Al Akhawayn s’ouvre à l’offshoring

L’Association des lauréats d’Al Akhawyn organisera la quatrième édition de son Job Fair les 5 et 6 avril. Dédiée à la mise en relation entre futurs lauréats et entrepreneurs, l’édition de cette année est axée sur l’offshoring.

L’idée qui veut que pour étudier à Al Akhawayn, il faut être fils de riche ne colle pas tellement à la réalité. A entendre l’Association des lauréats de cette prestigieuse université (régie en association à but non lucratif avec autonomie de gestion), les étudiants appartiennent à toutes les couches de la société. Certes, il faut débourser environ 45.000 dirhams pour un semestre (cours, logement, accès aux bibliothèques, labos, ateliers et nourritures), mais il n’y a pas de grille fixe.

Plusieurs formules sont possibles pour y accéder quand on ne peut pas payer cash les frais de scolarité. Il y a d’abord une aide financière, qui concerne pour l’année scolaire en cours, quelque 30% des étudiants. Il y a une bourse accordée sur la base du mérite et une pour les nécessiteux accordée sur présentation du dossier.
La combinaison entre la bourse, le travail temporaire dans l’université et le recours au crédit bancaire est aussi de mise. A titre indicatif, quelque 160 étudiants travaillent actuellement à temps partiel au sein de l’établissement.

Le système Al Akhawayn repose sur des ratios solides : pas plus de 12 étudiants par prof, ce qui permet un suivi optimal de l’étudiant.

Depuis sa création par dahir en 1995, environ 1698 étudiants ont eu leurs diplômes de cette université publique. Dans ce total, 1239 étudiants sont titulaires d’un Bachelor contre 38 d’un Master et Executive MBA. Après douze ans d’existence, l’université aligne à la date d’avril 2006 un taux d’insertion de 81%. Entre 6 à 7% d’étudiants sont à la recherche d’emploi.

Ce score est d’abord redevable à la qualité de la formation dispensée, mais aussi à la promotion d’Al Akhawayn à travers le Job Fair. Initié en 2004, ce rendez-vous annuel, qui se fait à l’école, propose une mise en relation entre les lauréats et les entrepreneurs à la recherche de nouveaux profils. Lors de la première édition, 18 entreprises avaient répondu présent. L’année dernière, la barre des 45 entreprises a été pour la première fois dépassée. EIles seront certainement plus nombreuses cette année, vu le thème retenu : l’offshoring.

Le choix du thème n’est pas fortuit, l’offshoring étant le pilier central du Plan Emergence. A l’horizon 2012, le gouvernement table sur la création de 100 00 emplois dans les métiers de la délocalisation. L’établissement d’Ifrane espère jouer sa partition dans cette mobilisation générale. L’usage de la langue de Shakespeare est dans ce cadre une carte-maîtresse. Au-delà de la rencontre entre le lauréat et l’entrepreneur, le Job Fair est aussi un espace de réflexion. Plusieurs intervenants, dont Hassan Bernoussi, directeur des Investissements extérieurs, Mohamed Benchaâboun, directeur général de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) ou encore Jamal Benhamou, directeur de l’APEBI, essayeront d’expliquer la démarche du Maroc.Plus d’une cinquantaine d’entreprises dont Arab Bank, Capgemini, Microsoft, Maroc Bureau, Motorola, Nokia, Unilevers, sont attendues à Ifrane.

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