IA & Recrutement : Révolution ou opportunité ? Le point de vue d’Alexandra Montant, DGA de ReKrute

L’intelligence artificielle n’est plus un simple outil d’optimisation, c’est une véritable révolution comparable à l’invention de l’électricité. Pour Alexandra Montant, Directrice Générale Adjointe de ReKrute, l’IA transforme profondément notre rapport au travail, nos organisations… et nos compétences.
Une étude McKinsey estime que d’ici 5 ans, 27 % des tâches pourraient être confiées à l’IA. Le Maroc, loin d’être spectateur, se positionne comme un acteur technophile. Dans l’enquête mondiale menée par ReKrute, BCG et The Network en 2024, le Royaume se classait 4e pays au monde pour l’adoption de l’IA au travail. Alors que la moyenne mondiale est de 18 %, 29 % des professionnels marocains utilisent déjà l’IA plusieurs fois par semaine.
Des compétences techniques aux soft skills
Si l’IA est une opportunité pour nos entreprises, elle appelle aussi à une évolution rapide des compétences, notamment pour les cadres.
Les métiers intellectuels ne sont pas à l’abri : ils devront intégrer l’IA pour rester pertinents, tout en développant des compétences humaines essentielles comme la pensée critique, la créativité et l’intelligence émotionnelle – des qualités que la machine ne peut pas reproduire.
IA & Recrutement : Révolution ou opportunité ? Le point de vue d’Alexandra Montant, DGA de ReKrute
L’intelligence artificielle n’est plus un simple outil d’optimisation, c’est une véritable révolution comparable à l’invention de l’électricité. Pour Alexandra Montant, Directrice Générale Adjointe de ReKrute, l’IA transforme profondément notre rapport au travail, nos organisations… et nos compétences.
« Celui qui n’utilisera pas l’IA dans son quotidien professionnel sera rapidement dépassé. »
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Managers & IA : vers une collaboration stratégique
Loin de remplacer les managers, l’IA peut devenir leur co-pilote sur les tâches de planification, d’analyse ou de prise de décision. Mais les fonctions d’accompagnement, de motivation ou de conduite du changement restent fondamentalement humaines.
« Le manager de demain sera un stratège augmentant son efficacité grâce à l’IA, mais jamais remplacé dans son rôle de leader. »
Et le recrutement ?
Dans les métiers du recrutement, ne pas intégrer l’IA, c’est prendre le risque de perdre en compétitivité. Les recruteurs doivent s’entourer de talents agiles, capables de manier les outils génératifs, mais surtout dotés de soft skills différenciants. L’époque où les compétences techniques suffisaient est révolue.
« Savoir prompt-er est devenu une compétence de base. Celui qui ne sait pas utiliser l’IA pour créer du contenu ou gagner du temps est déjà dépassé. »
Éviter les inégalités, miser sur l’ingéniosité
Le risque d’inégalités est réel, notamment entre ceux qui ont accès aux bons outils et savent les utiliser, et les autres. Mais c’est aussi une opportunité pour les profils « débrouillards » et curieux, qui sauront combler leurs lacunes techniques par une bonne maîtrise des outils et une grande capacité à apprendre.
L’IA n’est pas une menace, mais un accélérateur de performance et de transformation. Aux entreprises marocaines de former, accompagner, et surtout repenser leurs critères de recrutement pour faire de cette révolution un levier de croissance.
