Enseignement supérieur : Les grandes écoles du Maroc
26 Mai 2009
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Pour la première fois, nous sommes allés examiner de plus près ce que les établissements dispensant des formations supérieures servent dans leurs packages.
Pour cela, les enjeux étant importants, nous avons mis les bouchées doubles: orienter les étudiants pour choisir leur formation et donner un meilleur éclairage aux entreprises sur le profil des lauréats afin de les aider à mieux cibler leurs recrutements.
Nous avons donc dressé un panorama des établissements de formations supérieures et constitué un échantillon assez exhaustif qui a porté sur les grandes écoles de commerce et d’ingénieurs, des écoles reconnues, qui délivrent des formations allant au moins jusqu’à un niveau Bac+5. Nous avons effectué la même démarche pour les universités, l’idée étant d’aboutir à un classement des grandes écoles de commerce et d’ingénieurs ainsi que des universités marocaines. L’étude a mis en avant l’employabilité des lauréats et la qualité de leur formation. Il s’agissait avant tout de jauger l’adéquation entre les attentes des entreprises, en termes de compétences, et les profils formés par ces établissements.
Une problématique très importante et d’actualité, puisque le pays qui entend développer les nouveaux métiers mondiaux a plus que jamais besoin de compétences spécifiques dans des domaines variés offshoring, multimédia...). Ce qui implique donc de se poser la question de savoir si les profils formés cadrent bien avec les besoins de l’entreprise. Car faut-il le rappeler, si les formations diplômantes sont nombreuses et variées, la qualité de la formation dépend d’ingrédients essentiels tels que la qualité de l’encadrement, le développement des aptitudes personnelles et professionnelles des lauréats ou encore l’ouverture de l’établissement sur son environnement (partenariats, doubles diplômations,..). Sans oublier le taux d’insertion des lauréats, bien sûr.
Notre étude, la première du genre au plan local, a débuté par un questionnaire adressé aux différents établissements et un autre questionnaire (différent) adressé aux plus prestigieux cabinets de recrutement de la place afin que l’analyse soit complétée par une appréciation des aptitudes professionnelles des lauréats par les professionnels du recrutement eux-mêmes. Mais pour des raisons diverses, la plupart des grandes écoles et d’universités n’ont pas jugé bon de contribuer à cette étude. Aussi, en lieu et place du classement proprement dit, nous avons dressé une classification des écoles et universités qui ont coopéré à cette étude en toute transparence. Ceci dit, cette attitude est compréhensible dans la mesure où c’est la première fois que les grandes écoles sont soumises à un tel exercice. Point de découragement alors ! Nous reviendrons naturellement l’année prochaine pour réaliser ce classement et persisterons jusqu’à ce que ce qu’il réussisse à s’imposer dans notre paysage économique, au bénéfice des écoles et des futurs managers de nos entreprises.
Réalisé par Ibrahim Souleymane.
Mis en ligne le 3 Juin 2009
Si vous voulez lire la suite, cliquez sur le lien ci-dessous
Essor
Pour cela, les enjeux étant importants, nous avons mis les bouchées doubles: orienter les étudiants pour choisir leur formation et donner un meilleur éclairage aux entreprises sur le profil des lauréats afin de les aider à mieux cibler leurs recrutements.
Nous avons donc dressé un panorama des établissements de formations supérieures et constitué un échantillon assez exhaustif qui a porté sur les grandes écoles de commerce et d’ingénieurs, des écoles reconnues, qui délivrent des formations allant au moins jusqu’à un niveau Bac+5. Nous avons effectué la même démarche pour les universités, l’idée étant d’aboutir à un classement des grandes écoles de commerce et d’ingénieurs ainsi que des universités marocaines. L’étude a mis en avant l’employabilité des lauréats et la qualité de leur formation. Il s’agissait avant tout de jauger l’adéquation entre les attentes des entreprises, en termes de compétences, et les profils formés par ces établissements.
Une problématique très importante et d’actualité, puisque le pays qui entend développer les nouveaux métiers mondiaux a plus que jamais besoin de compétences spécifiques dans des domaines variés offshoring, multimédia...). Ce qui implique donc de se poser la question de savoir si les profils formés cadrent bien avec les besoins de l’entreprise. Car faut-il le rappeler, si les formations diplômantes sont nombreuses et variées, la qualité de la formation dépend d’ingrédients essentiels tels que la qualité de l’encadrement, le développement des aptitudes personnelles et professionnelles des lauréats ou encore l’ouverture de l’établissement sur son environnement (partenariats, doubles diplômations,..). Sans oublier le taux d’insertion des lauréats, bien sûr.
Notre étude, la première du genre au plan local, a débuté par un questionnaire adressé aux différents établissements et un autre questionnaire (différent) adressé aux plus prestigieux cabinets de recrutement de la place afin que l’analyse soit complétée par une appréciation des aptitudes professionnelles des lauréats par les professionnels du recrutement eux-mêmes. Mais pour des raisons diverses, la plupart des grandes écoles et d’universités n’ont pas jugé bon de contribuer à cette étude. Aussi, en lieu et place du classement proprement dit, nous avons dressé une classification des écoles et universités qui ont coopéré à cette étude en toute transparence. Ceci dit, cette attitude est compréhensible dans la mesure où c’est la première fois que les grandes écoles sont soumises à un tel exercice. Point de découragement alors ! Nous reviendrons naturellement l’année prochaine pour réaliser ce classement et persisterons jusqu’à ce que ce qu’il réussisse à s’imposer dans notre paysage économique, au bénéfice des écoles et des futurs managers de nos entreprises.
Réalisé par Ibrahim Souleymane.
Mis en ligne le 3 Juin 2009
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Essor
