvrant à l’amélioration de l’humain et du social, de contraindre les entreprises à une méthode de management moderne pour qu’elles constituent un levier d’impact pour le progrès. Et Jaouad Tadlaoui, directeur commercial de la CIMR, de renchérir: «Il faut que les entreprises prennent conscience de l’intérêt d’œuvrer pour un développement durable du Maroc tout en utilisant l’amélioration des couvertures sociales comme un moyen de tisser un véritable partenariat avec leurs salariés».

La complémentarité que propose la CIMR permet de parer à la déchéance sociale soudaine et à la précarité que vivent beaucoup de personnes après leur période active. «Certains marocains voient réduire considérablement leur pouvoir d’achat et leur niveau de vie car ils n’ont cotisé qu’au régime général de la CNSS. Un actif qui touche 10.000 dirhams par mois recevra une pension de 4.500 dirhams» s’il n’a cotisé qu’à la Caisse nationale de sécurité sociale, fait remarquer Cheddadi. Ajoutant que le but n’est pas de concurrencer la CNSS qui représente 1.600.000 de salaires affiliés lorsque la CIMR en compte 240.000. Le directeur commercial de la CIMR avance également un argument lié aux coûts pour répondre aux craintes des entreprises quant à la diminution de leurs bénéfices et l’ajout d’une charge salariale supplémentaire conséquente (taux de contribution à 6%).

La CIMR présente alors des taux de contribution de 3% à 6% par paliers de 0,75. Ce qui permettrait également aux entreprises plus modestes de ne protéger qu’une seule partie de leurs salariés. De même, le président de la Caisse de retraites a insisté sur une gestion financière performante de la CIMR, «pilotée avec souplesse», selon lui, pendant que «d’autres caisses comme la CNSS et la CMR sont contraintes à des règles de fonctionnement plus strictes». En effet, la CIMR bénéficie d’un effet de taille. L’organisme gère 3 milliards de dirhams par an lorsqu’une compagnie d’assurances fait 200 millions.

Ajoutées à cela des charges faibles à 1,7% ( la CIMR prévoit d’ailleurs de les ramener à 1,5% cette année). Le rendement en 2005 représentait 10,6% sur l’ensemble de leurs actifs même non productifs (ils entendent par là, les terrains immobiliers…), en 2007 la CIMR affiche l’assurance de maintenir son niveau notamment grâce à des plus-values en attente.
A l’heure d’aujourd’hui, la Caisse connaît près de 60 adhésions d’entreprises, En 2006, 50% de progression ont été enregistrés par rapport à 2005, soit 450 adhésions d’entreprises. L’objectif de 2007 est fixé à 600.

Reste que le sud du Maroc n’est pas pris en compte dans le trajet de la caravane. A cette remarque, Cheddadi insiste sur le faible impact que l’intervention aurait, une bonne partie de ses cotisants provenant de ces régions. En outre, limitée par leur budget, la démarche n’a pas été possible. Un choix devait être fait. Ainsi, une liste exhaustive de douze villes a été retenue. La caravane commencera Rabat, pour s’achever le 4 avril, à Casablanca.

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