Dix commandements pour bien travailler de chez soi.
1 Avril 2014
Lu par 2056 personne(s)
Traducteurs, graphistes, écrivains, consultants ou autoentrepreneurs... Toujours plus de Français tentent de faire de leur domicile leur bureau. Mais pas toujours facile de travailler sans collègues, horaires ni réunions.
Comment réussir à concilier vie personnelle et professionnelle, lutter contre la procrastination et ne pas tomber dans l'isolement? S'il séduit de plus en plus, le télétravail continue d'effrayer les salariés français et leurs employeurs. Alors que le télétravail va faire son entrée dans le code du travail, Christie Vanbremeersch et Marie Bousquet, publient 35 repères pour mieux travailler de chez soi (ed. Leduc). Sélection des dix commandements pour devenir un parfait travailleur à domicile.
Installer un bureau "feng shui"
Trouver l'endroit idéal pour travailler de chez soi: là est le premier défi du télétravailleur. Dans la liste des bonnes pratiques pour un bureau -et un travailleur- zen, il est conseillé de ne pas installer "un ordinateur dans sa chambre à coucher [car] le wi-fi dégage des ondes nocives", conseillent les deux auteurs. Pour être plus "feng shui" et donc moins angoissé, éviter aussi de travailler face à un mur et privilégier de voir l'intégralité de la pièce. Enfin, ne pas investir un endroit exigu et sans fenêtre afin de pouvoir se nourrir de l'énergie solaire. Le bien-être est, aussi, dans le bureau.
Investir dans le matériel adéquat
Une table à roulettes pour les uns, un fauteuil ergonomique et confortable pour les autres, voire une collection d'objets décoratifs agréables autour de nous: la stimulation au travail passe aussi par un environnement matériel esthétique et adéquat. On le sait: quand on aime, on ne compte pas... son temps passé au boulot.
Ranger vite fait bien fait
Une pile de papiers qui menace de s'effondrer du coin de votre table, les restes d'un repas qui traînent à l'autre bout... Stressant, encombrant et finalement pas terrible pour la concentration. Ranger son espace de travail permet d'avoir l'esprit plus clair. Mais comment ne pas perdre son après-midi à jouer la fée du logis plutôt qu'à travailler sur ses projets professionnels? En adoptant, par exemple, la méthode américaine "Fly lady", proposent Christie Vanbremeersch et Marie Bousquet: briquer et ranger zone par zone, chaque jour un endroit différent.
Accueillir ses clients au café
Rencontrer ses clients dans le coin salon de son T1 ne semble pas la panacée de la crédibilité professionnelle. Et l'arrivée tonitruante des enfants en pleine réunion peut nuir à son image. Le constat semble donc sans appel: difficile d'accueillir partenaires et clients dans nos maisons, lieu de notre intimité. "Recevoir chez soi ses clients et partenaires est un exercice tout aussi convivial que périlleux", notent les auteurs. "Cela implique d'être seul chez soi, et de recevoir ses interlocuteurs dans une pièce de réception ou un bureau rangé, dégagé, propre." Pour éviter de se faire surprendre, lit défait et repassage en retard, pourquoi ne pas miser sur des rencontres dans des cafés? Agréables et neutres.
Etablir un vrai emploi du temps
Petit-déjeuner, jogging, lecture du journal...: prendre le temps de débuter sa journée, sereinement, par un moment pour soi. Fractionner la suite en séquences de travail et de pauses grâce, par exemple, à des minuteurs. Attention à ne pas oublier de s'arrêter de travailler pour déjeuner et en fin de journée. Optimiser son planning en se fixant des deadline -une contrainte de limite de rendu- et des objectifs quotidiens, et en apprenant à dire non à certaines sollicitations de loisirs.
Trouver des solutions anti-procrastination
La procrastination ou l'art de remettre une tâche au lendemain, ou à plus tard, voire à jamais. Le télétravailleur se passionnera par exemple pour une session repassage -pourtant détestée le reste du temps- plutôt que de déterminer l'écriture d'un chapitre ou d'un rapport important. Pour remédier à cette dérive, la to-do liste -une liste de tâches- fait florès. Autre solution pour se motiver: débrancher téléphone et internet pendant quelques heures.
Entrecouper ses journées de présence humaine
Travailler chez soi semble synonyme, pour beaucoup de salariés, d'un travail en solitaire. Cette perte de sociabilité représente souvent un frein au télétravail. Pourtant, des solutions peuvent y remédier: réunions de travail avec des collègues, déjeuners professionnels ou entre amis ou même activités sportives... télétravailler ne signifie pas rester isolé chez soi.
Tenter le "work buddy"
Le work buddy: le concept -américain bien sûr- consiste, selon Christie Vanbremeersch et Marie Bousquet, "à trouver une ou plusieurs personnes partageant des affinités avec vous (des collègues mais pas forcément) sur qui vous pourrez vous appuyer dans les moments durs", et avec lesquelles partager les déceptions, les "bons plans", ou à qui demander de l'aide. Au programme des rencontres avec son work buddy, l'animation d'ateliers ou d'un réseau en commun, la mise en place de rendez-vous hebdomadaire de discussions, etc.
Recenser ses réussites
La perspective d'évolution de carrière, lorsque l'on travaille seul, n'est pas des plus évidentes. Pour ne pas se démotiver, on peut établir la liste de ses réussites passées en se posant quelques questions :quelles qualités ont été mises en oeuvre pour parvenir à son but? Quelles solutions et démarches pour que cela marche? Autre technique: noter les compliments, s'ils sont justifiés, de ses proches. De quoi regonfler son moral... et ses ambitions.
S'autoriser une sieste
La sieste au travail investit lentement les entreprises. Cette pause serait un facteur de bien-être augmentant même la vigilance et la concentration au travail. Alors pourquoi ne pas tenter l'expérience chez soi? De dix à vingt minutes maximum, entre 13 et 16h, juste pour récupérer... et gagner en efficacité. "Programmez votre réveil, débranchez votre téléphone, et zou, un p'tit dodo!", conseillent les auteurs.
Floriane Salgues.
Lexpress.fr
Publié le 14 mars 2014.
Mis en ligne le 1er avril 2014.
Comment réussir à concilier vie personnelle et professionnelle, lutter contre la procrastination et ne pas tomber dans l'isolement? S'il séduit de plus en plus, le télétravail continue d'effrayer les salariés français et leurs employeurs. Alors que le télétravail va faire son entrée dans le code du travail, Christie Vanbremeersch et Marie Bousquet, publient 35 repères pour mieux travailler de chez soi (ed. Leduc). Sélection des dix commandements pour devenir un parfait travailleur à domicile.
Installer un bureau "feng shui"
Trouver l'endroit idéal pour travailler de chez soi: là est le premier défi du télétravailleur. Dans la liste des bonnes pratiques pour un bureau -et un travailleur- zen, il est conseillé de ne pas installer "un ordinateur dans sa chambre à coucher [car] le wi-fi dégage des ondes nocives", conseillent les deux auteurs. Pour être plus "feng shui" et donc moins angoissé, éviter aussi de travailler face à un mur et privilégier de voir l'intégralité de la pièce. Enfin, ne pas investir un endroit exigu et sans fenêtre afin de pouvoir se nourrir de l'énergie solaire. Le bien-être est, aussi, dans le bureau.
Investir dans le matériel adéquat
Une table à roulettes pour les uns, un fauteuil ergonomique et confortable pour les autres, voire une collection d'objets décoratifs agréables autour de nous: la stimulation au travail passe aussi par un environnement matériel esthétique et adéquat. On le sait: quand on aime, on ne compte pas... son temps passé au boulot.
Ranger vite fait bien fait
Une pile de papiers qui menace de s'effondrer du coin de votre table, les restes d'un repas qui traînent à l'autre bout... Stressant, encombrant et finalement pas terrible pour la concentration. Ranger son espace de travail permet d'avoir l'esprit plus clair. Mais comment ne pas perdre son après-midi à jouer la fée du logis plutôt qu'à travailler sur ses projets professionnels? En adoptant, par exemple, la méthode américaine "Fly lady", proposent Christie Vanbremeersch et Marie Bousquet: briquer et ranger zone par zone, chaque jour un endroit différent.
Accueillir ses clients au café
Rencontrer ses clients dans le coin salon de son T1 ne semble pas la panacée de la crédibilité professionnelle. Et l'arrivée tonitruante des enfants en pleine réunion peut nuir à son image. Le constat semble donc sans appel: difficile d'accueillir partenaires et clients dans nos maisons, lieu de notre intimité. "Recevoir chez soi ses clients et partenaires est un exercice tout aussi convivial que périlleux", notent les auteurs. "Cela implique d'être seul chez soi, et de recevoir ses interlocuteurs dans une pièce de réception ou un bureau rangé, dégagé, propre." Pour éviter de se faire surprendre, lit défait et repassage en retard, pourquoi ne pas miser sur des rencontres dans des cafés? Agréables et neutres.
Etablir un vrai emploi du temps
Petit-déjeuner, jogging, lecture du journal...: prendre le temps de débuter sa journée, sereinement, par un moment pour soi. Fractionner la suite en séquences de travail et de pauses grâce, par exemple, à des minuteurs. Attention à ne pas oublier de s'arrêter de travailler pour déjeuner et en fin de journée. Optimiser son planning en se fixant des deadline -une contrainte de limite de rendu- et des objectifs quotidiens, et en apprenant à dire non à certaines sollicitations de loisirs.
Trouver des solutions anti-procrastination
La procrastination ou l'art de remettre une tâche au lendemain, ou à plus tard, voire à jamais. Le télétravailleur se passionnera par exemple pour une session repassage -pourtant détestée le reste du temps- plutôt que de déterminer l'écriture d'un chapitre ou d'un rapport important. Pour remédier à cette dérive, la to-do liste -une liste de tâches- fait florès. Autre solution pour se motiver: débrancher téléphone et internet pendant quelques heures.
Entrecouper ses journées de présence humaine
Travailler chez soi semble synonyme, pour beaucoup de salariés, d'un travail en solitaire. Cette perte de sociabilité représente souvent un frein au télétravail. Pourtant, des solutions peuvent y remédier: réunions de travail avec des collègues, déjeuners professionnels ou entre amis ou même activités sportives... télétravailler ne signifie pas rester isolé chez soi.
Tenter le "work buddy"
Le work buddy: le concept -américain bien sûr- consiste, selon Christie Vanbremeersch et Marie Bousquet, "à trouver une ou plusieurs personnes partageant des affinités avec vous (des collègues mais pas forcément) sur qui vous pourrez vous appuyer dans les moments durs", et avec lesquelles partager les déceptions, les "bons plans", ou à qui demander de l'aide. Au programme des rencontres avec son work buddy, l'animation d'ateliers ou d'un réseau en commun, la mise en place de rendez-vous hebdomadaire de discussions, etc.
Recenser ses réussites
La perspective d'évolution de carrière, lorsque l'on travaille seul, n'est pas des plus évidentes. Pour ne pas se démotiver, on peut établir la liste de ses réussites passées en se posant quelques questions :quelles qualités ont été mises en oeuvre pour parvenir à son but? Quelles solutions et démarches pour que cela marche? Autre technique: noter les compliments, s'ils sont justifiés, de ses proches. De quoi regonfler son moral... et ses ambitions.
S'autoriser une sieste
La sieste au travail investit lentement les entreprises. Cette pause serait un facteur de bien-être augmentant même la vigilance et la concentration au travail. Alors pourquoi ne pas tenter l'expérience chez soi? De dix à vingt minutes maximum, entre 13 et 16h, juste pour récupérer... et gagner en efficacité. "Programmez votre réveil, débranchez votre téléphone, et zou, un p'tit dodo!", conseillent les auteurs.
Floriane Salgues.
Lexpress.fr
Publié le 14 mars 2014.
Mis en ligne le 1er avril 2014.
