Comment mener à bien un changement
1 Octobre 2009
Lu par 2186 personne(s)
Face à la crise, les entreprises doivent fédérer les équipes pour opérer les mutations qui s'imposent.
La crise économique a contraint plusieurs entreprises à opérer des changements en interne. Et pour cause, il y va de leur pérennité. D'autres structures s'apprêtent à le faire pour rester compétitives. Selon Assia Aiouch, Directrice générale du cabinet Optimum Conseil : «La nécessité de mener un projet de changement au sein d'une entreprise provient soit de contraintes externes liées au marché (repositionnement de l'offre, nouvelle stratégie, concurrence, recentrage sur le cœur de métier de l'entreprise, etc) soit d'exigences internes pour améliorer la performance et accompagner le développement de l'entreprise».
Et d'ajouter : «Ce sont en général des changements économiques et sociaux, organisationnels ou managériaux». En effet, Il existe de multiples formes de projets de changement nés de situations différentes : fusion entre deux entreprises, projet d'entreprise autour d'une nouvelle vision stratégique, opération de restructuration… Alors comment mener à bien cette tâche très délicate tout en réussissant à retenir ses meilleurs éléments et à fédérer ses équipes ? Certes ce n'est pas chose facile de mettre en place une nouvelle organisation afin d'aboutir à de nouveaux objectifs. La première chose qui s'impose une fois la décision d'opérer un changement ou un chamboulement du mode de travail prise, c'est d'en informer les collaborateurs.
Et pour cause, sans leur adhésion, le projet tombera à l'eau car ce sont eux hommes et femmes qui, avec leurs efforts, oeuvreront pour la réussite de cette phase transitoire. La communication interne devient donc un outil important sur lequel il faut miser. Pour mener à bien cette action, il faut associer le middle management ou le management de proximité en leur expliquant en premier les objectifs visés et la nouvelle vision afin qu'ils puissent à leur tour la transmettre à leurs équipes et faire le suivi étape par étape. Il n'y a qu'à voir les exemples d'autres groupes ayant réussi ce challenge pour comprendre à quel point ce type de projet repose, avant tout, sur le facteur humain.
En gros, le top management doit prendre en compte cinq phases primordiales. La première repose sur la mobilisation des équipes autour du même objectif. En obtenant leur adhésion, le pari est presque gagné. Autre mesure, faire usage de démarches psychosociologiques (braistorming, action collective). Troisième étape, non des moindres, la communication, un outil qu'il ne faut jamais négliger afin de s'assurer que les collaborateurs accueillent favorablement le changement souhaité.
Quatrième phase, la coordination entre les équipes et la création de groupes de travail. In fine, il faut savoir gérer dans le temps et assurer un bon suivi. Une chose est sûre, les pratiques de conduite du changement se sont considérablement développées. L'essentiel c'est de réussir ce challenge tout en renforçant les liens avec les collaborateurs.
«L'adhésion s'obtient uniquement de l'intérieur» Avis d'expert - assia aiouch
Comment mener à bien le changement dans l'entreprise ?
Le changement est un processus qui se traduit par des étapes à respecter:
1-Obtenir l'adhésion : cette dernière ne s'obtient pas sans informer les salariés et leur expliquer le bien-fondé des changements. Elle repose sur la mobilisation de toutes les énergies autour d'un même objectif : transformer l'entreprise. L'ennemi à combattre: la résistance au changement. L'adhésion s'obtient uniquement de l'intérieur.
2- Avoir des relais : s'appuyer dans un premier temps sur les salariés (managers ou collaborateurs) qui accueillent favorablement le changement.
3- Communiquer : Au début du projet, une communication individuelle est naturellement menée auprès des managers. Il s'agit d'un groupe restreint d'interlocuteurs qu'il faut mobiliser. Une fois que ce premier groupe participe au projet, commence une nouvelle étape charnière qui consiste à faire adhérer l'ensemble des collaborateurs de l'entreprise. Il faut alors passer à une communication collective qui nécessite des compétences et des méthodes particulières. Mieux vaut donc, à cette étape, passer le relais à de nouveaux acteurs pour accomplir cette mission délicate : la direction de la communication ou des spécialistes externes.
4- Coordonner les équipes: Pour éviter de semer la confusion, en diffusant des messages contradictoires, il est indispensable de coordonner les différentes équipes qui sont mobilisées autour du projet d'entreprise et de veiller à avoir une grande transversalité dans la composition des groupes de travail.
5- Savoir gérer le temps : Dans la forme, la conduite du changement n'est pas un projet à aborder comme les autres. Dans sa mise en oeuvre, elle nécessite beaucoup plus de rigueur qu'un projet standard.
La gestion du timing est un élément déterminant dans la réussite d'un projet de changement.
Comment dénicher la ou les personnes capables de fédérer les collaborateurs ? Quelles sont les qualités requises pour cette mission ?
Les acteurs du changement sont de prime abord le top management de l'entreprise qui doit, en premier lieu, porter le projet de changement et fédérer les équipes autour de la vision d'entreprise. Le middle management joue également un rôle clé car il devra être un relais efficace pour assurer une communication de proximité. Ce qui nécessite des qualités d'écoute, de communication et de proximité.
Faut-il gérer cela en interne ou se faire accompagner par un cabinet de conseil ?
Schématiquement, pour expliquer les changements que souhaite mener l'entreprise, on dit qu'il faut aller d'une situation A (actuelle) à une situation B (le changement souhaité).
Notre métier de conseil en conduite du changement consiste justement à accompagner les organisations dans leur transformation et le management dans son évolution. C'est la raison pour laquelle il est parfois difficile au management seul de mener ces transformations ; s'appuyer sur des experts en conduite du changement permet de structurer la démarche, d'anticiper et de veiller en permanence aux facteurs clés de réussite.
Nadia Dref
Publié le 27 Septembre 2009
Mis en ligne le 1 octobre 2009
lematin.ma
Et d'ajouter : «Ce sont en général des changements économiques et sociaux, organisationnels ou managériaux». En effet, Il existe de multiples formes de projets de changement nés de situations différentes : fusion entre deux entreprises, projet d'entreprise autour d'une nouvelle vision stratégique, opération de restructuration… Alors comment mener à bien cette tâche très délicate tout en réussissant à retenir ses meilleurs éléments et à fédérer ses équipes ? Certes ce n'est pas chose facile de mettre en place une nouvelle organisation afin d'aboutir à de nouveaux objectifs. La première chose qui s'impose une fois la décision d'opérer un changement ou un chamboulement du mode de travail prise, c'est d'en informer les collaborateurs.
Et pour cause, sans leur adhésion, le projet tombera à l'eau car ce sont eux hommes et femmes qui, avec leurs efforts, oeuvreront pour la réussite de cette phase transitoire. La communication interne devient donc un outil important sur lequel il faut miser. Pour mener à bien cette action, il faut associer le middle management ou le management de proximité en leur expliquant en premier les objectifs visés et la nouvelle vision afin qu'ils puissent à leur tour la transmettre à leurs équipes et faire le suivi étape par étape. Il n'y a qu'à voir les exemples d'autres groupes ayant réussi ce challenge pour comprendre à quel point ce type de projet repose, avant tout, sur le facteur humain.
En gros, le top management doit prendre en compte cinq phases primordiales. La première repose sur la mobilisation des équipes autour du même objectif. En obtenant leur adhésion, le pari est presque gagné. Autre mesure, faire usage de démarches psychosociologiques (braistorming, action collective). Troisième étape, non des moindres, la communication, un outil qu'il ne faut jamais négliger afin de s'assurer que les collaborateurs accueillent favorablement le changement souhaité.
Quatrième phase, la coordination entre les équipes et la création de groupes de travail. In fine, il faut savoir gérer dans le temps et assurer un bon suivi. Une chose est sûre, les pratiques de conduite du changement se sont considérablement développées. L'essentiel c'est de réussir ce challenge tout en renforçant les liens avec les collaborateurs.
«L'adhésion s'obtient uniquement de l'intérieur» Avis d'expert - assia aiouch
Comment mener à bien le changement dans l'entreprise ?
Le changement est un processus qui se traduit par des étapes à respecter:
1-Obtenir l'adhésion : cette dernière ne s'obtient pas sans informer les salariés et leur expliquer le bien-fondé des changements. Elle repose sur la mobilisation de toutes les énergies autour d'un même objectif : transformer l'entreprise. L'ennemi à combattre: la résistance au changement. L'adhésion s'obtient uniquement de l'intérieur.
2- Avoir des relais : s'appuyer dans un premier temps sur les salariés (managers ou collaborateurs) qui accueillent favorablement le changement.
3- Communiquer : Au début du projet, une communication individuelle est naturellement menée auprès des managers. Il s'agit d'un groupe restreint d'interlocuteurs qu'il faut mobiliser. Une fois que ce premier groupe participe au projet, commence une nouvelle étape charnière qui consiste à faire adhérer l'ensemble des collaborateurs de l'entreprise. Il faut alors passer à une communication collective qui nécessite des compétences et des méthodes particulières. Mieux vaut donc, à cette étape, passer le relais à de nouveaux acteurs pour accomplir cette mission délicate : la direction de la communication ou des spécialistes externes.
4- Coordonner les équipes: Pour éviter de semer la confusion, en diffusant des messages contradictoires, il est indispensable de coordonner les différentes équipes qui sont mobilisées autour du projet d'entreprise et de veiller à avoir une grande transversalité dans la composition des groupes de travail.
5- Savoir gérer le temps : Dans la forme, la conduite du changement n'est pas un projet à aborder comme les autres. Dans sa mise en oeuvre, elle nécessite beaucoup plus de rigueur qu'un projet standard.
La gestion du timing est un élément déterminant dans la réussite d'un projet de changement.
Comment dénicher la ou les personnes capables de fédérer les collaborateurs ? Quelles sont les qualités requises pour cette mission ?
Les acteurs du changement sont de prime abord le top management de l'entreprise qui doit, en premier lieu, porter le projet de changement et fédérer les équipes autour de la vision d'entreprise. Le middle management joue également un rôle clé car il devra être un relais efficace pour assurer une communication de proximité. Ce qui nécessite des qualités d'écoute, de communication et de proximité.
Faut-il gérer cela en interne ou se faire accompagner par un cabinet de conseil ?
Schématiquement, pour expliquer les changements que souhaite mener l'entreprise, on dit qu'il faut aller d'une situation A (actuelle) à une situation B (le changement souhaité).
Notre métier de conseil en conduite du changement consiste justement à accompagner les organisations dans leur transformation et le management dans son évolution. C'est la raison pour laquelle il est parfois difficile au management seul de mener ces transformations ; s'appuyer sur des experts en conduite du changement permet de structurer la démarche, d'anticiper et de veiller en permanence aux facteurs clés de réussite.
Nadia Dref
Publié le 27 Septembre 2009
Mis en ligne le 1 octobre 2009
lematin.ma
