Pourquoi un recruteur sur trois envisage de changer de métier

Selon un récent sondage, les recruteurs en entreprise dépriment... Un tiers d’entre eux veulent carrément quitter le métier à cause des "difficultés" qu’ils rencontrent à l’exercer. Comment expliquer cela ?

Lire aussi : La To-Do-List pour bien relancer les recrutements en septembre

La faute au marché de l'emploi

De fait, les sondés citent 3 difficultés qui rendent leur métier complexe :

  • Le manque de candidats qualifiés (44%)
  • Les rémunérations peu attractives pour les candidats (40%)
  • Le décalage entre les attentes des managers et la réalité du marché (31%)

La faute aux entreprises elles-mêmes

A ces difficultés externes, s’ajoutent les obstacles internes. À commencer par le manque de moyens. Les sondés citent 3 difficultés liées au sous-investissement :

  • La difficulté à bien évaluer les candidats faute d’outils adéquats et de temps (46%)
  • Le manque de moyens humains (27%)
  • Un processus de recrutement trop long ou trop complexe (27%)

Un métier sous-équipé

Le quotidien du recruteur est dépeint par les sondés comme "compliqué, avec des phases chronophages lors des tris de candidatures, de la présélection des CV, la rédaction des annonces " commente Fatine Dallet, directrice exécutive de PageGroup qui cosigne l’étude."Ils estiment qu’ils ne font pas ce métier pour effectuer ces actions répétitives".

Un métier en manque de reconnaissance

Recruteurs et dirigeants divergent sur leur vision du métier. Si 98% des dirigeants estiment le rôle du recruteur stratégique dans l’entreprise, 38% des recruteurs considèrent que leur rôle n?a pas beaucoup évolué et 20% qu?il a perdu en importance…

Ultime indice du déni des employeurs, l’étude signale que « 70 % des dirigeants sondés considèrent le risque de démission des recruteurs comme faible »… Alors qu’un sur trois a déjà envisagé de quitter son entreprise.