Enquête : L’emploi, la femme et l’éducation des enfants.
4 Février 2014
Lu par 1629 personne(s)
L’entrée des femmes sur le marché de l’emploi est devenue une réalité et une nécessité inéluctable quoique que cette situation les empêche dans certains cas de répondre aux exigences de la vie familiale. A cet égard, les femmes actives se déchirent entre la sphère domestique et la sphère publique. En effet, les femmes qui travaillent à temps plein consacrent moins de temps avec leurs enfants. Cette contrainte les oblige à adopter des arrangements pour assurer l’éducation des enfants. Certaines comptent sur les parents et l’époux, d’autres sur l’aide des travailleuses domestiques, des voisins, des garderies et des jardins d’enfants. La question de la conciliation entre vie familiale te vie professionnelle s’avère moins compliquée pour les femmes travaillant à temps partiel. La participation du conjoint aux tâches domestiques et à l’éducation des enfants permet de minimiser la « nocivité » de l’activité féminine.
Ces conclusions sont le résultat d’un travail de terrain basé sur une approche qualitative et quantitative à travers des recherches documentaires, des questionnaires et des entretiens.
Introduction
Parmi les nouveaux traits qui caractérisent le comportement de la population tunisienne sur le marché de l’emploi est la hausse rapide du taux global d’activité féminin. En passant de 5,6% en 1966 à 22,8% en 1999, 23,8% en 2000 et 24,7% en 2008.
En effet, depuis toujours les femmes travaillent. Le travail féminin n’est donc ni un phénomène des temps modernes ni une innovation liée à l’industrialisation. Ce qui a pourtant changé au fil des décennies, sont les formes du travail auquel les femmes sont occupées.
Dans tous les pays du monde, l’ouverture du marché du travail aux femmes ne s’est pas traduite par une participation rapide des citoyennes aux emplois rémunérés. Pendant de longues années, les femmes ont été, par différentes mesures, découragées de jouer un rôle actif dans la vie professionnelle. Elles ont subi des discriminations multiples.
De nos jours, de nombreux textes de loi se trouvent modifiés, certaines discriminations ont disparu, d’autres ont changé de visage. Aujourd’hui, le travail féminin rémunéré est redevenu une réalité sociale et économique, les femmes sont de plus en plus nombreuses à exercer une activité rémunérée.
« La progression du travail féminin est irréversible et inévitable. Mais dans son ensemble, le travail rémunéré des femmes se caractérise comme étant peu qualifié, d’une faible productivité, irrégulier, moins payé et moins valorisé que celui des hommes. Par ailleurs, il est la plupart du temps considéré comme temporaire. Les coutumes, habitudes et mœurs veulent que la majorité des femmes quittent leur poste de travail à la naissance d’un enfant. En fait, elles échangent le travail rémunéré contre des tâches familiales et domestiques (non rémunérées et encore moins reconnues): soigner et éduquer les enfants, s’occuper du ménage … »
(Anxo D. et Daune-Richard A.-M., (1991))
Actuellement, en Tunisie, il est admis que la femme bénéficie du mouvement général de changement des modes de vie et de l’amélioration des conditions de son emploi. Cependant, des carences structurelles affectent de larges pans le marché du travail, mais eu égard aux contraintes spécifiques qui marquent la vie quotidienne de la femme en tant qu’active et mère d’enfants.
Lire la suite de l'article
Nawaat.org
Publié le 13 janvier 2014.
Mis en ligne le 4 février 2014.
Ces conclusions sont le résultat d’un travail de terrain basé sur une approche qualitative et quantitative à travers des recherches documentaires, des questionnaires et des entretiens.
Introduction
Parmi les nouveaux traits qui caractérisent le comportement de la population tunisienne sur le marché de l’emploi est la hausse rapide du taux global d’activité féminin. En passant de 5,6% en 1966 à 22,8% en 1999, 23,8% en 2000 et 24,7% en 2008.
En effet, depuis toujours les femmes travaillent. Le travail féminin n’est donc ni un phénomène des temps modernes ni une innovation liée à l’industrialisation. Ce qui a pourtant changé au fil des décennies, sont les formes du travail auquel les femmes sont occupées.
Dans tous les pays du monde, l’ouverture du marché du travail aux femmes ne s’est pas traduite par une participation rapide des citoyennes aux emplois rémunérés. Pendant de longues années, les femmes ont été, par différentes mesures, découragées de jouer un rôle actif dans la vie professionnelle. Elles ont subi des discriminations multiples.
De nos jours, de nombreux textes de loi se trouvent modifiés, certaines discriminations ont disparu, d’autres ont changé de visage. Aujourd’hui, le travail féminin rémunéré est redevenu une réalité sociale et économique, les femmes sont de plus en plus nombreuses à exercer une activité rémunérée.
« La progression du travail féminin est irréversible et inévitable. Mais dans son ensemble, le travail rémunéré des femmes se caractérise comme étant peu qualifié, d’une faible productivité, irrégulier, moins payé et moins valorisé que celui des hommes. Par ailleurs, il est la plupart du temps considéré comme temporaire. Les coutumes, habitudes et mœurs veulent que la majorité des femmes quittent leur poste de travail à la naissance d’un enfant. En fait, elles échangent le travail rémunéré contre des tâches familiales et domestiques (non rémunérées et encore moins reconnues): soigner et éduquer les enfants, s’occuper du ménage … »
(Anxo D. et Daune-Richard A.-M., (1991))
Actuellement, en Tunisie, il est admis que la femme bénéficie du mouvement général de changement des modes de vie et de l’amélioration des conditions de son emploi. Cependant, des carences structurelles affectent de larges pans le marché du travail, mais eu égard aux contraintes spécifiques qui marquent la vie quotidienne de la femme en tant qu’active et mère d’enfants.
Lire la suite de l'article
Nawaat.org
Publié le 13 janvier 2014.
Mis en ligne le 4 février 2014.
