Développement durable
10 Juillet 2009
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Le beau temps des emplois verts
Des opportunités uniques pour créer de nouveaux marchés
Les emplois verts réduisent l'impact sur l'environnement des entreprises et des secteurs économiques, pour le ramener à des niveaux viables.
Ces derniers sont définis comme des emplois dans l'agriculture, l'industrie, les services et l'administration qui contribuent à la préservation ou au rétablissement de la qualité de l'environnent. Selon un récent rapport de l'OIT, on trouve des emplois verts dans un grand nombre de secteurs de l'économie, depuis l'approvisionnement énergétique jusqu'au recyclage et depuis l'agriculture jusqu'à la construction et les transports. Ils contribuent à diminuer la consommation d'énergie, de matières premières et d'eau grâce à des stratégies d'amélioration du rendement, à réduire les émissions de carbone dans l'économie, à minimiser ou à éviter totalement toutes les formes de déchets et de pollution et à protéger et restaurer les écosystèmes et la biodiversité. Les emplois verts jouent un rôle crucial dans la réduction de l'empreinte écologique de l'activité économique. Cette réduction est progressive et chaque emploi y contribue de façon différente.
Les ouvriers fabriquant des automobiles économes en carburant ou hybrides, par exemple, contribuent moins à la réduction des émissions venant des transports que ceux travaillant dans les systèmes de transport public. Par ailleurs, ce qui est considéré aujourd'hui comme à haut rendement énergétique ne le sera plus dans dix ans. Une économie durable ne peut plus externaliser les coûts environnementaux et sociaux. Les conséquences de la pollution pour la société, comme la dégradation de la santé, doivent être reflétées dans les prix pratiqués sur le marché. Les emplois verts doivent donc se conformer à la définition du travail décent. Des emplois verts décents sont à même de relier effectivement l'Objectif 1 du Millénaire pour le développement (réduire la pauvreté) avec l'Objectif 7 (protéger l'environnement) et contribuent à rendre ces objectifs complémentaires plutôt que conflictuels. La bioénergie présente un fort potentiel de création d'emplois et représente la moitié des emplois déclarés.
Les avantages environnementaux et sociaux de la bioénergie en tant que carburant de remplacement dans les transports varient sensiblement. Dans des conditions favorables, ils peuvent beaucoup contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre venant des transports. La qualité des emplois dans le secteur des biocarburants varie aussi sensiblement, car les emplois bien rémunérés et décents dans l'ensemble coexistent avec des emplois dont les conditions d'exercice violent effectivement les droits humains et les droits du travail. Des motivations commerciales de plus en plus puissantes se font jour en faveur du développement des activités de protection de l'environnement dans l'économie et sur le marché de l'emploi, ce qui est encourageant.
Face à la flambée des prix de l'énergie et des produits de base, les consommateurs comme les décideurs exercent une pression croissante sur les entreprises pour qu'elles adoptent des pratiques et des méthodes de production plus écologiques afin d'éviter des changements climatiques dangereux. Les activités visant à rendre l'économie plus respectueuse de l'environnement constituent une occasion unique de créer de nouvelles entreprises, de développer de nouveaux marchés et de diminuer les coûts de l'énergie. Enfin et surtout, elles peuvent aussi générer des attitudes plus positives parmi les consommateurs et les communautés locales face aux activités et aux investissements des entreprises.
Publié le 4 juillet 2009
Mis en ligne le 10 juillet 2009
lematin.ma
Des opportunités uniques pour créer de nouveaux marchés
Les emplois verts réduisent l'impact sur l'environnement des entreprises et des secteurs économiques, pour le ramener à des niveaux viables.
Ces derniers sont définis comme des emplois dans l'agriculture, l'industrie, les services et l'administration qui contribuent à la préservation ou au rétablissement de la qualité de l'environnent. Selon un récent rapport de l'OIT, on trouve des emplois verts dans un grand nombre de secteurs de l'économie, depuis l'approvisionnement énergétique jusqu'au recyclage et depuis l'agriculture jusqu'à la construction et les transports. Ils contribuent à diminuer la consommation d'énergie, de matières premières et d'eau grâce à des stratégies d'amélioration du rendement, à réduire les émissions de carbone dans l'économie, à minimiser ou à éviter totalement toutes les formes de déchets et de pollution et à protéger et restaurer les écosystèmes et la biodiversité. Les emplois verts jouent un rôle crucial dans la réduction de l'empreinte écologique de l'activité économique. Cette réduction est progressive et chaque emploi y contribue de façon différente.
Les ouvriers fabriquant des automobiles économes en carburant ou hybrides, par exemple, contribuent moins à la réduction des émissions venant des transports que ceux travaillant dans les systèmes de transport public. Par ailleurs, ce qui est considéré aujourd'hui comme à haut rendement énergétique ne le sera plus dans dix ans. Une économie durable ne peut plus externaliser les coûts environnementaux et sociaux. Les conséquences de la pollution pour la société, comme la dégradation de la santé, doivent être reflétées dans les prix pratiqués sur le marché. Les emplois verts doivent donc se conformer à la définition du travail décent. Des emplois verts décents sont à même de relier effectivement l'Objectif 1 du Millénaire pour le développement (réduire la pauvreté) avec l'Objectif 7 (protéger l'environnement) et contribuent à rendre ces objectifs complémentaires plutôt que conflictuels. La bioénergie présente un fort potentiel de création d'emplois et représente la moitié des emplois déclarés.
Les avantages environnementaux et sociaux de la bioénergie en tant que carburant de remplacement dans les transports varient sensiblement. Dans des conditions favorables, ils peuvent beaucoup contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre venant des transports. La qualité des emplois dans le secteur des biocarburants varie aussi sensiblement, car les emplois bien rémunérés et décents dans l'ensemble coexistent avec des emplois dont les conditions d'exercice violent effectivement les droits humains et les droits du travail. Des motivations commerciales de plus en plus puissantes se font jour en faveur du développement des activités de protection de l'environnement dans l'économie et sur le marché de l'emploi, ce qui est encourageant.
Face à la flambée des prix de l'énergie et des produits de base, les consommateurs comme les décideurs exercent une pression croissante sur les entreprises pour qu'elles adoptent des pratiques et des méthodes de production plus écologiques afin d'éviter des changements climatiques dangereux. Les activités visant à rendre l'économie plus respectueuse de l'environnement constituent une occasion unique de créer de nouvelles entreprises, de développer de nouveaux marchés et de diminuer les coûts de l'énergie. Enfin et surtout, elles peuvent aussi générer des attitudes plus positives parmi les consommateurs et les communautés locales face aux activités et aux investissements des entreprises.
Publié le 4 juillet 2009
Mis en ligne le 10 juillet 2009
lematin.ma
