Entretien d’embauche : ce qu’il faut faire et ne pas faire.

En entretien, comme dans la vie, il y a un langage non verbal qu’il faut maîtriser, ne serait-ce qu’un tout petit peu, pour éviter de commettre, sans le vouloir, quelques bévues fort dommageables …

Le premier contact :
Capital, ce premier instant où vous allez découvrir votre interlocuteur, qui en fera de même, dans le même temps. Capital, parce que la première impression est durable et peu aisément contournable. Vivace, instinctive et décisive, elle jouera sur la décision finale de votre recruteur. Ainsi, serrez cette main que l'on vous tend de manière honnête, naturelle, énergique, sans mollesse mais sans brutalité aucune, non plus. Détendez-vous. Plus vous serez serein et plus l’ambiance le sera, ce qui vous permettra un échange positif et porteur. Dans le même temps que vous tendez votre main, pensez à bien regarder votre interlocuteur dans les yeux, sans essayer d’échapper à son regard, sans le scruter de manière insistante et impolie. Dosez avec justesse. Osez être vous. Et répondez, souriant, ouvert : «bonjour monsieur », ou « bonjour madame ».

Asseyez-vous correctement :
Lorsque vous allez être invité à vous asseoir, évitez de vous mettre sur le bord de la chaise, timide, maladroit, hésitant et surtout, en position de déséquilibre. Cela vous empêcherait de vous détendre et donnerait l’impression à la personne qui vous fait face que vous n’avez qu’un souhait : repartir. Prenez le temps de bien vous installer, de prendre vos marques mentales et spatiales, afin de pouvoir parler, échanger et partager, en toute simplicité et tranquillité. Si vous avez une veste, un manteau ou un parapluie, dans les mains, pensez à le déposer à l’entrée, sur un porte-manteau ou un autre siège, là où il ne tombera pas vingt fois, vous déranger, vous déconcentrer et agacer votre recruteur, par la même occasion ! Trouvez la position qui vous sied le mieux, sans vous étaler ni vous avachir sur le dossier de votre siège. Tenez-vous droit, sans vous montrer rigide et/ou coincé, penché vers votre interlocuteur : suffisamment pour communiquer, mais pas trop, pour ne entamer son espace de sécurité. Evitez de croiser les jambes dans une attitude de séduction ou d’un excès de décontraction. Gardez-les posées, calmement, sans les enrouler non plus autour des montants, sans jouer avec. Cela ne ferait que traduire votre nervosité et le malaise s’installerait lentement. Comme dans la vie, l’échange est, bien souvent, perçu par les deux parties de la même manière.

Surveillez vos gestes et tonalités :
Décroisez vos bras : Evitez absolument ce geste de protection et de repli sur vous-même. Croiser les bras est bien souvent compris comme un refus d’ouverture vers l’autre, un enfermement dans sa bulle de sécurité. Par ailleurs, ouvrir vos bras vous aidera à vous détendre, vous décontracter et donc à communiquer plus facilement. Evitez également de fermer vos poings, c’est agressif et c’est émettre ce même message négatif.

Ne mettez pas votre main devant votre bouche : Nombre de psychologues y voient une manière non-verbale d'exprimer votre désaccord avec ce qui vous est proposé. Si c’est vous qui parlez, cela traduira une gêne et votre incapacité à parler librement, de proposer un dialogue détendu.

Ne vous agitez pas : Evitez de caresser vos cheveux, tripoter vos oreilles, gratter l’arrière de votre tête (ce qui dénonce que vous vous trouvez face à une situation très délicate) ou de masser vos cuisses nerveusement. Ces gestes vous trahiront et énerveront la personne qui vous fait face.

Ne parlez pas trop fort ni trop doucement : Soyez audible sans vous emparer de l’espace au moyen du son. Sachez que, pour être entendu, il faut baisser la voix, et non l’inverse. Il ne s’agit pas, non plus, de dépasser le nombre de décibels qu’impose la courtoisie la plus élémentaire.



L’Equipe de ReKrute.com