Investissements, L’année de tous les records
23 Octobre 2006
Lu par 1808 personne(s)
• 20 milliards de DH de promesses d’investissements au premier semestre
• Attractivité : le Maroc quatrième en Afrique
2006 sera l’année de tous les records en matière d’investissements. Pour le seul premier semestre, quelque 33 projets ont été approuvés par la commission des Investissements, présidée par le Premier ministre. Ils ont porté sur un montant global d’investissements de 20,41 milliards de DH, soit +2% par rapport à toute l’année 2005.
Quelque 7.664 emplois directs seront créés. Cette embellie est relevée dans le rapport sur l’investissement dans le monde de la CNUCED. Lors de sa présentation, Marwane Mansouri, chef de la division des Etudes à la direction des Investissements (DI) a attribué ce bond à l’ouverture du marché marocain sur les investissements américains, à la dynamisation du Plan Azur et à l’accélération de la mise en œuvre des grands projets structurants (aménagements des deux rives du Bouregreg, corniche de Rabat…). Sans oublier certaines opérations de privatisations, dont les recettes ont été établies à 4 milliards DH fin août dernier. Ces résultats confirment une tendance déjà observée en 2005.
Le bilan de l’année écoulée est «honorable», a commenté Mansouri. Quelque 47 projets ont été approuvés pour un montant global de 20 milliards de DH (+19% par rapport à 2004) et quelque 15.443 emplois créés (+83%). «Mais nous ne pouvons parler que de tendances, puisque tous les investisseurs disposent d’un délai minimal de 36 mois pour lancer leurs projets. Les enquêtes que nous menons avec le département de l’Industrie font cependant ressortir un taux de réalisation compris entre 70 et 80%», a ajouté Mansouri.
L’industrie s’est taillée la part du lion des flux d’investissement avec 12 milliards de DH, suivie du tourisme (4 milliards DH) et des télécommunications (2,7 milliards de DH). L’année 2005 a également marqué un bond en matière d’investissements étrangers avec 22 projets et une enveloppe de 11,5 milliards de DH. Mansouri s’est voulu rassurant: seules les opérations financées en devises sont comptabilisées en tant qu’investissements étrangers. Ceux-ci ont visé l’acquisition par Vivendi de 16% de Maroc Telecom, l’entrée d’acteurs internationaux dans le Plan Azur et dans des secteurs comme le bâtiment, l’aéronautique et l’automobile. Egalement concernée: l’assurance, avec la prise de participation du groupe Crédit mutuel de 10% de la RMA.
Dans ce total, les recettes des investissements et prêts privés étrangers ont été établies à19.2 milliards DH en 2005 contre 18,7 en 2004. L’investissement étranger en actions cotées a également enregistré une hausse de 46,5%, passant à 90 milliards de DH contre 61 milliards en 2004. La part de capitalisation boursière détenue par les étrangers et les MRE représente 35,6% de ce total. Si la prédominance des personnes morales françaises est prouvée (25% de la capitalisation boursière), le rapport est peu disert sur la part impartie aux MRE. «Le calcul se fait toujours sur la base des transferts, et non des investissements, ce qui fausse la donne», a expliqué Mansouri. Le Maroc a également réalisé des performances en sorties de l’investissement étranger direct (IED) de l’ordre de 174 millions de dollars, contre 32 millions en 2004. La zone de prédilection des investisseurs marocains n’est autre que l’Afrique de l’Ouest. Les secteurs jugés porteurs sont le bâtiment, la banque…
Ces chiffres placent le Maroc au quatrième rang à l’échelle africaine en matière d’investissements étrangers injectés. Le continent africain a attiré un total de 31 milliards de dollars en 2005 contre 17 milliards en 2004, soit une progression historique de 78%. La part de cette région n’en demeure pas moins faible, ne dépassant guère les 3% du total des flux d’investissements dans le monde (916 milliards de dollars). D’autant que les IED enregistrés concernent en premier chef les ressources naturelles (pétrole, gaz, richesses minières) et les services (secteurs bancaires et d’assurance). Six pays africains producteurs de pétrole (Algérie, Egypte, Guinée équatoriale, Tchad, Mauritanie et Soudan) ont concentré 48% des entrées dans la région (15 milliards de dollars).
Leconomiste.com
• Attractivité : le Maroc quatrième en Afrique
2006 sera l’année de tous les records en matière d’investissements. Pour le seul premier semestre, quelque 33 projets ont été approuvés par la commission des Investissements, présidée par le Premier ministre. Ils ont porté sur un montant global d’investissements de 20,41 milliards de DH, soit +2% par rapport à toute l’année 2005.
Quelque 7.664 emplois directs seront créés. Cette embellie est relevée dans le rapport sur l’investissement dans le monde de la CNUCED. Lors de sa présentation, Marwane Mansouri, chef de la division des Etudes à la direction des Investissements (DI) a attribué ce bond à l’ouverture du marché marocain sur les investissements américains, à la dynamisation du Plan Azur et à l’accélération de la mise en œuvre des grands projets structurants (aménagements des deux rives du Bouregreg, corniche de Rabat…). Sans oublier certaines opérations de privatisations, dont les recettes ont été établies à 4 milliards DH fin août dernier. Ces résultats confirment une tendance déjà observée en 2005.
Le bilan de l’année écoulée est «honorable», a commenté Mansouri. Quelque 47 projets ont été approuvés pour un montant global de 20 milliards de DH (+19% par rapport à 2004) et quelque 15.443 emplois créés (+83%). «Mais nous ne pouvons parler que de tendances, puisque tous les investisseurs disposent d’un délai minimal de 36 mois pour lancer leurs projets. Les enquêtes que nous menons avec le département de l’Industrie font cependant ressortir un taux de réalisation compris entre 70 et 80%», a ajouté Mansouri.
L’industrie s’est taillée la part du lion des flux d’investissement avec 12 milliards de DH, suivie du tourisme (4 milliards DH) et des télécommunications (2,7 milliards de DH). L’année 2005 a également marqué un bond en matière d’investissements étrangers avec 22 projets et une enveloppe de 11,5 milliards de DH. Mansouri s’est voulu rassurant: seules les opérations financées en devises sont comptabilisées en tant qu’investissements étrangers. Ceux-ci ont visé l’acquisition par Vivendi de 16% de Maroc Telecom, l’entrée d’acteurs internationaux dans le Plan Azur et dans des secteurs comme le bâtiment, l’aéronautique et l’automobile. Egalement concernée: l’assurance, avec la prise de participation du groupe Crédit mutuel de 10% de la RMA.
Dans ce total, les recettes des investissements et prêts privés étrangers ont été établies à19.2 milliards DH en 2005 contre 18,7 en 2004. L’investissement étranger en actions cotées a également enregistré une hausse de 46,5%, passant à 90 milliards de DH contre 61 milliards en 2004. La part de capitalisation boursière détenue par les étrangers et les MRE représente 35,6% de ce total. Si la prédominance des personnes morales françaises est prouvée (25% de la capitalisation boursière), le rapport est peu disert sur la part impartie aux MRE. «Le calcul se fait toujours sur la base des transferts, et non des investissements, ce qui fausse la donne», a expliqué Mansouri. Le Maroc a également réalisé des performances en sorties de l’investissement étranger direct (IED) de l’ordre de 174 millions de dollars, contre 32 millions en 2004. La zone de prédilection des investisseurs marocains n’est autre que l’Afrique de l’Ouest. Les secteurs jugés porteurs sont le bâtiment, la banque…
Ces chiffres placent le Maroc au quatrième rang à l’échelle africaine en matière d’investissements étrangers injectés. Le continent africain a attiré un total de 31 milliards de dollars en 2005 contre 17 milliards en 2004, soit une progression historique de 78%. La part de cette région n’en demeure pas moins faible, ne dépassant guère les 3% du total des flux d’investissements dans le monde (916 milliards de dollars). D’autant que les IED enregistrés concernent en premier chef les ressources naturelles (pétrole, gaz, richesses minières) et les services (secteurs bancaires et d’assurance). Six pays africains producteurs de pétrole (Algérie, Egypte, Guinée équatoriale, Tchad, Mauritanie et Soudan) ont concentré 48% des entrées dans la région (15 milliards de dollars).
Leconomiste.com
