59% des ménages ont au moins un GSM et 240 000 sont connectés à Internet
22 Mai 2006
Lu par 2100 personne(s)
90% des entreprises structurées disposent d’une ligne internet
Envois de MMS et téléchargement de données restent marginaux
70% des usagers du mobile font usage des SMS
Le fixe a du mal à percer auprès des particuliers. En 2005, seulement 18% des ménages disposaient d’une ligne à domicile. Le taux de pénétration par rapport à la population totale était de 4,49% contre 4,38% une année plus tôt. C’est là l’une des principales conclusions de l’enquête réalisée début 2006 (1 327 personnes et 250 entreprises interrogées) par l’observatoire des technologies de l’information à la demande de l’ANRT (Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications), désireuse d’approfondir sa connaissance du marché marocain et de suivre son évolution afin d’anticiper sur les changements à venir.
Légère baisse de l’utilisation de SMS en 2005
Parmi les facteurs à l’origine de l’atonie du fixe sur le segment des ménages, on recense le taux d’électrification encore faible dans certaines zones, le monde rural en particulier, et la forte concurrence du mobile. En effet, les utilisateurs étant de plus en plus mobiles (travail ou études), ils préfèrent naturellement un téléphone personnel avec un numéro qui leur est propre au lieu du téléphone familial commun.
A fin 2005,donc, 59% des ménages, soit 3,3 millions de foyers, avaient au moins un téléphone mobile chez eux. Ce chiffre a fortement augmenté car il était de 2,3 millions en 2004, seulement, soit 41,5% des ménages. La pénétration du mobile est ainsi passée, en l’espace d’un an, de 31,2% à 41,46%.
La réception constitue le premier usage du mobile (100% des cas). Ensuite vient l’émission d’appels (95,5% au lieu de 95,7% en 2004).
Quand au SMS, il est utilisé par près de 70% des sondés, soit une baisse de 4 points par rapport à l’année précédente.
Le MMS, le téléchargement de sonneries et la navigation internet sont également en baisse. Le pourcentage de ceux qui recourent à ces services a été divisé par deux pour le premier, par trois pour le second et par quatre pour le troisième, pour atteindre en 2005 respectivement 6,9%, 4 et 0,1%. La seule exception demeure la consultation de messages électroniques qui a été multipliée par neuf pour atteindre 1,8% en 2005.
Dans l’étude de l’année précédente, on constatait que les services annexes de la téléphonie mobile étaient plus concentrés dans les villes que dans les campagnes. L’usage des fonctions plus élaborées se limitait aux citadins. Les MMS et téléchargements (sonneries, logos…), les informations vocales et Internet (Consultation d’e-mails et navigation) étaient peu utilisés par les abonnés et pas du tout par les ruraux.
15,8% jugent encore que l’internet ne présente pas d’utilité
Cette structure du marché traduit un ancrage de la tradition orale dans la société marocaine. L’analphabétisme aidant, il est diffusé plus de voix que de données. Les usages restent donc ceux d’un pays en développement. En effet, pour utiliser les fonctions annexes, il faut savoir lire et écrire. De plus, il faudrait en maîtriser le support, ce qui n’est pas évident pour tout le monde. Le fonctionnement du téléphone portable peut sembler assez ésotérique pour certains. En outre, les gens préfèrent une carte qui présente l’avantage de se recharger à la demande, en plus d’être joignable.
Le tassement du fixe en faveur du mobile n’a pas pour autant déteint négativement sur l’internet chez les particuliers. A ce propos, il importe de souligner que le faible taux de raccordement à la toile laisse une grosse marge de progression. De plus, certaines barrières à l’utilisation du Net sont de moins en moins hermétiques. D’après l’enquête, l’argument de l’inutilité de l’internet (pour l’usage personnel) recueille 15,8% de réponses positives contre 21,9% une année plus tôt ; le prix est invoqué dans 41,3% au lieu de 52,8%. Quant au non équipement informatique et à l’analphabétisme, ils restent à 34 et 37%, avec prépondérance dans le monde rural.
En une année, le nombre de foyers raccordés a donc doublé, passant de 120 000 à 240 000. Cette évolution est expliquée par une forte poussée de l’ADSL qui représente 89% des accès à domicile.
C’est donc un nouveau business-model qui s’impose, celui du forfait contre la consommation à la minute. Ainsi, les forfaits sans engagement sont adaptés à ceux qui ont une consommation très faible, même si les tarifs demeurent supérieurs à ceux des cybercafés.
Quant à l’usage, 91% des internautes se connectent pour chercher des informations au lieu de 96% en 2004. Dans les entreprises, le Net est presque incontournable. 90% des sondées sont raccordées, dont moins de 1% via un accès sans abonnement.
Là aussi, l’ADSL s’est imposé sur le RTC (réseau téléphonique commuté), dont la part passe de 23 à 6%, et les liaisons spécialisées qui restent stables à 9%.
La Vie Eco – Vendredi 19 Mai 2006
Envois de MMS et téléchargement de données restent marginaux
70% des usagers du mobile font usage des SMS
Le fixe a du mal à percer auprès des particuliers. En 2005, seulement 18% des ménages disposaient d’une ligne à domicile. Le taux de pénétration par rapport à la population totale était de 4,49% contre 4,38% une année plus tôt. C’est là l’une des principales conclusions de l’enquête réalisée début 2006 (1 327 personnes et 250 entreprises interrogées) par l’observatoire des technologies de l’information à la demande de l’ANRT (Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications), désireuse d’approfondir sa connaissance du marché marocain et de suivre son évolution afin d’anticiper sur les changements à venir.
Légère baisse de l’utilisation de SMS en 2005
Parmi les facteurs à l’origine de l’atonie du fixe sur le segment des ménages, on recense le taux d’électrification encore faible dans certaines zones, le monde rural en particulier, et la forte concurrence du mobile. En effet, les utilisateurs étant de plus en plus mobiles (travail ou études), ils préfèrent naturellement un téléphone personnel avec un numéro qui leur est propre au lieu du téléphone familial commun.
A fin 2005,donc, 59% des ménages, soit 3,3 millions de foyers, avaient au moins un téléphone mobile chez eux. Ce chiffre a fortement augmenté car il était de 2,3 millions en 2004, seulement, soit 41,5% des ménages. La pénétration du mobile est ainsi passée, en l’espace d’un an, de 31,2% à 41,46%.
La réception constitue le premier usage du mobile (100% des cas). Ensuite vient l’émission d’appels (95,5% au lieu de 95,7% en 2004).
Quand au SMS, il est utilisé par près de 70% des sondés, soit une baisse de 4 points par rapport à l’année précédente.
Le MMS, le téléchargement de sonneries et la navigation internet sont également en baisse. Le pourcentage de ceux qui recourent à ces services a été divisé par deux pour le premier, par trois pour le second et par quatre pour le troisième, pour atteindre en 2005 respectivement 6,9%, 4 et 0,1%. La seule exception demeure la consultation de messages électroniques qui a été multipliée par neuf pour atteindre 1,8% en 2005.
Dans l’étude de l’année précédente, on constatait que les services annexes de la téléphonie mobile étaient plus concentrés dans les villes que dans les campagnes. L’usage des fonctions plus élaborées se limitait aux citadins. Les MMS et téléchargements (sonneries, logos…), les informations vocales et Internet (Consultation d’e-mails et navigation) étaient peu utilisés par les abonnés et pas du tout par les ruraux.
15,8% jugent encore que l’internet ne présente pas d’utilité
Cette structure du marché traduit un ancrage de la tradition orale dans la société marocaine. L’analphabétisme aidant, il est diffusé plus de voix que de données. Les usages restent donc ceux d’un pays en développement. En effet, pour utiliser les fonctions annexes, il faut savoir lire et écrire. De plus, il faudrait en maîtriser le support, ce qui n’est pas évident pour tout le monde. Le fonctionnement du téléphone portable peut sembler assez ésotérique pour certains. En outre, les gens préfèrent une carte qui présente l’avantage de se recharger à la demande, en plus d’être joignable.
Le tassement du fixe en faveur du mobile n’a pas pour autant déteint négativement sur l’internet chez les particuliers. A ce propos, il importe de souligner que le faible taux de raccordement à la toile laisse une grosse marge de progression. De plus, certaines barrières à l’utilisation du Net sont de moins en moins hermétiques. D’après l’enquête, l’argument de l’inutilité de l’internet (pour l’usage personnel) recueille 15,8% de réponses positives contre 21,9% une année plus tôt ; le prix est invoqué dans 41,3% au lieu de 52,8%. Quant au non équipement informatique et à l’analphabétisme, ils restent à 34 et 37%, avec prépondérance dans le monde rural.
En une année, le nombre de foyers raccordés a donc doublé, passant de 120 000 à 240 000. Cette évolution est expliquée par une forte poussée de l’ADSL qui représente 89% des accès à domicile.
C’est donc un nouveau business-model qui s’impose, celui du forfait contre la consommation à la minute. Ainsi, les forfaits sans engagement sont adaptés à ceux qui ont une consommation très faible, même si les tarifs demeurent supérieurs à ceux des cybercafés.
Quant à l’usage, 91% des internautes se connectent pour chercher des informations au lieu de 96% en 2004. Dans les entreprises, le Net est presque incontournable. 90% des sondées sont raccordées, dont moins de 1% via un accès sans abonnement.
Là aussi, l’ADSL s’est imposé sur le RTC (réseau téléphonique commuté), dont la part passe de 23 à 6%, et les liaisons spécialisées qui restent stables à 9%.
La Vie Eco – Vendredi 19 Mai 2006
